young adult

  • King of Scars

    Lu en anglais!

    Autrice : Leigh Bardugo

    Genre : Fantasy YA

    Résumé :

    «  Aux yeux de tous, Nikolai Lantsov, roi de Ravka, a tout pour plaire : jeune, charismatique, il est le héros de la guerre civile qui a déchiré le royaume.

    Installé depuis peu sur le trône, Nikolai doit pourtant faire face à une nouvelle menace : des forces ennemies semblent bien décidées à envahir le pays, dont les frontières sont affaiblies, et les coffres vides. Nikolai doit donc trouver un moyen de rétablir les finances, forger de nouvelles alliances et renforcer son armée de Grishas, cette élite magique qui a tant souffert de la guerre civile.

    Or, la plus grande menace pour le royaume n'est autre que le roi en personne ! Victime, pendant la guerre civile, d'une terrible malédiction, Nikolai se transforme presque chaque nuit en une monstrueuse créature que seuls quelques Grishas semblent pouvoir contenir.

    Hélas, les ténèbres qui habitent le jeune monarque sont de plus en plus fortes, et Nikolai craint de devenir un monstre pour toujours.

    Résolu à combattre le mal qui le ronge, il décide de partir en quête de réponses dans un lieu où règne la plus sombre des magies.. »

    __________________________________

    Avis : Ce 1er tome est un bonne lecture qui mélange l’ambiance de Grisha et le style de Six of Crows.

    Points positifs :

    Premier gros point positif de ce livre : il a le mérite d’être le seul à avoir le POV de Nikolai. C’est suffisant comme explication ou je développe ? Bon allez, je développe un peu pour les personnes qui n’ont pas eu la chance de rencontrer Nikolai dans toute sa gloire. Attention, dans 3… 2… 1… Nikolai est beau.

    Quoi ? Ce n’est toujours pas assez? Ah oui, c’est vrai. 90% des hommes dans les romans sont canons à en faire baver les filles/les mecs. Donc je suppose que le fait qu’il soit drôle, sarcastique, intelligent, charmant, persévérant et très fort pour la parlotte (c’est un roi l’air de rien) ne suffit pas à le différencier des 10 000 autres hommes dans les YA. Bon… Je vais devoir sortir ma dernière carte : c’est un excellent chien de garde. Ah oui, dents acérées, paire d’ailes qui le fait voler à une vitesse pas trop mauvaise et surtout longue distance, un physique quand même pas si ingrat que ça, jolie paire de yeux aussi, très sombre et mystérieuse, et puis le camouflage dans la nuit au top. Excellent chien de garde comme je le disais avant. Après, faut être prêt à sacrifier quelques brebis par-ci par-là. C’est ça ou votre bras… Si après ça, vous ne trouvez pas Nikolai intéressant, je ne peux plus rien faire.

    Sinon, je vous parle aussi de Zoya ? Non, je rigole. Je suppose que vous n’êtes pas là pour lire une dissertation non plus.

    Autre point, j’ai beaucoup aimé les dialogues entre les personnages, tout particulièrement les conversations entre Nikolai et Zoya. Il faut dire que ces deux-là savent jouer sur les mots et ont un humour rempli de sarcasme que j’affectionne beaucoup. Exemple : « “You’re late,” said Zoya. “I’m the king,” said Nikolai. “That means you’re early.”» traduit littérallement par mes soins comme « Tu es en retard » dit Zoya. « Je suis le roi, » dit Nikolai « Ce qui veut dire que tu es en avance ».

    Le petit moment d’anglais finit, je dois également vous parler de l’écriture de Leigh Bardugo. Cette autrice possède une plume qui rend son récit rapide et facile à lire malgré les informations assez denses. J’ai tout bonnement tourné les pages à une vitesse fulgurante. Sacré pageturner.

