Vocabulaire

  Je mettrais différents vocabulaires avec leur définition. Par exemple, le vocabulaire qu'on emploie pour tel genre, ou encore, le vocabulaire latin qu'on emploie dans la langue française. Il est possible que j’oublie des mots, ou que la définition n'est pas parfaite. Je m'en excuse d'avance. Sur chaque accordéon, il aura le vocabulaire.

Accordéon 1 -  Vocabulaire - cours de français

Accordéon 2 -Vocabulaire latin

Vocabulaire - cours de français

       Ces définitions ont été prises à la fin de mon cahier d’exercice de français de lycée.  J’espère qu’elles vous aideront. Si vous avez des idées, ou que vous souhaitez compléter ou autre, n’hésiter pas.

 

A

Accumulation : Voir gradation

Aède : Poète grec de l’Antiquité qui chante ou récite en s’accompagne de la lyre.

Action : Ensemble des événements d’un récit, d’une pièce de théâtre… Voire intrigue

Adhésion : Action de souscrire à une idée, à une thèse.

Alexandrin : Vers de 12 syllabes. Ex - « J’i/rai / par / la / fo/rêt,/ j’i/rai /par / la /mon/ta/gne. » (Hugo). Voir mètre

Allégorie : Image développée sous la forme d’un récit (ou d’un tableau).

Allitération : Effet sonore et rythmique produit par la répétition d’un son consonne dans une phrase ou un vers. Ex- « Vous qui vous êtes effacés sur son passage » (Bonefoy). Voir assonance et rime

Alternative : Choix entre deux possibilités. Voir dilemme.

Anaphore : Répétition de mots ou de groupe de mots ; effet d’insistance. Ex- « Alors les étoiles naissaient, les milliers d’étoiles arrêtées dans l’espace. […] Alors, il montrait à Nour la route qu’il suivrait le jour. » (Le Clézio)

Antithèse : Opposition entre deux idées par rapprochement de mots opposés : effet de contraste. Ex- « Il était là, seul homme en vie parmi les morts. » (Gaudé)

Apparté :  Au théâtre, réplique brève que le personnage prononce pour lui-même à l’insu d’autrui ; il s’adresse en fait au public. Voir double énonciation.

Apologue : Récit bref associant narration et argumentation. Il présente des idées sous forme imagée et véhicule une morale. Cette forme inclut la parabole (La Dent d’or), la fable (Les deux jardiniers), le conte philosophique (Micromégas).

Apostrophe : Figure de style par laquelle le locuteur s’adresse directement à son interlocuteur. Ex - « Tu vas te libérer de Paris » (Eluard)

Argument : Preuve, raison qui appuie un point de vue, une thèse. L’argument peut être illustré par un exemple. L’émetteur qui défend son opinion choisit ses arguments et ses exemples pour obtenir l’adhésion de celui à qui il s’adresse.

Argumentation : Forme de discours qui émet un point de vue afin de convaincre, de faire penser autrement ou de faire agir un ou des destinataire(s). Les arguments énoncés, illustrés par des exemples, dépendent de la situation de communication et de l’identité de l’émetteur et du destinataire. Voir organisation, type de raisonnement, convaincre, persuader.

Art Oratoire : On distingue 3 genres -

                ◘ Le genre judiciaire (scènes de prétoires et de procès) Les personnages évoquent des faits passés et sont amenés à se justifier, à accuser ou à se disculper. Ex - Le plaidoyer de Polly Baker (Diderot)

                ◘ Le genre délibératif Il consiste en l’examen d’opinions souvent contradictoires dans la confrontation débouche sur la formulation du meilleur choix possible pour l’avenir. Ex - Le monologue délibératif de Titus au cours duquel, confronté à un dilemme, il s’efforce de résoudre le conflit qui le déchire (Racine)

                ◘ Le genre démonstratif ou épidictique. Il consiste en u éloge ou un blême d’une personne, d’une opinion ou d’une œuvre d’art. Ex - La tirade de Tartuffe pour tenter de séduire Elmire (Mollière).

Assonance : Effet sonore et rythmique produit par la répétition d’un son-voyelle dans une phrase ou un vers. Ex- « Et que devant l’apparence réelle de ce qui me hante » (Desnos) Voir Allitération et rime

Asyndète : Absence de mot de liaison entre la proposition d’une phrase ou entre deux phrases.

Auditoire : Ensemble des personnes qui écoutent un discours.

Auteur : Producteur du texte. L’auteur est une personne qui appartient à la vie réelle, par opposition au narrateur dans un récit, qui est construit par le texte.

Autobiographie : Récit que l’on fait de soi-même de sa propre vie. Pour convaincre son lecteur, l’auteur-narrateur-personnage s’engage à dire la vérité et conclut un pacte avec lui-même. Ex - « Je dirais chaque chose comme je la sens, comme je la vois, sans recherche, sans gêne… » (Rousseau)

 

B

Bienséances : Dans le théâtre classique, ensemble de règles que le dramaturge doit respecter afin de ne pas choquer son public. Par exemple, le témoin ou « rapporteur » permet au spectateur d’entendre le récit des événements qui ne peuvent être montrés sur scène.

Blâme : Discours qui critique quelqu’un ou quelque chose. Voir éloge.

Burlesque : Traitement parodique et farcesque d’un sujet noble et héroïque.

 

C

Cadence : Rythme de la phrase ; si les membres de la phrase vont du plus court au plus long, on parle de cadence majeure et, inversement, de cadence mineure s’ils vont du plus long au plus court.

Cadre spatio-temporel : Espace et temps dans lesquels se déroulent un récit, une pièce de théâtre.

Canevas : Voir commedia dell’arte.

Caractérisation : Permet, dans l’œuvre de fiction, de connaître le caractère du personnage. Elle peut être directe par le biais d’adjectifs, de substantif, de propositions relatives, ou indirecte par le biais du nom ou des paroles rapportées par le personnage. Voir portrait.

Catharsis : Voir tragédie

Censure : Contrôle exercé par une autorité sur la presse et les arts.

Champ-lexical : Ensemble de termes du lexique désignant une même réalité ou une même idée.

Cliché : Expression rebattue, plus ou moins attendue et figée. Voir lieu commun.

Comédie : Pièce de théâtre destiné à provoquer le rire. La comédie a pour but d’amuser le spectateur par des propos, des gestes et des situations.  Ces procédés dénoncent les défauts des hommes et de la société. Le héros comique est d’une condition populaire, bourgeoise ou aristocratique, typique de la société de son temps. La comédie se termine de manière heureuse, par exemple les amoureux se marient. Voir registres littéraires.

Comique : (forme comique) On distingue quatre formes de comique :

                ◘ Le comique de situation : quiproquos, situations incongrues.

                ◘ Le comique caractère : défaut, manies…

                ◘ Le comique verbal : jeux de mots…

                ◘ Le comique gestuel : grimaces, chutes, coups…

Commedia dell’arte : Genre de théâtre populaire né en Italie qui inspira Molière et Marivaux. La première troupe de théâtre professionnel d’Europe est créée e, 1545. Les comédiens jouent à partir d’un canevas présentant des situations stéréotypées (poursuites, bastonnades, rendez-vous secrets, etc…). Ce scénario leur permet d’improviser des lazzi (plaisanteries verbales et gestuelles). Les personnages, masqués le plus souvent, représentent des types humains universels dont les zanni, valets rusés et fourbes. Arlequin est le plus connu.

Communication : Situation dans laquelle sont échangés des messages. Qui parle ? A qui ? Quand ? Où ? Pourquoi ? Sont des questions qui permettent de déterminer l’identité des interlocuteurs, le moment précis de la production du message, le support matériel, la visée de cette production.

