Le Steampunk

 1. D’où vient le nom 

   Le terme "Steampunk" désignait initialement des œuvres se déroulant à l’époque victorienne au XIXe siècle. La plupart se passent à Londres dans les prémices d’une société industrielle. Elle a été définie par le journaliste américain Douglas Fetherling, comme un genre qui imagine "jusqu'à quel point le passé aurait pu être différent si le futur était arrivé plus tôt". Ce qui ressemble presque aux sous-genres Uchronie et une imitation d'anticipation de l'époque. Par contre le Steampunk ne s’embarrasse pas de prévisibilité scientifique et il n’a point besoin de point de divergence qui caractérise l’uchronie.
   Le terme a été modelé en réaction à Cyberpunk, où l'on remplace "cyber" par "steam" qui veut dire vapeur en anglais qui symbolise le fer de lance de la technologie de l’époque. Les œuvres se déroulent toujours en d’autres temps ou d’autres lieux, mais qui possède une ambiance d’un XIXe siècle de fantaisie. Le Steampunk est caractérisé par la technologie exagérée de la révolution industrielle : on voit de grosses machineries rutilantes et boulonnées, des roues dentées, bielles, leviers et des machines à vapeur grinçantes et crachotantes… 
   La plupart des récits son inspirer de l‘art gothique, et font des fois intervenir des personnalités célèbres comme des poètes ou des écrivains, voire des personnages fictifs comme Sherlock Holmes, Frankenstein, Dracula, Dr Jekyll & Mr Hyde, Jack l'Éventreur… Il arrive qu’on ajoute des éléments de fantastique de l’époque. Mais on peut utiliser aussi le terme "gaslight romance'' comme synonyme, mais sert exclusivement pour décrire les histoires purement fantastiques qui se passe à l’époque victorienne ayant une ambiance sombre et romantique.

 


2. Apparition du Steampunk 

   Le Steampunk a été forgé à la fin des années 80 par les "pères fondateurs" qui sont au nombre de trois. C’est James P. Blaylock, K.W. Jeter et Tim Powers et sur les trois, c’est Jeter qui a, on peut le dire ouvert le feu en 1979 avec un roman intitulé Morlock Night. En 1982, Tim Powers écrit son deuxième roman dans la littérature steampunk qui demeura encore aujourd’hui comme un chef d’œuvre et un best-seller : Les voies d'Anubis (paru en France chez J'ai Lu). 
   Pour James P. Blaylock, c’est apparu lorsqu’il a écrit en 1986 son roman steampunk intitulé Homunculus (publié en France chez J'ai Lu). Il parle d’un acnéique paranoïaque, un milliardaire dépravé, un savant fou et bossu, une poignée de zombies et un club de gentlemen passionnés de mécanique et de sciences naturelles se disputent une créature minuscule prisonnière d'une mystérieuse cassette parce qu'elle est censée pouvoir abolir les frontières de la vie, de la mort et du temps en cette fin de XIXe siècle où tout paraît possible... L'action se trouve essentiellement à Londres, mais toute ressemblance avec le Londres de l’auteur et celui des livres d'histoire serait purement imprévue... Qui sera bientôt regagné par d'autres auteurs tels que Guy Devenport (The Jules Verne Steam Balloon), Michel Flynn (In the Country of the Blind), William Gibson et Bruce Sterling (La Machine à Différences, Laffont, 1996), Paul Di Filippo (The Steampunk Trilogy), Paul J. McAuley (Pasquale's Angel) ou le très britannique Brian Stableford (Les Loups-Garous de Londres, J'ai Lu).
   Néanmoins, il ne faut pas s’imaginer que le courant steampunk fut mué en vague déferlante, et qu’il remplit dans la littérature imaginaire, sa place dévolue. Exemple : comme au cyberpunk ou à la fantasy. Hélas non, « Le mouvement » (si on peut l’appeler comme ça !) a donné naissance à peu de livres et a tenté très peu d’auteurs. C’est donc un mouvement marginal, mais qui a ses connaisseurs, ses passionnés, ses imitateurs et même des prédécesseurs. On peut se demander par contre quelle est l’influence de ses textes isolés ? 
   On se pose la question, à l’aube des années 80, pourquoi des auteurs ont eu besoin d’écrire de la SF à rebours tout en tournant le dos délibérément à ce qui constitue se genre « LE FUTUR ». Comme se manifeste de nos jours, où le Londres Victorien des origines est grandement délaissé pour d’autres horizons plus ou moins lointains. Car la littérature steampunk apparait comme le mélange harmonieux et fécond de genres hétérogènes tels que le roman historique, le fantastique, la science-fiction, le roman gothique, le roman frénétique et la littérature romantique...
   Le steampunk est né au moment où le futur se montre bouché, ou peu propice au rêve et à la fantaisie. Le présent est terriblement terne et décevant à cette époque, le passé pouvait se manifester un territoire propice à une réécriture fantasmatique où l'extravagance le disputerait à la nostalgie. Donc on peut voir en conséquence le prolongement dans le corpus1 des littératures de l'imaginaire de l'intérêt profond et vivace manifesté par les sociétés occidentales depuis environ deux décennies pour l'histoire. Mais n’oublions pas que le steampunk a été créé au XXe siècle, et que dans cette période le Royaume-Uni est le premier pays industriel au monde.
   Voici des livres Steampunk de nos jours : Le secret de l’inventeur d’Andra Cremer ; Le Protectorat de l'Ombrelle de Gail Carriger ; New Victoria de Lia Habel ; Le Château des étoiles d’Alex Alice ; City Hall de Rémi Guerin (Écrivain) et de Guillaume Lapeyre (Dessinateur) ; Iron Seas de Meljean Brook…