    Si vous aviez peur que l’univers du Grishaverse reste semblable à celui que vous avez découvert durant toute une trilogie entière, rassurez-vous, j’ai une bonne nouvelle. En effet, l’autrice développe encore plus le world-building et nous offre aussi un petit moment sympa avec des SpoilerSaints. Oui, rien que ça. On apprend que les limites fixées aux pouvoirs des Grishas ne sont peut-être pas si restreintes que ça et que surtout, il serait aussi temps de mettre à jour le système d’éducation.

    Quant à l’intrigue, elle est remplie de 10% de politique, 30% d’enquêtes, 40% d’action et de 5% de bons retournements de situation. J’avoue avoir deviné quelques unes mais ces plot twists restent malgré tout plaisantes. Et pour ceux qui se demandent où sont passés les 15% restants, ils représentent les moments où j’étais tellement captivée par ma lecture que je n’ai pas eu le temps de procéder les informations.

    Petit mot concernant Isaak, nouveau personnage qu’on rencontre dans King of scars. C’est quelqu’un de fondamentalement bon, courageux et attachant. Franchement, je suis contente de l’avoir découvert. Et sa romance avec SpoilerMayu est juste trop mignonne. SpoilerRoméo et Juliette de William Shakespeare? Pardon, je ne connais que Isaak et Mayu de Leigh Bardugo.

    Points négatifs :

    La 1ère partie du roman est assez lente. Le rappel des différents éléments du Grishaverse ne m’intéressait pas vraiment puisque je le connaissais déjà grâce à Grisha et Six of Crows. Quant au côté politique, malgré le fait que sa présence ajoute une touche de réalisme, je ne peux pas dire qu’elle m’a intriguée non plus.

    De même, malgré le fait que je sois vraiment heureuse de revoir Nina, son point de vue ne m’a pas intéressée plus que ça. L’enquête est lente, stagne un peu même et à mon avis, ne sert qu’à couper le rythme du livre.  

    Dernier point, je n’apprécie pas forcément le dernier retournement de situation. Je sais que d’autres ont sûrement crié sur tous les toits leur joie mais je ne fais malheureusement pas partie de ce groupe. SpoilerHonnêtement, je préférais le Darkling en cendres et bien mort. Voilà, c’est dit. Je me le suis tapper pendant trois tomes, je ne tenais pas à le retrouver de sitôt. Le Darkling, c’est un peu comme une chausette trouée que j’ai perdue et que je ne comptais pas revoir.

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    En conclusion, j’en attends beaucoup du second tome et j’ai juste très hâte de retrouver Nikolai et Zoya ainsi que tous les autres personnages qui ont réussi à se creuser un petit nid dans mon cœur de lectrice.   

    Alex

  • Skyward : Claim the stars

    Ce livre n’est disponible qu’en anglaisCoup de coeur 2

    Auteur : Brandon Sanderson

    Genre : Science-fiction

    Résumé: « Spensa's world has been under attack for decades. Now pilots are the heroes of what's left of the human race, and becoming one has always been Spensa's dream. Since she was a little girl, she has imagined soaring skyward and proving her bravery. But her fate is intertwined with her father's--a pilot himself who was killed years ago when he abruptly deserted his team, leaving Spensa's chances of attending flight school at slim to none.

    No one will let Spensa forget what her father did, yet fate works in mysterious ways. Flight school might be a long shot, but she is determined to fly. And an accidental discovery in a long-forgotten cavern might just provide her with a way to claim the stars. » (Delacorte Press)

    Avis : Ce livre est une de mes lectures préférées de cette année 2018. Je suis encore immergée dans l’univers rien qu’en pensant à Skyward. Un joli coup de cœur avec en plus, une couverture magnifique (que ce soit la version américaine ou anglaise).

    Tout d’abord, il faut préciser que la science-fiction n’est pas un genre que je lis souvent mais je tiens à y remédier. L’univers est incroyable et bien construit.  Je ne peux pas dire qu’il est très original mais on peut pardonner facilement cela. Le milieu où évoluent les personnages est un peu clos malheureusement - pour un livre avec des vaisseaux spatiaux - dû à la barrière de déchets qui entoure la planète mais les limites vont sans doute s’élargir dans le deuxième tome.