Comparaison : Figure de style rapproche deux idées ou deux réalités par l’intermédiaire d’un terme comparatif à partir d’un point commun. Il faut considérer 4 éléments ;

                ◘ le comparé, l’objet que l’on compare : la voie lactée

                ◘ le comparant, l’objet auquel on compare : un pont de sable

                ◘ le point commun : la fluidité et la clarté

                ◘ le terme comparatif : comme, tel, ainsi que, etc. Voir métaphore

Concession : Point de discussion accordé à l’adversaire. Le locuteur reconnait en partie le point de vue adverse pour mieux affirmer le sien.

Connecteur : Mot ou locution de liaison qui organise le discours. Il existe des connecteurs spatiaux (ici, là-bas…), temporels (hier/aujourd’hui…) et logique (et, mais, car…).

Conte : Récits bref de faits imaginaires.

Convaincre : Action d’amener par la raison le récepteur de l’argumentation à l’adhésion réfléchir à un point de vue. L’émetteur privilégie les différents types de raisonnement et les arguments liés à la logique, aux valeurs, à l’expérience. Voir persuader.

Cosmogonie : Récit mythique de la formation de l’univers et souvent des origines des sociétés.

 

 

D

Décor : Ensemble des éléments qui représentent des lieux où se situe l’action au théâtre.

Délibératif : Voir art oratoire, dilemme, monologue.

Démarche argumentative : Voir argumentation, organisation, type de raisonnement.

Démontrer : Action de prouver la vérité d’un fait. Voir convaincre et persuader.

Description : Discours rendant compte des composantes et caractéristique d’un objet quel qu’il soit (être, chose, ensemble complexe). La description a différentes fonctions :

                ◘ Documentaire : elle communique au lecteur un savoir sur le réel

                ◘ Poétique : elle propose un tableau vivant qui frappe l’imagination du lecteur comme s’il se trouvait devant la chose même.

                ◘ Symbolique : elle révèle autre chose que ce qu’elle décrit

                ◘ Argumentative : elle montre les qualités et défauts d’une chose vue ou d’un personnage.

Destinataire : Celui à qui est destiné le message dans la communication.

Dialogue : Ensemble des répliques échangées par des personnages.

                ◘ Dans le récit, on met des guillemets pour ouvrir et fermer l’échange de répliques et de tirets pour signaler les changements d’interlocuteurs

                ◘ Au théâtre, on introduit des alinéas précédés des noms des personnages, et parfois de didascalies.

Dialogue d’idées : Genre qui remonte à l’Antiquité (Dialogue de Platon) et présente un échange fictif entre les personnages. Le rapport entre eux déterminé trois formes de dialogue :

                ◘ Le dialogue didactique : l’un des personnages est en position de supériorité.

                ◘ Le dialogue dialectique : les personnages coopèrent et la confrontation de leurs points de vue vise à résoudre un problème ou à énoncer une vérité.

                ◘ Le dialogue polémique : les personnages s’opposent et chacun tente d’imposer sa thèse et de réfuter celle de l’autre. Exemple : Micromégas (Voltaire)

Dialogique : Sous forme de dialogue.

Didascalies : Dans une pièce de théâtre, indication de mise en scène en italiques (lieu, temps, jeu, accessoires…) données par l’auteur, et qui permettent de mettre en scène ou d’imaginer, à la lecture, ce que voit le spectateur.

Dilemme : Choix difficile entre deux décisions. Titus, par exemple, a l’obligation de choisir de servir Rome ou de préserver son amour pour Bérénice (Racine).

Discours : Toute mise en pratique du langage dans une activité écrite ou orale. Par extension, on parle de discours iconique à propos des langage visuels. Le mot désigne en particulier un exposé oratoire devant un public.

◘ Discours direct : Paroles rapportées telles que les personnages des a prononcées. On reconnaît le discours direct grâce à un verbe introducteur de parole (dire, répondeur), des guillemets pour ouvrir et fermer l’échange de répliques, des tirets pour signaler les changements d’interlocuteurs. Ex : Ephraïm se contentait de répondre : « c’est comme ça. Le vieux c’nest qu’un patron pour nous, c’est un riche qu’a l’cœur mauvais. » (Sylvie Germain)

◘ Discours indirect : Paroles rapportées à l’intérieur du récit du narrateur. On reconnaît le discours indirect grâce à un verbe introducteur suivi d’une proposition subordonnée qui respecte la concordance des temps, la disparition des indices typographiques et des signes de l’oralité. Ex : « et, après les avoir plaints d’être si petits, il leur demanda s’ils avaient toujours été dans ce misérables état si voisin de l’anéantissement, ce qu’ils faisaient dans un globe qui paraissait appartenir à des baleines, s’ils étaient heureux, s’ils multipliaient, s’ils avaient une âme, et cents autres questions de cette nature. » (Voltaire)

◘ Discours indirect libre : Système mixte où l’on trouve des marques du discours direct comme l’absence de verbe introducteur et le maintien de tournures expressives et des marques du discours indirect comme l’absence de guillemets et le respect de la concordance des temps dans le récit au passé. Ex : « Matteo prit la figure de Pippo dans le creux de ses mains. […] Souviendrait-il de lui ? Pas par des souvenirs reconstitués, faits des récits des uns et des autres, mais un souvenir vrai, physique, précis comme un parfum ou son ? Son fils. » (Gaudé)

◘ Discours narrativisé : Un long discours peut être résumé sans autre marque que le verbe introducteur. Ex : « Il dénonçait, une fois de plus, le danger des politiques de conquête et de prestige, la mollesse des diplomaties, la démence patriotique des chauvins, les stériles horreurs de la guerre. » (Roger Martin du Gard)

◘ Discours Rapporté : Reprise par locuteur des paroles d’un personnage. Voir discours direct, discours indirect, discours indirect libre, discours narrativisé.

Dispute : Débat contradictoire.

Double énonciation : Au théâtre, les personnages échangent entre eux. Par leur intermédiaire, l’auteur s’adresse également aux spectateurs.

Drame : Genre Théâtral. Le drame romantique rompt avec les règles du théâtre classique. La règle des trois unités (unité du lieu, de temps, d’action) comme celle des bien-séances ne sont plus forcément respectées. A la manière de Shakespeare, le drame mêle la comédie et la tragédie, le sublime (noblesse des sentiments, grandeur des situations) et le grotesque (rire, bassesse, laideur).

 

E

Elégie : Texte lyrique exaltant la mélancolie.

Elocution : Manière dont on parle, discours prononcé oralement.

Eloge : Discours qui vante les mérites de quelqu’un ou de quelque chose. Voir Blâme.

Eloquence : Art de convaincre et de persuader par la parole.

Emetteur : Personne (individuelle ou collective, humaine ou figurée) qui émet un message. Il faut distinguer l’émetteur de l’auteur d’un texte, avec lequel généralement il ne se confond pas.

Engagement : « Acte ou attitude de l’intellectuel, de l’artiste qui, prenant conscience de son temps, renonce à une position de simple spectateur et met sa pensée ou son art au service d’une cause » (Le Nouveau Petit Robert) Ex : La poésie de la Résistance

Enjambement : Expansion de la phrase sur le(s) vers suivant(s). Ex : « Ma seule Etoile est morte, - et mon luth constellé/ Porte le soleil noir de la Mélancolie. » (Nerval)

Enonciation : Ensemble des facteurs (moment, nombre et personnalité des locuteurs, buts poursuivis…) qui déterminent la production d’un discours. Les indices de l’énonciation traduisent le degré d’implication de l’émetteur. Dans la poésie lyrique, par exemple, l’énonciation met en valeur l’effusion des sentiments. Le poète s’exprime à la 1ère personne (« je », « moi », « mon », « ma »). Il s’adresse le plus souvent directement à l’être aimé (« tu », « toi ») ; plus rarement, il parle de l’être aimé à la 3ème personne (Char, Bonnefoy). Voir lexique évaluatif, types de phrases.

