Naples

Introduction

      Même si, aujourd'hui, c'est plutôt l'image de la Mafia qu'elle évoque, l'ancinne capitale du royaume des Deux-Siciles a longtemps fait rêver les écrivains du monde entier. De Stendal à Elena Ferrante, en passant pas Oscar Wilde. Est-ce du cynisme ou de la lucidité ? Se retourneraient-ils dans leur tombe, tous ceux qui ont chanté et aimé la beauté de cette baie surveillée par le Vésuve, ouverte sur la mer Tyrrhénienne et protégeant la ville ? Naples, c'est la fange et le sublime, les bas-fond et la splendeur. On la célèbre autant qu'on la dénonce. Son image oscille entre ses deux pôle, auquels vinrent s'abreuver tour à tour les écrivains fascinés qui la parcourent. 

Naples et les auteurs

Napes      C'est une ville qui contient un passer historique très chargé au fils du temps. À une période, sa seule rivale était Paris. En 1778, le brillant libertin Vivant Denon écrit un Voyage au royaume de Naples, qui ne sera publiés qu'en 1999. Puisant à la légende, il arpente une cité où règnent autant de fantômes des disparus que ses contemporains. La ville enthousiasma aussi le marquis de Sade. Pendant cinq mois, de janvier à mai 1776, guide cultivé et mordant, l'écrivain se grisa de ses trésors et de la splendeur de sa baie. A-t-il été tenté d'y rester ? Il en aura pas le loisirs, la justice le rappelant en France. Naples apparaîtra dans l'Histoire de Juliette, qui sera punlié en 1797. Quand à Stendhal, il la prend comme l'un des sujets du premier livre qu'il publie sous son peudonyme Henri Beyle, Rome, Naples et Florence, publié en 1826. Lamartine pour sa part, y trouvera le bonheur et fixera les traits de la Naples romantique dans Graziella. Il a aussi le grand Alexandre Dumas, qui prendra Naples comme cadre d'une histoire passionnée, celle de La San Felice, l'histoire se déroule à l'époque du renversement de la monarchie Bourbons de Naples. L'écrivain voyageur reviendra à Naples, dans Le Corricolo pour y dépeindre une ville bouillonnante. Ville qui inspira la célèbre féministe Susan Sontag pour un roman historique, L'Amant du volcan, librement inspiré de la vie de Sir William Hamilton, ambassadeur britanique et de sa femme Emma, maitresse de l'amiral Nelson. Ce bonheur, Oscar Wilde l'y chassera en vain à Naples. En septembre 1897, un ans après sa sortie de prison, réconcilié avec son amant Alfred Douglas, il se rend à Naples avec lui et vit à la villa Guidice. Mais en décembre, leur deux famille leur coupent les crédits, et Douglas repart. Wilde y restera encore trois mois sur place, jusqu'en février, vivant via San Lucia dans une modeste pension, pour ensuite rentrer à Paris. 

     On vient à Naples, mais on n'y reste pas toujours, les îles Capri et Ishia, attirent aussi les écrivains. Tout comme le fait Pompéi, cité ravagé. Pline le Jeune avait déjà en 79 après J.C. raconté dans deux lettres célèbres l'éruption du Vésuve et la mort de oncle venu de trop près voi la catastrophe. Corinne et Lord Nevil commencent aux ruines de Pompéi leur voyage en Italie dans le roman Corrinne de Madame Staël en 1807. Théophile Gautier s'intéresse aux visiteurs du site antique et y installe une nouvelle fantasstique, Arria MarcellaDominique Fernandez qui dirigea l'institut française de Naples, a signé l'un de ses meilleurs livres avec Poporino en 1973. On oublie souvent que Blaise Cendrars passa deux ans de son enfance à Naple, dans le quartier du Vomero. Dans son livre Bourlinguer, le chapitre curieusement intitulé "Gênes" est consacré à cette periode, dans une belle maison à la limite des quartiers populaires de la ville, et à ses contacts avec les gamins des voisins, que fascinait le tombeau de Virgile.

     L'annonce des désastres écologique qui nous menacent à sucité de nombreux livres. Les plus notables est le Pommpéi de Robert Haaris sortit en 2003. Cette image de splendeur esthétique et de fascination du passé bascule au XXe siècle. Jean-Paul Sartre sera l'un des premiers à voir en 1932, le Naples facciste et l'appréciera peu. Il en ramenera une nouvelle, Dépaysement, qui jugera ratée et ne l'inclura poas dans son recueil Le Mur. Il raconte la journée d'un touriste français,  qui s'ennuie et découvre les quartiers populaires, le tout dépeints avec une hargne dégouté. Bien sûr, c'est aussi le pouvoir corrupteur du fascisme qu'il dépeint, tout comme Curzio Malaparte racontera dans La Peau, en 1949, la corruption et le désespoir des Italiens face à la naïveté des soldats américains.

L'image de Naples dans les livres

     Dans un premier temps, il fut souvent associer au romanesque et à son côté historique, comme on l'a vue au dessus. Mais depuis, le Naples littéraire est, en tout cas de nos jours, associé à cette image de ville mafieuse, image que mette en avant en avant aussi quelque passage de la saga L'amie prodigieuse d'Elena Ferrante, au succès colossal. La Camorra, dont le nom apparaît dès 1900 dans un roman d'Hugues Rebell. Gomorra qui a inspiré une série du même nom, est l'implacable document littéraire que le journaliste Roberto Saviono consacra à la Camorra napolitaine en 2006. Depuis, malgré les menaces de morts de la Mafia, l'auteur a creusé le filon : un autre document et deux romans.  

Saviano a-t-il voulu modifier l'image romanesque de Naples ? 

     Le grand écrivain du lieu aujourd'hui est Erri De Luca. Usant souvent du dialecte napolitain, il a donné au Naples populaire une vois à part, ni émerveillée ni dénonciatrice, plutôt désireuse de comprendre la singularité qui est aussi celle de sa vie à lui, enfant pauvre de la petite bourgeoisie italienne. Son livre le plus connu porte le nom de son quartier, Montedidio, cette colline qui domine la baie, la plus haute de la ville. 

Date de dernière mise à jour : 07/10/2021

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