    L’intrigue exploite d’ailleurs très bien l’environnement. Elle paraît assez simple au premier abord – notre protagoniste veut devenir pilote, entre dans une école mais elle rencontre des obstacles – le scénario qui ressemble à tous les autres. En effet, j’avais deviné une partie des événements mais le retournement de situation Spoiler→à propos de la trahison du père de Spensa, je ne m’y étais pas attendue. J’ai été donc agréablement surprise par la tournure que prenait cette affaire. Finalement, plus on avance dans l’histoire, plus l’intrigue, très bien exécutée, se remplit de rebondissements et vers la fin, l’histoire se complexifie et promet une aventure encore plus incroyable. En plus de promettre de grandes choses, la fin s’arrête un peu en cliffhanger ce qui me tue puisque Starsight, le second tome ne sortira qu’en novembre 2019 à peu près. De quoi me frustrer un peu quand même !

    PS : Je n’ai jamais vu autant de fois le mot « scud » et autres mots de la même famille dans un livre. C’était limite un orchestre de « scud » et de « scudding ». Je précise que dans Skyward, ce mot est un gros mot mais dans la réalité, ça ne l’est pas.

    Les personnages dans ce livre sont vraiment attachants. Des personnages qui n’ont pas que des qualités et même plutôt des défauts. Et pourtant, grâce à ces défauts, on va les voir évoluer et grandir et c’est quelque chose que j’adore observer dans les romans. Je me suis attachée à eux, je m’intéressais à leur histoire et j’ai apprécié passer mon temps avec eux.  Les personnages sont bien travaillés et surtout la protagoniste. Spoiler→J’aurais apprécié néanmoins que l’auteur ne tue pas autant de personnages mais bon, leur mort était nécessaire… mais quand même !

    En parlant de protagoniste, Spensa alias Spin est notre protagoniste et elle est très bien écrite. Je me suis laissée prendre dans ses émotions, je voulais autant savoir qu’elle sur la trahison de son père, j’étais tout bonnement impliquée dans ce qu’elle vivait. J’ai eu de la peine pour elle en ce qui concerne le traitement qu’elle subit à cause des supposées actions de son père. Spensa a du caractère et heureusement, parce que sans ça, elle ne serait pas allée très loin. C’est un personnage qui, cependant, possèdes des côtés un peu moins glorieux comme son caractère belliqueux et ses préjugées. C’est une fille qui agit avant de réfléchir en gros. Mais elle évolue tout au long du livre et j’ai juste adoré la voir changer et apprendre de ses erreurs. J’admire même sa volonté sans limite.

    Quant à Jorgen alias Jerkface, au début, je ne l’aimais pas – comme Spensa d’ailleurs – à cause de son air hautain et autoritaire. De plus, il n’est pas non plus le plus sociable de tous. Mais j’ai tout de suite senti qu’il avait du potentiel et je n’avais qu’une envie : savoir comment Sanderson allait le développer. Eh bien, je n’ai pas été déçue puisque c’est l’un de mes personnages favoris. Il a un côté protecteur – en tant que flightleader surtout – mais aussi réfléchi qui compense le caractère fonceur de Spensa. Il y a de la profondeur dans son personnage; Spoiler→on apprend qu’il n’a pas forcément de liberté – que ce soit dans ses choix ou/et dans son avenir – ni la possibilité d’être heureux comme il le voudrait. Jorgen n’est pas doté d’un talent incroyable pour se faire aimer et respecter mais il essaye, il travaille dur pour faire correctement son rôle. Il a des responsabilités qui pèsent lourds sur lui et pourtant, il ne recule pas mais se dévoue à les porter. Il fait attention aux autres, c’est juste qu’il est maladroit et ne sait pas forcément comment le montrer. J’espère que dans le second tome, son personnage sera encore plus développé parce qu’il a du potentiel – je me répète, je sais.