Enumération : Accumulation de plusieurs éléments de même niveau syntaxique. Ex : Gabriel Péri (Eluard).

Epopée : Genre littéraire qui prend à l’origine la forme d’une narration en vers, orale puis écrite.  Ce récit, nourri de mythes et de légendes où interviennent les puissances divines et le surnaturel, fait l’éloge de héros courageux et loyaux qui, par leur juste action, leur exploit, leur sacrifice, célèbrent les valeurs communes d’un peuple et fondent son histoire et son identité. Ex : L’Enéide (Virgile)

Epithète de nature : Qui exprime une qualité permanente. Ex : « Simon l’emporté » (Sylvie Germain)

Espace Scénique : Lieu et décor où se déroule l’action vue par le spectateur. Ce lieu varie au cours du temps et des modes : rue, tréteaux de foire, plateau…

Espace Théâtral : Lieu où sont réunis comédiens et spectateurs : amphithéâtre, théâtre à l’Italienne mais aussi rue, place publique, hangar… L’espace théâtral varie selon les époques, les modes et les traditions.

Ethos : Image que l’orateur donne de lui-même afin de s’attirer la bienveillance des destinataires et de renvoyer une image crédible, voire exemplaire : attitude de bon sens, d’autorité morale…

Excipit : Dénouement, dernière lignes d’une œuvre.

Exemple : Voir argument.

Exergue : Inscription en tête d’un ouvrage ou d’un chapitre.

 

F

Fable : Court récit en vers ou en prose contenant une moralité. Voir apologue.

Fantastique : « Le Fantastique […] se caractérise […] par une intrusion brutale du mystère dans le cadre de la vie réelle. » (Castex)

Formes de discours : Suivant la visée, les discours adoptent des dominations différentes.

  • Le discours narratif rapporte un ou des événements et le(s) situe dans le temps. Voir récits.
  • Le discours descriptif vise à nommer, caractériser, qualifier un être, une chose. Voir description, portrait.
  • Le discours explicatif chercher à faire comprendre.
  • Le discours argumentatif valorise un ou plusieurs point(s) de vue, une ou plusieur(s) thèse(s). Voir argumentatif, convaincre, persuader, visée.

On peut trouver diverses formes de discours dans un même texte.

 

G

Genre : Grande catégorie de texte, définie par des propriétés formelles. Voir roman, poésies, théâtre. Les genres ne sont pas exclusivement littéraire : le récit se trouve dans un roman mais aussi dans un article de journal ou une histoire drôle ; la poésie - en vers ou en prose - se trouve dans des chansons, des comptines…

Gradation : Plusieurs termes de même nature juxtaposés ou coordonnés expriment la même idée de manière de plus en plus intense. Ex : Je suis le ténébreux, - le veuf -, l’inconsolé […]. (Nerval)

 

H

Harangue : Discours solennel, appel, exhortation.

Héros : Personnage légendaire ou mythique. Personne qui se distingue par des actes ou des qualités exceptionnelles. Personnage principale dans un roman.

Histoire : Contenue du récit. Les principaux éléments qui font l’histoire sont les événements, le temps, le lieu, les personnages.

Hyperbole : Procédé d’exagération de l’expression. Ex : « Il connaissait toutes les étoiles. » (Le Clézio)

 

I

Incipit : Début de roman. Il a pour fonction d’éveiller la curiosité du lecteur. Il doit aussi annoncer la suite du texte en permettant au lecteur d’identifier le genre du roman.

Insistance : Procédés d’insistance. Voir anaphore, gradation, hyperbole.

Intertextualité : Empreinte d’un texte dans un autre. Ex : On reconnait dans Micromégas de Voltaire le Pantagruel de Rabelais et Les Voyages de Gulliver de Swift.

Intrigue : Enchaînement et progression des événements dans un roman, une nouvelle, une pièce de théâtre. Voir action

Ironie : Mode d’énonciation privilégié aux procédés innombrables reposant sur la distanciation entre l’énonciateur et son énoncé. Il permet, par exemple, de montrer l’incohérence d’un raisonnement (noms des savants, énoncé de leur titre et de leurs ouvrages contrastant avec l’évidence de leur constat dans La Dent d’or de Fontenelle) ou de dire le contraire de ce que pense pour montrer le ridicule de l’opinion adverse (Micromégas de Voltaire).

Inventaire : Enumération, exemple : Les sept poèmes d’amour de guerre (Eluard)

 

J

Jeu : Manière d’interpréter un rôle. Voir mise en espaces, mise en voix, mise en scène.

 

L

Lazzi : Voir commedia dell’arte.

Légende : Récit à caractère merveilleux où les faits historiques sont modifiés. Ex : La légende d’Enée.

Lettre : Message expédié dans des conditions matérielles variables. La lettre obéit à des codes d’écriture stricts. A l’époque classique, on distingue trois étapes désignées par des termes empruntés au vocabulaire de l’éloquences : exorde (prise de contact avec le destinataire), narration (développement de l’objet du message), péroraison (conclusion, formules de politesse pour prendre congés). Ex : Madame de Sévigné. Voir organisation de l’argumentation.

Lexique évaluatif : Emploi du lexique qui traduit le jugement de l’émetteur : il peut utiliser des mots mélioratif ou péjoratifs, opposer des sensations agréables et désagréables au moyen de couples de valeurs antithétiques : bleu/laid, utile/inutile, bénéfique/néfaste…

Lignage : Groupe de filiation dont tous les membres se considèrent comme descendants d’un même ancêtre. Dans l’épopée, le lignage du héros est décrit avec précision. En effets, dans la société que celui-ci a fondée, les droits et les obligations reposent sur des valeurs de solidarité inhérentes au clan, à la famille. Voir épopée.

Lieu commun : Idée banale et rebattue. Voir cliché.

Locuteur : Celui qui parle. Voir communication.

Logos : Désigne le discours, la raison. Pour convaincre et agir sur la raison de l’auditoire, l’orateur s’appuie sur un raisonnement et des arguments rationnels pertinents. Voir convaincre.

Lyrisme : Expression d’une émotion. (Dans l’Antiquité, la poésie lyrique est chantée et le chant s’accompagne d’une lyre.) Le narrateur exprime son émotion à la 1ère personne du singulier. Le lyrisme est particulièrement présent en poésie de nombreux poètes ont célébré l’amour mais aussi la nature, le temps qui fuit, la liberté… Ils expriment dans leurs textes des sentiments personnels (bonheur, désespoir, révolte, regrets…) qu’ils cherchent à faire partager au lecteur. On trouve également ce registre au théâtre ou dans le roman. Voir registres littéraires.

 

M

Message : Objet et contenu de l’acte de communication.

Métaphore : Figure de style rapprochant deux idées ou deux réalités sans outil comparatif. Ex : « Ma seule Étoile est morte » (Nerval). La métaphore est filée quand elle se poursuit au long du texte. Voir comparaison.

Mètre : Unité de mesure du vers en poésie. Le mètre est déterminé par le nombre de syllabe : on compte 12 syllabes dans l’alexandrin, 10 dans le décasyllabe, 8 dans le l’octosyllabe. Voir vers.

Mise en espaces : Au théâtre, travail d’une scène en tenant compte des répliques et des didascalies pour adoptes l’attitude physique, la démarche, la gestuelle permettant de construire le personnage et la situation.

Mise en scène : Ensemble des moyens d’interprétation scénique.

Modalité de voix : Voir type de phrase.

