La Comédie

ComedieDéfinition :  Destinée à faire rire en dépeignant les travers et le ridicule des caractères et des mœurs d’une société. 

1•Quelle est son origine ? Son histoire ? 

      Les premières comédies ont été écrites au Ve siècle av. J.-C., dans la Grèce antique. La comédie (kômôdia en grec) a une origine religieuse : elle est née des fêtes populaires qui dans la Grèce antique, étaient données chaque année en l’honneur de Dionysos, le dieu de la vigne et du vin. Lors de ces fêtes, des groupes de gens travestis et maquillés défilaient dans les rues en criant des plaisanteries grossières, accompagnées de gestes obscènes, et en se livrant à toutes sortes de folies et d’extravagances. Ces fêtes du rire ont été peu à peu disciplinées et organisées : le spectacle a quitté la rue pour rejoindre la scène du théâtre, et il a désormais été confié à des troupes d’acteurs. La comédie était née !

     Peu à peu, la comédie prend une valeur morale : peindre les défauts des gens, et en montrer le ridicule, pour à la fois divertir et enseigner, pour faire rire et pour inciter les gens à s’améliorer. Placere et docere = « plaire et instruire » devient la grande règle du théâtre comique. Au XVIe siècle, la commedia dell’arte fait son apparition. Puis au XVIIe siècle, Molière ainsi dénonce dans ces comédies, divers vices et défauts de ces contemporains. Elle s’affranchit peu à peu des codes imposés au théâtre, même si la structure en cinq actes est encore d’actualité dans certaines pièces de Molière. À cette époque, la grande comédie, qui s’attache à décrire des caractères particuliers, avec une vraie profondeur psychologique. La comédie pour se rehausser et mériter l’estime s’écrit même en vers et en beau langage.

     Cette comédie se trouve de plus en plus subtile et sophistiquée, et triomphe au XVIIIe siècle avec Marivaux, auteur qui s’attache à peindre toutes les délicates nuances de l’amour naissant. Les rôles de comédie ne sont plus des « types » de caricatures incarnant un défaut majeur, mais deviennent des personnages décrits minutieusement. On retrouve ces personnages complexes, au XIXe siècle, dans la comédie romantique, avec en particulier Alfred Musset. Mais les auteurs romantiques, dans leur ensemble, délaissent la comédie au profit du drame.

       La comédie se transforme alors en genre mineur, en théâtre de boulevard, et en vaudevilles, qui le plus souvent raconte pour un public populaire, des histoires d’adultères bourgeois. Au XXe siècle, la nation de genre tend à disparaître : plus de séparation nette entre comédie, drame et tragédie. Samuel Beckett, dans « En attendant Godot » (1953), fait rire par des situations et des personnages absurdes, tout en soulignant les thèmes sérieux de l’absence de Dieu, du vide de nos vies minuscules, du pathétique de la condition humaine.

2•Comment reconnaitre la comédie ? 

     Au théâtre, on appelle comédie le genre comique qui oppose au mot tragédie, et qui désigne le genre tragique. Au contraire de la tragédie, genre « noble » qui met en scène des rois, des reines et des princes, la comédie montrent des personnages ridicules et risibles, issus du petit peuple, et représentatifs de la vie quotidienne dans les rues des villes. Dans une atmosphère de farces, la comédie permet toutes les fantaisies sur scène, danses grotesques, acrobaties et clowneries. Les acteurs représentent des personnages issus de différents milieux sociaux (esclaves, courtisanes, amants…) facilement reconnaissables à leurs costumes et à la couleur de leurs perruques. Elle a pour but de corriger les mœurs par le rire : « castigat ridendo mores ». Le dénouement est toujours heureux : les méchants sont punis, les bons récompensés. Les personnages sont, pour la plupart, issus de milieux bourgeois, ce qui transparaît dans leurs préoccupations : l’argent, la santé… Le souci de vraisemblance est presque toujours respecté.

Le registre comique : Est celui qu'on trouve dans la comédie. Ce registre est par définition ce qui provoque le rire. Il n’est pas propre au théâtre. Le comique naît d’un effet de décalage, de situations étonnantes et d’un effet de répétition. Il y a 5 types de comiques : le comique de langage (jeux sur les mots, quiproquos), le comique de caractère (le personnage est caricatural), le comique de mœurs (on critique le ridicule des mœurs de l’époque), le comique de situation/d'intrigue (la situation fait rire), le comique de gestes (gestuelle faite rire).
On trouve d'autres procédés comme : l’ironie, la satire, la parodie, la caricature, burlesque, la farce…

3•Vos avis, vos lectures...

Et vous que pensez-vous de la comédie ? En avez-vous déjà lu ? Si oui, quel est le livre ? 
Mon Avis- Maë : Je ne suis pas une grande lectrice de la comédie, comme les livres de Molière.J'ai plus de plaisir à les voir au théâtre que à les lires. Par contre, je préfère quand la comédie est mélangé avec un autre, exemple : tragi-comédie→Cyrano de Bergerac de Edmond Rostand. Où que je la trouve dans des romans d'aventure, d'action...ça allège l'histoire et rend les personnages plus humains et attachants.

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 27/09/2018

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