    Enfin, il faut absolument que je parle de M-Bot alias le vaisseau que Spensa trouve dans une grotte et il parle. Et quand il parle, j’ai envie de le prendre dans mes bras – ce qui risque d’être difficile parce que de 1, c’est un vaisseau qui fait dix fois ma taille et de 2, c’est un personnage de fiction. Mais il est juste trop drôle et trop chou. Il est sûrement le seul personnage comique mais philosophique. Il joue un rôle dans les réflexions de Spensa mais M-Bot a cependant le droit à un développement : Spoiler→de machine à un peu moins machine. Comme il l’explique, il ne ressent pas d’émotions à proprement parlé, il ne fonctionne qu’avec des programmes lui permettant d’interagir avec les humains. Spoiler→Mais petit à petit, je sentais qu’il commençait à se faire une personnalité/ volonté propre qui n’a rien à voir avec des codes ou des formules. Et puis j’étais tellement triste quand il s’était désactivé, sûrement encore plus que Spensa. Du coup, quand il est revenu la sauver vers la fin, j’étais euphorique.

    Je ne parlerai pas en détail des autres membres du groupe mais ils sont tous vraiment adorables et permettent à Spensa de trouver ses marques et d’évoluer. Surtout Rig qui est LE personnage permettant à Spensa de se questionner sur les notions de « lâcheté » et de « bravoure ». Il est très mature et j’ai espoir que dans la suite des événements, Rig aura droit à son propre développement.

    Un dernier point avant la fin : La romance ! Et oui, il y en a. Même si cela ressemble davantage à un début de romance. Mais le cours de l’intrigue et l’évolution des personnages laissent présager une romance pour la suite entre Spoiler→Jorgen et Spensa ! Avec les moments mignons et romantiques auxquels ils ont eu le droit – Spoiler→je parle du câlin surtout, on ne peut que supposer que le couple se réalise. Et je suis déjà prête à fangirler !

    En conclusion, Skyward a été une belle lecture pour moi qui m’a permis de revoir les limites ambigües entre la lâcheté et l’héroïsme tout en lisant une histoire attrayante et remplie d’actions. Je ne me suis pas ennuyée une seule fois. Je recommande à toutes les personnes qui peuvent lire en anglais ce livre et conseille surtout de ne pas avoir peur de sortir de sa zone de confort.

    Alex

  • Girls of Paper and Fire

    Ce livre n’est disponible qu’en anglais

    Autrice: Natasha Ngan

    Genre: Fantasy

    Résumé: “In this lush fantasy, Lei is a member of the Paper caste, the lowest and most oppressed class in Ikhara. She lives in a remote village with her father, where the decade-old trauma of watching her mother snatched by royal guards still haunts her. Now, the guards are back, and this time it's Lei they're after--the girl whose golden eyes have piqued the king's interest.

    Over weeks of training in the opulent but stifling palace, Lei and eight other girls learn the skills and charm that befit being a king's consort. But Lei isn't content to watch her fate consume her. Instead, she does the unthinkable--she falls in love. Her forbidden romance becomes enmeshed with an explosive plot that threatens the very foundation of Ikhara, and Lei, still the wide-eyed country girl at heart, must decide just how far she's willing to go for justice and revenge.” (Goodreads)

    Avis: Je remercie tout d’abord Fairyloot pour m’avoir fait connaître ce livre ! Girls of Paper and Fire a été une très bonne lecture. Une pépite qui doit au moins être reconnue pour avoir aussi une très belle couverture.

    Plus sérieusement, ce roman, malgré le fait que ce soit un Young Adult qui est en général un genre un peu moins lourd, aborde des sujets sérieux, souvent violents et matures comme par exemple : le viol, la manipulation, la violence physique et psychologique, etc. Il est donc nécessaire de savoir, avant de le lire, que la sensibilité de certaines personnes ne convient pas à ce genre de livres. Mais le fait que ces thématiques graves ont été abordées m'a permis d'apprécier davantage cet écrit puisque ce côté dur et réaliste est ce que j'ai aimé le plus.