Modalisation : Ensemble des moyens d’expression qui traduisent le degré d’adhésion de l’émetteur à ce qu’il dénonce. Ce sont, par exemple, dans le registre fantastique =

-des adverbes : « vous avez été certainement victime d’une hallucination » (Leroux)

-des verbes : « il semble que je l’entends » (Leroux)

-des adjectifs qualificatifs : « Toutefois l’événement me laissa perplexe » (Buzzati)

-un lexique évaluatif alternativement mélioratif et péjoratif : « Je ne comprends pas si je vivais un rêve, si j’étais heureux ou si au contraire je suffoquais sou le poids d’une trop grande fatalité. » (Buzzati)

-des valeurs de temps et de mode. Le conditionnel marque ici le doute et l’incertain : « On eût dit vraiment que la bête était possédée. » (Leroux)

Monologue : Longue réplique prononcé par un personnage seul en scène. Elle permet au spectateur de connaître la pensée et les interrogations du personnage. Ex : le monologue délibératif de Titus (Racine).

Mythe : Récit populaire ou littéraire mettant en scène des êtres surhumains et des actions extraordinaires. Ex : les mythes de Narcisse, d’Orphée, de Faust…

 

N

Narrateur : Celui qui raconte. Le narrateur appartient au texte, par opposition à l’auteur.

Narration : Discours rapportant des événements.

Niveau de langue : voir registre de langue.

Nouvelle : Récit bref en prose qui présente une intrigue simple.

 

O

Objectif : Qui ne fait pas intervenir d’éléments personnels dans son point de vue, son jugement. Voir subjectif.

Objection : Argument opposé à une affirmation pour la réfuté.

Opinion : Avis, jugement, point de vue sur un sujet. Voir objectif, point de vue, thèse, subjectif.

Opposition : voir antithèse.

Organisation de l’argumentation : Le thèse peut être exposée au début de l’argumentation et éventuellement confirmée ensuite. Elle peut être exprimée après une concession ou une conclusion. Dans la rhétorique classique appliqué au discours devant un public, on distingue les étapes suivantes =

-l’exorde : entrée en matière dans laquelle l’orateur capte l’attention du public et fait clairement apparaître l’enjeu du discours et éventuellement ses principales articulations

-la narration : exposé des faits sur lesquels l’orateur s’appuie pour établir la conviction. Il doit être clair, bref et paraître objectif ; il est centré sur le logos.

-la confirmation et la réfutation : partis plus démonstratifs dans laquelle l’orateur enchaine méthodiquement ses arguments et réfute ceux de l’adversaire ou anticipe d’éventuelle objection.

-péroraison : dernière partie dans laquelle l’orateur doit emporter l’adhésion de son public. Elle est donc particulièrement soignée et peut être résumé, un appel au pathos, elle amplifie en général le propos et recourt de manière plus appuyée aux ressources de l’élocution. Voir argumentation, art oratoire, convaincre, éloquence, persuader.

Oxymore : Alliance de deux termes antithétique ; effet de mise en relief. Ex : « le Soleil noir » (Nerval)

 

P

Pacte : voir autobiographie.

Parabole : Récit allégorique contenant un sens caché. Ex : La Dent d’or (Fontenelle).

Paradoxe : Opinion contraire à l’opinion commune.

Parallélisme : Disposition alternée de quatre termes répartis en deux séquences syntaxiques (AB-BA). Ex : « Au fond des yeux au fond du cœur » (Éluard)

Paratexte : Ensemble des éléments textuels qui entourent un texte écrit : titre, chapeau, notes…

Parodie : Œuvre ou passage imitant avec humour ou ironie une autre œuvre au sujet sérieux. Ex : Mon Faust (Valéry). Voir burlesque.

Pathos : Pour influencer son public et susciter son adhésion, l’orateur agit sur les émotions et sur la sensibilité, en éveillant des sentiments forts (colère, crainte, pitié…). Voir persuader.

Période : Phrase longue composée de membre varié dans laquelle les effets de symétrie et redoublement produisent des cadences amples et harmonieuses. Ex le rythme régulier des deux phrases suggérant le mouvement d’électrisation qui s’empare de la foule (Martin du Gard).

Personnage : Personne fictive représenter dans une œuvre, à ne pas confondre avec une personne réelle. Le physique et le caractère sont présenté doit de manière directe à travers un portrait dressé par le narrateur ou un autre personnage soit de manière indirecte : dans ce cas, le lecteur doit reconstituer lui-même le portrait du personnage en analysant les indices disséminés à travers le récit (comportement, gestes ou paroles). Voir caractérisation, portrait.

Personnification : Donne le statut d’êtres humains à un inanimé. Ex. « Vous [les arbres] qui vous êtes effacés sur son chemin » (Bonnefoy)

Persuader : Action d’amener par les sentiments le récepteur de l’argumentation à croire un point de vue.  L’émetteur agit sur la sensibilité du récepteur, fait appel à l’émotion et mobilise les registres lyrique, pathétique, polémique notamment. La persuasion relève davantage de la séduction que de la raison ; elle s’appuie davantage sur le désir ou la crainte que sur la connaissance. Voir convaincre.

Plaidoirie : Exposé oral d’un avocat pour défendre un accusé ou plus généralement une cause devant le tribunal. Plaidoyer (son synonyme) désigne aussi la défense d’une opinion, d’une personne. Voir réquisitoire.

Poésie : Genre littéraire, le plus souvent en vers, qui combine rythmes, sonorités et mots pour évoquer les images, suggérer des sensations et des émotions. Ce genre emprunte des multiples formes :

-des formes traditionnelle comme la complainte (Rutebeuf), le sonnet (Nerval)

-des écrits en vers réguliers et obéissant à des règles strictes

-des formes plus modernes : vers libres (Prévert), poème en prose, calligramme (Apollinaire)…

Point de vue : • Dans le discours descriptif, angle de vue, situation particulière d’où regarde celui qui décrit.

• Dans le discours narratif, angle selon lequel on raconte. L’expression est alors synonyme de focalisation. Dans la focalisation externe, le regard du narrateur est objectif et s’en tient aux apparences, il en dit moins que ne sait le personnage ; dans la focalisation interne, le narrateur ne dit que sait le personnage ; dans la focalisation zéro, le narrateur en sait et en dit plus que ce que savent les personnages.

• Dans le discours argumentatif, point de vue signifie opinion, thèse que l’on défend.

Polysémie : Propriété qu’a un mot de posséder plusieurs sens.

Ponctuation : Signes graphiques (point, point-virgule, virgule…) qui marquent les pauses entre phrases et éléments de phrase. Ponctuation expressive : le point d’exclamation ou le point d’interrogation sont des variantes affectives du point qui traduisent les émotions de celui qui parle. Voir mise en voix, types de phrases.

Portrait : Image donnée d’une personne réelle ou d’un personnage par le dessin, la littérature. Le portrait est un travail essentiel du romancier. Il permet de se représenter le personnage (apparences, caractères, envies...). Du portrait va donc dépendre l’impression du lecteur. Un portait est une forme de description. A ce titre, il comporte de nombreuse caractéristique du discours descriptif (verbe au présent ou imparfait, verbes d’état, expansions du nom - adjectif qualificatif, propositions subordonnées relative, compléments du nom.) En fonction de l’objectif de l’auteur, le lexique est valorisant ou dévalorisant. Voir caractéristique, héros, personnage.

Propagande : Action systématique exercée sur l’opinion pour faire accepter des idées, une doctrine. Ex : L’Affiche rouge

Prosopopée : Procédé qui consiste à « mettre en scène les absents, les morts, les être surnaturel, ou même les inanimés ; (à) les faire agir, parler, répondre » (Fontanier). Ex : « entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège. » (Malraux)

 

R

Réaliste : De réalisme. Courant littéraire de la seconde moitié du XIXème siècle qui privilégie la représentation non idéalisée de la réalité humaine et sociale.

Récepteur : Celui qui reçoit et interprète un message.