1: C’est ensemble de documents utilisés pour une étude, spécialement pour une étude linguistique. 
 
      
3. Comment reconnaitre le Steampunk 

   Tous les spécialistes de la Science-Fiction sont d’accord pour dire que le steampunk est comme un sous-genre ou voir encore en sous-sous-genre, mêlant les anachronismes créés par l’irruption précoce du progrès technologique à l’époque victorienne à une intrigue de roman d’aventures, mise en mouvement par de téméraires et/ou un très savant gentleman. C’est donc une métafiction2, une techno-fantasy transférer dans un XIXe siècle britannique alternatif. C’est en genre qui ne s'embarrasse guère de rationalité et encore moins de plausibilité scientifique. 
   Le steampunk est défini plus précisément comme une Uchronie, un univers parallèle au nôtre où lequel un événement du passé a été modifié. L’évènement à son tour provoque un changement qui évolue dans toute la société dans une direction opposée à notre univers. Ce changement se passe au XIXe siècle à l’époque victorienne. L’histoire doit se dérouler à Londres principalement où on favorise les machines à vapeur, les mécaniques, des dirigeables, des phonographes, et de nombreuses autres inventions plus futuristes, que Jules Verne n’aurait pas reniés, à l’instar de son Nautilus. Cet environnement donne aux protagonistes des costumes et des manières qui exprimer cette atmosphère si particulière. Dans l’univers steampunk, on trouve différentes innovations futuristes qui gardent cette esthétique propre à l’époque. C’est pas une question de politique ou philosophique, mais de changement d’histoire « et si cela ne s’était pas passé comme ça ? », des enjeux historiques. Mais le plus important est que ça se passe à Londres (même si certains veulent changer « Le secret de l’inventeur d’Andrea Cremer » qui se passe aux États-Unis. » Au XIXe siècle et que c’est une Industrielle exagérer (machine à vapeur, mécanique…). 

2: C’est fiction romanesque destinée à inciter à la réflexion, dont le représentant le plus connu est sans doute Salman Rushdie. Qui est bien à l’opposer, car déjà elle se passe en Amérique, il faut imaginer que la révolution pour l’intendance à échouer. Je trouve l’idée originale et veux en apprendre plus sur cet univers. Je trouve le steampunk intéressant et incroyable. Je me demande à chaque fois comment vont être ces machines mécaniques, ça me fascine. 