    Maintenant, parlons du contenu. Eh bien j’ai envie de dire que c’est du lourd ! Il y a bien sûr quelques petits reproches que je pourrais faire mais il y a surtout de très bons éléments.

    Premièrement, l’univers est inspiré de la culture asiatique. Plus vers la culture japonaise / chinoise mais je n’en suis pas sûre. Si je dis que cet univers est plutôt inspiré du Japon et de la Chine, c’est parce que le fonctionnement de palais interdits est comparables à ceux des palais impériaux qui se trouvent dans ces pays. Cependant, je ne sais pas si dans d’autres royaumes ce système existait aussi donc je me suis basée sur ces deux empires uniquement. J’ai donc trouvé cela très intrigant. En tout cas, rajouté à ça la fantasy et c’est parti pour la création d’un monde aussi beau que cruel. La politique est présente bien que mineure. Pour être tout à fait exacte, on ne découvre que peu le monde qui entoure ce palais où se trouvent les Paper Girls (Lei et les 8 autres filles sont des Paper Girls) et le roi. Il y a d’ailleurs une carte au début du livre pour mieux visualiser le palais.

    Deuxièmement, les personnages sont bien construits, la plupart en tout cas. Le personnage de Lei m’a particulièrement plu ainsi que son développement. Je la trouvais parfois peu compréhensive même si elle avait de quoi se fâcher (Spoiler→surtout quand elle se disputait avec Aoki à propos du roi) mais elle est surtout extrêmement courageuse, elle est capable de se rester humble et de se remettre en question et je l’admire beaucoup. Quant à Wren, c’est un personnage que j’attends de découvrir davantage dans les prochains tomes. Je suis, cependant, déjà heureuse de voir à quel point elle Spoiler→aime Lei et qu’elle fait tout pour la protéger tout en s’occupant de ses propres problèmes. Le roi démon… J’ai envie de le tuer et d’ailleurs, je ne comprends pas comment il peut rester vivant Spoiler→alors qu’on lui a quasiment trancher la tête. Voilà… Et puis, je ne vais pas parler de tous les autres personnages mais s’il y en a bien un que j’ai aimé, c’est Zelle. Elle est juste hyper charismatique. Spoiler→J’ai vraiment été choquée quand elle s’est fait tuer !

    Et enfin, l’intrigue m’a beaucoup plu. Il y de l’action mais le développement n’en est pas affecté. En plus, les rebondissements sont présents. Ce livre se lit vite, tellement il est bien (après c’est personnel, ce n’est pas le cas de tout le monde). La fin m’a cependant mise KO. Comment je peux accepter cela ? Juste, c’est horrible de faire ça à des lecteurs ! Spoiler→Je voulais le roi mort et point final. Mais non, ça aurait été trop bien. Malgré cette grande frustration, j’attends avec impatience la suite et il me tarde de plonger à nouveau dans l’ambiance spéciale de ce roman !

    Alex

  • Magnus Chase et les dieux d'Asgard : l'épée de l'été

    Auteur: Rick Riordan

    Genre: Fantastique

    Résumé: « Mon nom est Magnus Chase. Je suis orphelin. Je vis à la dure, dans les rues de Boston. Et les choses sont sur le point d'empirer. Je dormais sous un pont quand un type m'a réveillé d'un coup de pied en hurlant "ils sont à ta recherche !". Quelques instants plus tard, j'étais avec mon oncle détesté qui m'a annoncé l'air de rien que mon père, disparu il y a bien longtemps, était un dieu nordique. Rien de plus normal... En plus, il parait que les dieux d'Asgard se préparent à la guerre. Si je ne parviens pas à trouver l'épée que mon père a perdue il y a deux mille ans, ce sera la fin. La fin du monde pour être exact. Cette histoire raconte ce qui va se passer dans ma vie, juste après ma mort... » (Wiz/ Albin Michel)

    Avis: Ce roman est le premier tome d’une des séries de Rick Riordan et je me rappelle à quel point j’ai adoré Percy Jackson donc comment ne pas avoir de grandes attentes pour Magnus Chase ? Et heureusement, ce livre a rempli son rôle.