Récit : Énoncé dans lequel les différentes formes de discours sont mises en œuvre pour raconter une histoire.

Réfutation : Opposition. L’émetteur peut s’opposer à la thèse adverse pour mieux renforcer la sienne. Voir thèse.

Registres Littéraire : Manifestation par le langage des grandes catégories d’émotions (joie, plainte, terreur, pitié, admiration, indignation…). Tout registre est lié à l’effet à produire et se situe au croisement d’un genre, de thèmes et de procédés qui lui sont propres. Ex : registre comique, tragique, lyrique, pathétique, fantastique, épique.

Registre de langue : Niveau de langue : on admet en général trois niveaux de langue = le niveau soutenu, le niveau courant ou neutre, le niveau familier. Ils sont tous trois acceptable s’ils sont en accord avec la situation de communication.

Rejet : Prolongement d’un mot ou groupe de mots au vers suivant (effet de mise ne relief). Ex : « Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course/Des rime. » (Rimbaud)

Répétition : Reprise d’un mot ou groupe de mots. Ex : « Et certains nom de fleur et certain nom de fruits. (Éluard). Voire anaphore.

Réplique : Au théâtre, partie d’un dialogue énoncé par un personnage. Le rythme et l’enchainement de répliques brèves mettent en valeur le duel verbal. Ex : « Ils réclament quoi ? /Que vous aimiez Pâris. » (Giraudoux)

-Réplique Parallèle : « Si Antigone. D’abord s’est horrible, bien sûr, et j’ai pitié moi aussi de mon frère, mais je comprends un peu notre oncle. / Moi je ne veux pas comprendre un peu. » (Anouilh)

-Reprise d’un mot : « S’ils savent que je n’aime point Pâris, ils sont mieux renseignés que moi. / Vous ne l’aimez pas ! » (Giraudoux)

-Parole coupée : « malgré ceux qu’on pend et ceux qu’on fouette à mort…/Tais-toi, Dora. » (Camus) Voir aparté, monologue, tirade.

Rhétorique : Terme issu du grec rhêtoriké (« art oratoire »). La rhétorique, née au Vème siècle avant J.-C. en Grèce, s’est développer à Rome dans la formation des magistrats et des orateurs politique. Aristote (384-322 av. J.-C.) a rédigé le premier « système complet de la rhétorique » (La Rhétorique), complète et enrichi par les traités de l’orateur latin Cicéron (De Oratoire, Les Topiques).

Réquisitoire : Discours dans laquelle on accumule les accusations, les reproches contre quelqu’un ou quelque chose. Voir plaidoyer.

Rime : Retour du même son à la fin de deux vers, disposition : rimes suivies (aabb), croisées (abab), ou embrassées (abba) ; genre (avec une terminaison en e muet, elles sont féminines, dans les autres cas, elles sont masculines) ; qualité (pauvres -un son commun-, suffisantes -deux son communs-, riches -trois son ou plus-). Voir allitération, assonance.

Roman : A l’origine, récits écrits dans la langue parlée quotidienne (le roman issu du latin populaire), par opposition aux textes scientifique, juridique et religieux, toujours écrits en latin littéraire (Ex : romans de Chrétien de Troyes) ; généralement en prose et assez long, il développe une intrigue complexe. Voir nouvelle.

Rythmes : Cadences régulière imprimer à un vers ou à une phrase : le rythme binaire traduit souvent un équilibre (« sans rien voir au dehors, / sans entendre aucun bruit » Hugo) alors que le rythme ternaire a plutôt un effet d’amplification (« Je marcherais / les yeux fixés / sur mes pensées » Hugo). Voir cadence et période.

Rythme du récit : Tempo. Le narrateur organise les élément s de la fiction en faisant alterner les modes de narration. Il crée ainsi le rythmes du récit ; la scène insiste sur les moments forts de l’action qui sont montrés et semblent se dérouler en temps réel. Dans le sommaire, l’auteur choisit de résumer un quelque ligne un événements peu utiles à l’action. Avec l’ellipse, l’auteur omet volontairement une étape de la narration des événements. Ces deux derniers procédés créent une accélération.

 

S

Scène : • 1. Partis du théâtre où jouent les acteurs. 2. Subdivision d’un acte qui correspond en principe à l’entrée et la sortie des personnages.

• Scène d’exposition : premiers moments de l’action théâtrale qui donnent les indications nécessaires pour comprendre l’action à venir : lieux, temps, personnages, intrigue. L’exposition est le moment où le spectateur construit ses attentes et fait ses hypothèses sur l’action dramatique future. Ex : L’Atelier (Grumberg).

Sophistique : De sophisme ; raisonnement qui n’est logique qu’en apparences et qui est énoncé dans l’attention de tromper, de leurrer le destinataire.

Strophe : Groupe de vers formant une unité déterminé par la mise en page. Par exemple, le distique comporte deux vers, le tercet trois, le quatrain quatre, le quintil cinq.

Style : La rhétorique classique distingue trois niveaux de style selon le sujet traité et l’effet à produire sur l’auditoire :

• le style élevé convient au sujet graves, propre à exprimer le pathos

• le style moyen est utilisé pour exposer et expliquer

• le style bas ou simple est utilisé pour défendre le public (humour, anecdote)

Subjectif : Qui fait intervenir des éléments personnels dans son point de vue, son jugement. En utilisant certaines expressions qui précisent ses impressions et ses opinions, l’émetteur, qui s’exprime à la 1ère personne du singulier (« je »), s’implique et montre son adhésion ou son refus : il exprime sa subjectivité. Voir objectif.

Symbole : Signe figuratif, être animé ou chose qui représente une idée. Ex : La lyre donnée à Orphée par Apollon symbolise le pouvoir de la poésie sur le destin et sur la mort ; le poète chante l’amour et les regrets sous une forme idéalisée. La beauté de sa plainte lui permet d’apaiser sa douleur, de la dépasser, de la partager.

 

T

Texte : Forme concrète sous laquelle se présente un discours ou segment d’un discours. Tout texte, littéraire ou non, a un auteur et se présente comme un tout organisé. Il mêle diverses formes de discours ; il peut arriver qu’aucune n’y apparaisse comme dominante. Voir discours.

Théâtre : Œuvre littéraire écrite pour être représenté devant un public. Le spectateur adhère au message de la pièce par identification du héros. La scène théâtrale se définit comme un lieu où s’affrontent les sentiments et les valeurs. L’action est déclenchée par un ou des conflit(s) entre les protagonistes que le dénouement résout.

Théâtre épique : Selon Brecht, mobilise les sens critique et utilise les méthodes du chœur antique pour mettre à distance les émotions du spectateur par l’interpellation et le commentaire de l’action. Grâce à cet effet de distanciation, le spectateur n’oublie pas qu’il est au théâtre ; il peut réfléchir avec objectivité à l’expression des différentes opinions et sens de l’Histoire.

Thèse : Opinion, point de vue que l’on défend. Voir réfutation.

Tirade : Au théâtre, réplique longue prononcé sans interruption par un personnage. La tirade permet de représenter les temps fort d’une argumentation ou de rapporter des événements non représenter. Ex : tirade de Mathilde dans Le Retour au désert (Koltès).

Tonalité :  Atmosphère d’un texte propre à susciter une émotion chez le lecteur.

Tragédie : Pièce de théâtre dont le sujet est en général emprunté à la mythologie ou à l’histoire, destiné à suscité la terreur et la pitié : le héros tragique appartient à une famille divine ou royale. Ses devoirs font sa grandeur : nous assistons avec crainte et admiration au conflit qui le déchire et nous avons pitié de sa faiblesse humaine. L’action tragique est placée sous le signe de la fatalité qui pèse sur le héros. L’issue de ce combat inégal avec le destin est plus souvent la mort. La tragédie à une fonction moral.  En s’identifiant au héros, le spectateur se libère d’un sentiment par une prise de conscience qui le purifie et le rend meilleur.  Aristote appelle catharsis cette fonction didactique de la tragédie. Voir registres littéraires.