4. Vos avis, vos lectures…

   Et vous que pensez-vous du Steampunk ? En avez-vous déjà lu ? Si oui, quel est le livre ? Que savez-vous de cet univers qui vient de la Science-Fiction ? 

 Mon Avis- Maë : 
   J’ai découvert le steampunk dans la série « Le Pretoctorat de l’ombrelle » de Gail Carriger, que j’ai adorée. J’ai une un véritable coup de cœur pour l’héroïne, Alexia ne se laisse pas faire, et l’histoire à un brin d’humour qui fait du bien. J’ai lu aussi son autre série « Le Pensionnat de Mlle Géraldine » qui est plus légère comme série à comparer de la première série, mais tout aussi passionnante.  J’ai lu aussi « Le secret de l’inventeur » d’Andrea Cremer. Ce qui m'attire dans ce genre, et ce coté mécanique, vapeur et cette société Victorienne. C'est déjà une période de l'histoire qui me fascine depuis longtemps. 
                                                          

 Témoignage sur Booknode

 
Mono900 : J'ai lu Le Secret de l'Inventeur, d'Andrea Crémer. C'est le premier roman de ce genre que je lis et j'ai adoré. J'ai beaucoup aimé ce que l'auteure a imaginé. Mais bon, ce qui t'intéresse c'est le steampunk. Oui, j'aime bien. C'est un genre très codifié, qui a ses règles et ses spécificités, mais il permet aussi aux auteurs de donner libre cours à leur imagination. Le steampunk, c'est des rouages, des machines en tout genre... et les auteurs font toujours preuve d'une grande imagination. Le steampunk c'est aussi une atmosphère originale. On a un petit côté rétro pas désagréable. Rétro, mais qui fait moderne en même temps, c'est plutôt paradoxal.  


Lulu2010 :  Le Steampunk - Univers mécanique souvent parallèle à la réalité, mais n’existant pas réellement, le steampunk est un sous-genre de la fantasy. Pour avoir une image du genre steampunk, le film Wild Wild West avec Wil Smith est un bon exemple. Le film se situe à l’intérieur de l’histoire américaine, mais on y ajoute des « mécaniques géantes » et des développements mécaniques inexistants à la période proposée. Cela c’était pour l’image steampunk. Maintenant après avoir vu le film dans les années 1990 je me suis intéressée au genre steampunk quand je l’ai vu proposé dans les livres. 
   Ma série préférée est celle du Pensionnat de Mlle Geraldine suivi de près par celle du Protectorat de l’ombrelle tous les deux écrites par Gail Carriger. On y retrouve une histoire placée à la fin du 19e siècle ou l’on mélange les réels développements de la technologie avec des nouveautés technologiques tout à fait incongrus. Du rétro futuriste. Nous voyons apparaitre une pieuvre géante, des parapluies modifiés extrêmement bien garnis en armes spécialisées, des modes de communications précédents l’arrivée du télégraphe… Mais plus encore, dans les séries de Mme Carriger, nous retrouvons des vampires, des loups-garous, des fantômes. On y parle de la mode, d’homosexualité, d’étiquettes et de savoir-vivre avec un humour décapant. C’est un véritable plaisir. La série du Pensionnat de Mlle Géraldine est en cours dont le tome 3 est tout juste sorti.
   Dernièrement j’ai aussi lu le livre : « Le secret de l’inventeur » tome 1 d’Andrea Cremer. Nous y retrouvons un pan de l’histoire américaine soit la période de la révolution avec les patriotes, mais on y ajoute des éléments mécaniques. Un adolescent ressuscité des morts et mécanisé, des souris exposantes, des rats avec carapaces en métal. Bref un monde d’inventions mécaniques et technologies déphasées. 
   Enfin, c’est un genre qui amène toujours de l’aventure et d’après moi, de l’humour. Tout en apportant une certaine pédagogie, puisque souvent basée sur l’histoire réelle. Un genre qui m’attire toujours lorsque je cherche les nouveautés

Date de dernière mise à jour : 09/04/2018

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