    L’intrigue n’est pas très complexe. En gros, il suffit d’arrêter la fin du monde aussi appelé le Ragnarök. Rien que ça… En vérité, ce que j’appelle par une intrigue peu complexe est une intrigue où je trouve qu’il n’y a pas vraiment de rebondissements. C’est vrai que je donne mon avis qu’après ma deuxième lecture ce qui peut expliquer pourquoi je n’ai pas été étonnée par les quelques révélations. Et puis c’est sans doute assez prévisible pour la plupart des lecteurs (bien que je ne fasse pas partie de ce groupe). Cependant, le rythme est là, il y a de l’action et on sent l’ambiance épique qui ressort de ce roman.

    Aussi, j’ai adoré Magnus, surtout pour son humour. Il ressemble à Percy Jackson sur ce côté-là et comme j’aime l’humour de Percy, et bien j’aime le sien. Ses deux camarades Hearthstone et Blitz sont adorables. Ayant déjà lu le 2ème tome, je sais qu’ils possèdent tous deux un passé qui les rend encore plus attachants surtout Hearthstone. Quant à Samirah, je reste encore mitigée. Je ne sais pas si je l’apprécie ou non mais je sais que je l’admire pour son courage. Le fait qu’elle obéisse toujours à quelqu’un (en l’occurrence Spoiler→Odin) me laisse cependant quelque peu réticente à l’aimer entièrement. J’ai bien aimé aussi ses colocataires de l’étage 19, j’ai hâte d’en savoir plus sur eux.

    Enfin, à part l’intrigue et les personnages, Magnus Chase  possède également un univers inspiré de la mythologie nordique et je suis fan des mythologies en général. Je ne sais pas si c’est exactement vrai ou si l’auteur a modifié certains détails mais l’exactitude (ou non) des informations ne m’affecte pas plus que ça. C’est notamment grâce à cette série que je me suis intéressée à cette mythologie que je ne connaissais avant que grâce aux films Thor, pour vous dire mon niveau de connaissances dans le domaine. Je suis donc reconnaissante et suis vraiment heureuse d’avoir laissé une chance à ce livre surtout que je ne savais pas, quand je l’ai acheté, qu’il était de Rick Riordan.

    En conclusion, il faut laisser une chance à ce roman qui, malgré sa relative simplicité, peut tout de même charmer. Et puis quand je vois la couverture toute brillante, je ne peux pas m’empêcher de l’avoir dans ma bibliothèque.

    Alex

  • Seafire

    Ce livre n’est qu’en anglais

    Autrice : Nathalie C. Parker

    Genre: Fantasy

    Résumé: “After her family is killed by corrupt warlord Aric Athair and his bloodthirsty army of Bullets, Caledonia Styx is left to chart her own course on the dangerous and deadly seas. She captains her ship, the Mors Navis, with a crew of girls and women just like her, whose lives have been turned upside down by Aric and his men. The crew has one misson: stay alive, and take down Aric's armed and armored fleet.

    But when Caledonia's best friend and second-in-command just barely survives an attack thanks to help from a Bullet looking to defect, Caledonia finds herself questioning whether or not to let him join their crew. Is this boy the key to taking down Aric Athair once and for all...or will he threaten everything the women of the Mors Navis have worked for?” (Razorbill)

    Avis: Ce livre est une première pour moi dans les histoires de pirates. Je suis encore une newbie dans le domaine, on peut le dire. J’ai lu ce livre avant To kill a kingdom (que je vous invite à lire). Du coup, ce livre est vraiment le début de ma visite au pays des pirates.

    J’ai 3 points dont j’ai envie de parler dans cette chronique : les personnages, l’univers et le principal défaut que je reproche à ce livre.