Trouvère (troubadour dans la partie occitane de France) : Poète lyrique de Moyen-Age.

Types de phrases : Classement des phrases. On distingue le type déclarative, impératif, interrogatif, exclamatif. Par exemple, dans la poésie lyrique :

• les interrogations et les exclamations expriment l’incompréhension et la perte de repères. Ex : « suis-je Amour ou Phébus ? …Lusignan ou Biron ? » (Nerval) ; « Oh ! que des j’ai dit : Silence ! elle a parlé ! » (Hugo)

• les phrases déclaratives renvoient à la brutalité de la réalité. Ex : « Ma seule Étoile est morte -et mon luth constellé / Porte le Soleil noir de la Mélancolie » (Nerval)

• les phrases impératives permettent au poète d’exprimer sa volonté d’agir sur le destinataire. Ex : « Tutoyons-nous son espoir est vivant. » (Éluard)

Type de raisonnement : La démarche argumentative peut suivre des modes de raisonnement différents : • le mode inductif part d’exemples particulier pour aboutir à une conclusion générale Ex : Les Dent d’or (Fontenelle)

• le mode déductif s’appuie d’abord sur des idées générales avant de les illustrer par des exemples

• le raisonnement par analogie met en relation l’objet du discours avec une réalité ou une autre situation : « La vérité n’est pas pour le philosophe une maitresse qui corrompt son imagination, et qu’il croie trouver partout » (Dumarsais)

• le raisonnement par l’absurde non seulement réfute mais tourne au ridicule la thèse adverse en montrant l’absurdité de ses conséquences : « Le nain, qui jugeait quelquefois un peu trop vite, décida d’abord qu’il n’y avait personne sur terre. Sa première raison était qu’il n’avait vue personne. » (Voltaire) Voir argumentation, organisation.

 

V

Valeur : Ce qui est posé comme vrais, beau, bien selon un jugement personnel, selon celui d’une époque, d’une société. Ex : Le discours de Polly Baker (Diderot), acte de foi dans la raison et la justice, est porteur des valeurs morales et politique des Lumières.

Vers : Assemblage de mots mesurés selon certaines règles, en particulier le nombre de syllabe et de rimes. Ex : l’octosyllabe « j’ai / cuei / lli / ce / brin / de / bru / yèr(e) » (Hugo) ; l’alexandrin « Le / Prin /ce / d’A / qui /tai / n(e) à / la / Tour / a / bo / li(e) » (Nerval). Le vers libre dégagé de ces règles. Voir alexandrin, mètre, rimes.

Visée : But, finalités d’un discours. Ex : Dans son combat, le poète engagé pendant la Résistance écrit par témoigner de la réalité, révéler, dénoncer et convaincre les hommes à adhérer à une cause, de défendre des valeurs, d’agir ; se rendre hommage, se souvenir, mettre en garde contre l’oubli ; transmettre un message d’espoir.

 

Z

Zanni : Voir commedia dell’arte.

Vocabulaire latin

       Une partie du vocabulaire français dérive de mots latins, qui ont été transformés petit à petit, au cours des siècles, jusqu’à qu’ils soient méconnaissable. Mais, n’oublions pas, que le français vient du latin, et que certain mot ou locution, qui n’ont subi aucune déformation et ont été gardé tels quels. Certain nous sont familier (un examen ; un missile ; une villa…) d’autres sont savants, érudits, (un pensum ; un vortex ; un accessit…) Voici quelques un que j’ai trouvé de A à Z.
 
 

A


Abdomen n.m : Ce mot désignait le « ventre » en latin, et aussi, au sens figuré, la « gourmandise ». Le français, qui l’a repris à l’origine comme terme médical, n’a conservé que le sens propre.
Ab Irato : (abréviation de ab irato homine : « par un homme en colère ») sous le coup de la colère. Justin a tenu ab irato des propos qu’aujourd’hui il regrette.
Ab ovo : (littéralement : « depuis l’œuf ») Depuis le commencement. Quel est l’œuf en question ? Celui pondu par Léda, aimante de Zeus (Le roi des dieux grecs, qui pour l’occasion avait pris la forme d’un cygne), et duquel est née Hélène, qui épousa Ménélas. L’enlèvement d’Hélène par le prince troyen Pâris fut la cause de la guerre de Troie, conflit raconté par Homère dans l’Iliade. Le poète latin Horace (1er siècle av. J-C.) remercie d’ailleurs Homère de ne pas avoir retracé cette guerre en remontant ab ovo, autrement dit jusqu’au fameux œuf de Léda. Cette expression s’emploie donc souvent par ironie, pour souligner la tendance qu’on certaines personnes à remonter, par des explications alambiquées et fastidieuses, jusqu’aux causes les plus lointaines d’un événement.
Accessit, n.m. : (littéralement : « il s’est approché de ») distinction, récompense données aux élèves les plus proches du ou des premiers prix. Prononciation : il faut faire entendre le t final.
Addenda, n.m. : (littéralement : « les choses qui doivent être ajoutées ») ensemble des notes additionnelles à la fin d’un ouvrage. Au pluriel : des addenda ou des addendas. Prononciation : « a-din-da ».
Ad hoc : (littéralement « pour cela », «  à cet effet ») approprié, convenable, adéquat, qualifié, compétent. Cette locution peut s’appliquer à une personne, à une chose ou à une idée. En cas de fuite d’eau, le plombier est homme ad hoc (=l’homme le mieux qualifié, le plus compétent pour résoudre le problème). Pour manger proprement, utilisez un ustensile ad hoc (=approprié, adéquat, adapté à cet usage précis), par exemple une fourchette, plutôt que vos doigts.
Ad patres :  (littéralement ; « vers les pères, les ancêtres ») à la mort. Expédier quelqu’un ad patres, ce n’est pas l’envoyer faire une visite de courtoisie aux membres les plus âgés de sa famille, mais le faire mourir, le tuer, l’envoyer rejoindre ses ancêtres dans l’autre monde, pour un voyage sans retour… Prononciation : « ad patrèss »
Ad usum Delphini : à l’usage du Dauphin.  Le Dauphin, fils du roi de France et futur roi luimême, devait lire, pour son éducation, des ouvrages édifiants, notamment ceux des auteurs classiques (latins et grecs) qu’on  prenait bien soin d’expurger de certains passages jugés peu convenable. Les ouvrages ainsi censuré, portaient la mention ad usum Delphini. Par extension, lorsqu’un livre, un film, un morceau de musique, voire de propos, sont dits ad usum Delphini, cela signifie de manière ironique que leur contenu a été censuré, privé de certains passages, pour épargner les oreilles sensibles et chastes. Prononciation : ad « ouzoum » Delphini
Ad vitam aeternam : (littéralement : « pour la vie éternelle ») à jamais, éternellement, pour toujours. Parce qu’il avait voulu séduire la déesse Héra, Ixion a été condamné par Zeus à tourner ad vitam aeternam attaché à une roue enflammée. Roméo et Juliette se sont juré un amour ad vitam aeternam.
Agenda n. m. : (littéralement : « les choses devant être faites ») carnet comportent un calendrier, sur lequel on note ce qu’on doit faire.
A Fortiori : (abréviation de l’expression a fortiori causa ou a fortiori ratione) à plus forte raison. Un raisonnement a fortiori démontre que d’une vérité en découle une autre, plus forte et plus évidente que la première, si ces deux vérités sont liées par une même cause. Les loups sont des animaux dangereux, a fortiori lorsqu’ils sont affamés. Prononciation : « a forci-ori ».
Album, n.m. : (en latin, albus signifie « blanc » et le nom album désigne un « tableau blanc, support exposé publiquement et sur lequel étaient inscrits les avis officiels) registre, livre illustré, carnet servant à recueillir des objets collectionnés.
Aléa, n.m. : (en latin alea « jeu de dés, jeu de hasard », « dés », « hasard ») hasard, événement imprévisible, risque, inconvénient dont on ne peut pas prévoir précisément les conséquences. Les mot s’emploie le plus souvent au pluriel : rien ne s’était déroulé selon ses plans, les aléas de la vie en ayant décidé autrement.
Alias : (littéralement : autrement) autrement appelé, autrement dit. Ce petit mot s’emploie principalement pour relier deux noms propres (patronyme et surnom ou pseudonyme, par exemple) désignant une seule et même personne. Louis XIV, alias le Roi-Soleil, aimait les pièces de Jean-Baptiste Poquelin, alias Molière.
Alibi, n.m. : (littéralement : « dans un autre-endroit ») argument permettant à une personne de se disculper d’un crime en prouvant qu’elle était ailleurs au moment où il a été commis ; justification, prétexte. Le colonel Moutarde a un bon alibi : à l’heure du crime , il jouait aux cartes dans la bibliothèque.
Alter ego, n.m. invariable : (littéralement : « autre-moi ») associé, collaborateur indispensable, ami très proche. Un directeur dit de son adjoint « c’est mon alter ego » lorsqu’il a toute confiance en cet adjoint, et qu’il pense que celui-ci peut le remplacer en toute circonstance, comme s’il était un autre lui-même. Un ami dont on se sent très proche, au point de le considérer, en quelque sorte, comme un double de soi-même, est aussi un alter ego. Prononciation : « altère égo »
Ambages, n.f. pluriel : détours. Ce mot ne s’emploie plus guère que dans l’expression sans ambages, signifiant « sans détours », « sans s’embarrasser de considérations inutiles ». Zoé m’a dit sans ambages qu’elle ne voulait plus me voir.
Animal, n.m : être vivant  doué de sensibilité et de mobilité. Le nom animal, animalis, formé à partir de anima, « le souffle vital, l’âme », était en latin un synonyme de bestia, mot plus familier, et qui a donné bête en français.
Ant / Post meridiem : avant /après-midi. Ces deux locutions qui s’abrègent en a. m. et p. m. sont surtout utilisées par les Anglo-saxons, lesquels découpent la journée en deux  tranches de 12 heures et non en 24 heures : 1h a. m. = 1h du matin et 1h p. m. = 1h de l’après-midi (soit 13h, si l’on compte en 24 heures).
A priori : (littéralement : « à partir de ce qui vient avant ») à première vue, au premier abord.
A posteriori : (littéralement : « à partir de ce qui vient après ») après réflexion, après coup. Juger quelqu’un ou quelque chose a priori signifie qu’on émet une opinion sans connaitre cette personne ou cette chose. Au contraire, un jugement a posteriori est un jugement fondé sur des faits, sur l’expérience. A priori (= avant que je le connaisse bien), je pensais que Paul était quelqu’un de généreux. Mais a posteriori (= depuis que je le connais mieux), je trouve qu’il est très égoïste.
A priori, n.m. invariable : Ma grand-mère a beaucoup d’a priori (= de préjugés, d’idées préconçues) sur la jeunesse actuelle.
Aquarium, n. m. : (en latin, « réservoir, évier », mot dérivé de aqua l’« eau ») récipient à parois de verre dans lequel on entretient des plantes et des animaux aquatiques. Le rêve est l’aquarium de la nuit (Victor Hugo, Les Travailleurs de la mer, 1866).
As, n. m. : (en latin, « unité [de poids, de mesure, ou monétaire] ») pièce de monnaies romaine en cuivre, face d’un dé à jouer ou d’une carte marquée d’un seul point, personne qui excelle dans une activité, champion.
Auditorium, n. m. : (en latin, « salle où l’on s’assemble pour écouter ») salle spécialement aménagée pour les auditions ou les enregistrements  d’œuvres musicales ou théâtrales, salle de concert, studio d’enregistrement.
 

 

 


Biceps, n. m. : (littéralement : « qui a deux têtes ») muscle divisé en deux portions (ou chefs, ou têtes).
Bis, adverbe, interjection et n. m. invariable : (littéralement « deux fois ») Ce petit mot, accolé à un numéro d’ordre, indique sa répétition : l’article 45 bis, le n°11 bis de la rue du Palais… Sur une partition musicale, noté par exemple à côté d’un refrain ou d’un couplet, il indique que le passage doit être joué ou chanté deux fois de suite.
Boa, n. m. : (en latin, « serpent ») gros serpent qui étouffe sa proie dans ses anneaux avant de l’avaler. Il est parfois aussi appelé boa constrictor, ce dernier mot signifiant plus serré en latin.
Bonus, n. m. invariable : (littéralement « bon ») supplément, gratification, prime.

 

C  

Campus, n. m. invariable : (le « champ », en latin) aux Etats-Unis, parc d’un collège ou d’une université ; plus généralement, ensemble comprenant des bâtiments universitaires (résidences étudiantes, restaurants, locaux d’enseignement…) et les espaces verts qui les entourent.
Casus Belli, n. m. invariable : (littéralement « occasion, cas de guerre ») Un casus belli est un événement pouvant déclencher une guerre, ou servir de prétexte à une déclaration de guerre. En amour, il n’y a pas d’amis. Partout où il y a une jolie femme, l’hostilité est ouverte. Pas de quartier, guerre à outrance ! Une jolie femme est un casus belli. (Victor Hugo, « Les Misérables », 1862).
Codex, n. m. invariable : (en latin : « tablette à écrire », « livre », « registre ») livre dont les pages sont en parchemin (peau de mouton, de chèvre, d’agneau… grattée et lissée ou servir de support à l’écriture) ; recueil, liste de médicaments officiellement autorisé en France (Codex pharmaceutique).
Confer : (impératif signifiant littéralement : « compare, rapproché ») se reporter à. Mot employé, sous sa forme abrégée cf., pour inviter le lecteur à se reposter à une référence ou à faire un lien avec une autre idée. 
Consensus, n. m. invariable : (« accord » en latin) accord, compromis auquel parviennent des personnes ; opinion d’une forte majorité. Nous sommes parvenus à un consensus : j’utilise l’ordinateur tous les soirs de la semaine, et mon frère s’en sert pendant le week-end. Un large consensus (= une grande majorité de l’opinion publique)  s’oppose à ce projet de loi.
Consortium, n. m. : (en latin : « communauté »,  « société ») groupement d’entreprises  Au pluriel : des consortiums.
Corpus, n. m. : (en latin : « corps ») recueil exhaustif (complet) de documents concernant une même discipline, réunis en vue d’une étude scientifique ; ensemble de textes, témoignages…obtenus en effectuant une recherche approfondie sur un sujet  Les chercheurs ont établi un corpus des inscriptions égyptiennes antiques. Pour écrire leurs Contes, les frères Grimm ont réuni un vaste corpus de récits et de légendes populaires.
Corpus Delicti, n. m. invariable : Dans le langage policier et juridique un corpus delicti est un objet qui permet de prouver l’existence d’un délit ou d’un crime. Le chat, après avoir croqué l’oiseau prit son air le plus innocent. Mais, entre ses pattes, une plume blanche se balançait doucement : le corpus delicti !
Credo, n. m. : (en latin : « je crois ») nom d’une prière chrétienne qui professe la croyance de celui qui la prononce ; par extension, principes et valeurs auxquels une personne croit, et qui fondent sa conduite  Il ne pense qu’à s’enrichir : l’argent est son seul credo. Prononciation : « crédo »
Cubitus, n. m. invariable : (en latin : « coude » et « os du coude ») le plus gros des deux os de l’avant-bras Cf. aussi humérus.
Cumulus, n. m. : (nom issu du verbe cumulare, « accumuler », et signifiant « amas, tas ») gros nuage clair ; chauffe-eau électrique en forme de gros cylindre.
Curriculum vitae, n. m. invariable : (littéralement « course de la vie ») document mentionnant l’état civil, les diplômes et les expériences professionnelle d’une personne en abrégé, C.V., Recheche votre C.V. au journal, qui transmettra. Prononciation : « curriculom vité ».
Cursus, n. m. invariable : (abréviation de la locution latine cursus honorum, « carrière des honneurs, c’est-à-dire « carrière politique ») déroulement des différentes années d’études (cursus scolaire, cursus universitaire).