    Tout d’abord, nos très chers personnages. Premièrement, j’aime beaucoup la solidarité entre les filles. J’envie cette connexion qu’elles ont entre elles. Les filles du Mors Navis sont toutes différentes à leur manière et pourtant, il s’échappe une harmonie, un équilibre. J’ai même envie de dire que sans ça, pas d’équipage. Je trouve d’ailleurs intéressant la « hiérarchie » à bord du navire.

    • Caledonia (protagoniste principale) est le capitaine. De ce fait, elle doit faire preuve d’autorité. Mais après avoir lu le roman, j’avais plus l’impression que le « vrai capitaine » est Pisces (bras-droit) et au passage, le reste des autres filles. Caledonia porte tellement d’importance à son équipage qu’elle ne prend jamais de décisions pour elle (à part à la fin). Elle essaye de ne de pas dépendre des autres mais je pense qu’elle doit se laisser aider parce qu’elle va se faire écraser sous la pression. Bien sûr, je la trouve très courageuse, très responsable. On sent sa culpabilité tout le long de l’histoire et je comprends pourquoi. Ses choix et son caractère résultent directement de l’accident et je trouve ça logique qu’elle finisse par se noyer dans sa rage et ses préjugés même si elle exagère des fois. Je me demande même si elle ne va pas d’ailleurs craquer dans les prochains tomes.
    • Pisces est une personne très importante pour Caledonia mais je la trouve lisse, fade comparé à d’autres filles. Cependant, je la trouve quand même beaucoup plus sensée et réfléchie que Caledonia. J’espère que son personnage sera davantage développé plus tard.
    • Lace est un personnage auquel je n’ai pas eu le temps de m’attacher. Je trouve pourtant que Spoiler​​ sa mort   était indispensable pour que l’histoire avance. En soit, l’intrigue n’est pas incroyable. Sauver les membres de la famille du protagoniste n’est pas forcément palpitant surtout si on ne s’attache pas au membre de la famille en question. Pour moi, c’est vraiment Lace et  les conséquences de son départ qui rend l’aventure intrigant. Spoiler→Jusqu’à la fin, on sent sa présence que ce soit dans les souvenirs, les regrets ou le deuil. La mort de Lace a été un coup de boost pour Caledonia.
    • Pour ceux qui pensaient qu’il y aurait du LGBTQ quelque part dans ce livre, je leur conseille de ne pas trop espérer. Il y a effectivement bien un couple de lesbiennes mais on ne les voit quasiment pas ensemble donc bon. Au cas où vous seriez curieux de savoir qui est concerné : Spoiler→Hime et Amina.
    • Redtooth, le personnage que j’appréciais le plus je pense. Je l’adore surtout pour son sens de l’action mais j’ai aussi aimé voir le soutien qu’elle apportait à tout le monde. Spoiler→Et c’est pour tout cela… Que je n’étais ABSOLUMENT pas préparée à sa mort. Si ce n’est pas l’ordure du livre qui meurt, c’est mon personnage préféré.

    Deuxièmement, l’univers promet. J’ai été particulièrement fascinée par l’endroit nommé « the Drowning Lands ». J’ai vraiment envie que le monde dans lequel nos protagonistes voyagent soit approfondi. J’espère que dans les prochains livres, l’autrice nous montre davantage d’endroits. 

    Troisièmement et finalement, le défaut que je reproche au livre est la romance. Ce roman aurait très bien pu se passer de la romance. Pas de problème si elle avait été bien construite mais là, ce n’est pas le cas. La romance arrive sans « préparations » et donne l’impression d’être forcée et pressée. C’est passé de haine sidérale à amour passionné en quelques pages et à cause de ça, je ne vois pas vraiment l’avantage. Je trouve aussi que ce qui a rendu cet amour un peu difficile, c’est qu’on ne connait quasiment rien d’Oran. Oui, c’est avec lui qu’il y aura une histoire d’amour. Et donc, je ne me suis pas attaché à lui, ce qui n’a pas aidé.

    En conclusion, ce livre est prometteur mais possède tout de même des défauts. J’en attends pas mal de la suite !

    Alex