 

D
 

Décorium, n. m. singulier  : (en latin decorum sans accent : « ce qui convient », convenance, « bienséance ») ensemble des règles de bienséance qu’il convient d’observe dans une bonne société ; apparat, cérémonial ; luxe ostentatoire. Au mépris du décorum (= des règles de bienséance), il embrassa la marquise sur les deux joues. La vaisselle fine, l’argenterie, les verres en cristal : tout ce décorum (=cet étalage de luxe) la laissait indifférente. Prononciation : « décorom »
De Facto : Se dit d’une situation qui s’établit d’elle-même, qui est bien réelle, même si elle n’a rien d’officiel. Parce qu’il est le plus âgé, Théo est de facto le chef de la bande. Prononciation : « dé » facto
Desiderata, n. m. : (littéralement : « [les choses] désirées ») désirs, souhaits, exigences. Dès le commencement de décembre,  ma sœur et moi nous avions […] placardé dans la salle à manger des petites affiches exposant nos desiderata pour les étrennes (Pierre Loti, Prime Jeunesse, 1919) Au pluriel : des desiderata ou des desideratas.
Détritus, n. m. : (en latin detritus « usé, broyé ») petit débris, ordures  Prononciation : on peut faire entendre le s final.
Deus ex machina, n. m. invariable : Cette locution très ancienne désigne, dans le déroulement d’une pièce de théâtre, l’arrivée impromptue, a moyen d’une machinerie (machina), d’un dieu (deus) grâce auquel sont résolus, souvent de manière peu crédible, tous les problèmes posés par l’intrigue. Parce que faire surgir un deus ex machina semble être une solution de facilité, la locution désigne au sens large toute personne ou événement qui survient de manière inattendue et improbable pour dénouer une situation complexe. Prononciation : « Déous ex makina ».
De visu : visuellement (littéralement : « à partir de la vue ») La tour Eiffel a été repeinte en rose ? Je ne le croirai pas tant que je ne l’aurai pas constaté de visu. Prononciation : « dé vizu »
Distinguo, n. m.  : (littéralement : « je distingue ») distinction subtile. Ce mot s’emploie souvent ironiquement : il se lança dans un discours fort ennuyeux, s’embrouillant dans des explications obscures et des distinguos inutiles.
Dixit : (littéralement : « il a dit ») Ce mot s’emploie avant ou après le nom d’une personne pour signaler que cette personne est l’auteur des propos qu’on rapporte. Avec le réchauffement climatique dans dix ans, il y aura des palmiers au pôle Nord, dixit ma tante Agathe. Prononciation : « dixite »
Domino, n. m. : (abréviation probable de la prière Benedicamus Domino « Bénissons le Seigneur ») costume de bal masqué ; pièce du jeu de dominos. Le mot domino a d’abord désigné un vêtement noir à capuchon, couvrant la tête et les épaules, que portaient les prêtres en hiver ; puis,  au XVII siècle, on a appelé aussi domino une longue robe ample et à capuchon servant de déguisement pour les bals masqués, et les personnages ainsi déguisés.  Les petites plaques du jeu de dominos, dont la face blanche est marquée des points noirs, doivent peut-être leur nom au fait qu’elles reposent sur un fond de bois noir, comme si elles étaient habillées d’un capuchon noir.
Duplex, n. m. invariable : (littéralement : « doublé », « partagé en deux ») appartement sur deux niveaux. 
 

 

E

Erratum, n. m. :  rectificatif signalant une erreur dans un écrit ou un document officiel. Au pluriel : des errata  Prononciation : « erratom »
Et cetera : (ou Et caetera  ou et coetera ou encore, en abrégé etc.) (littéralement : et tout le reste »)  et ainsi de suite   Locution utilisée à la fin d’une énumération non exhaustive (incomplète) pour signifier qu’on ne cite pas tout, mais que la liste continue. Prononciation : « etcétéra »
Ex Aequo : (littéralement : « à un égal [degré] »)Il arrive parfois que, dans un concours ou une compétition, certains candidats obtiennent les mêmes résultats, et aient donc droit à la même place dans le classement : ils sont ex aequo.
Examen, n. m. : (en latin, « essaim d’abeilles », « troupe d’hommes ou d’animaux », « bande de poissons »… et aussi « aiguille de balance », d’où au sens figuré « action de peser », « contrôle ») étude, observation, inspection ; épreuve destinée à évaluer les connaissances d’un candidat, ses aptitudes à entrer dans une école, à obtenir un diplôme.
Ex-libris, n. m. invariable : (abréviation de l’expression, ex libris meis, « [tiré] de mes livres ») inscription, marque apposée à l’intérieur d’un livre pour indiquer qui en est propriétaire.
Ex-voto, n. m. invariable : (abréviation de l’expression ex voto suscepto, « selon le vœu fait ») Objet (statuette, tableau, plaque avec inscription…) qu’on dépose dans une église, une chapelle, ou tout autre lieu de culte, pour remercier une divinité, un saint d’avoir exaucé une prière ou un vœu, et notamment d’avoir accordé une guérison. 
 

 

I

Idem, adv. : parfois abrégé en id. : le même objet, la même chose, et familièrement, de même aussi.  Le père est un escroc, le fils idem.
Illico, adv. : sur-le-champ, immédiatement. Tu ferais mieux de partir illico si tu ne veux pas rater ton train. Cet adverbe, qui appartient au registre familier, est parfois renforcé par presto (mot italien, signifiant « rapidement ») dans la locution plaisante illico presto. Qu’on m’apporte mon cheval blanc, illico presto ! s’écria Henri IV.
Impromptu, adj. et n. m. : (contraction de l’expression latine in promptu signifiant «  sous les yeux, sous la main en évidence ») improvisé, fait à l’improviste, au pied levé et sans préparation ; petite œuvre littéraire ou musicale improvisée (ou donnant l’impression de l’être) Le commissaire décida de faire une visite impromptue (= immédiatement, non attendue et imprévue) au domicile du suspect. Il y avait dans le placard quelques provisions avec lesquelles nous fîmes un diner impromptue (=improvisé).  L’impromptue de Versailles, comédie en un acte de Molière : ici impromptu est un nom qui désigne une courte pièce de théâtre, écrite rapidement et pour des circonstances particulière (des fêtes données à Versailles par Louis XIV).
Incipit, n. m. : (abréviation de la locution « incipit liber », « [ici] commence le livre », qui était placée au début des manuscripts médiévaux) premiers mot d’un texte, ou premières notes d’œuvres musicales. « Alice commençait à se sentir très lasse de rester assise à côté de sa sœur, sur le talus, et de n’avoir rien à faire » : tel est l’incipit du roman Alice au pays des merveilles, de Lewis Caroll.  Prononciation : il faut faire entendre le T final. 
Index, n. m. :  (en latin, est à l’origine, « celui qui montre, qui indique, ou qui dénonce ») doigt de la main le plus proche du pouce et servant à désigner, à montrer ; liste alphabétique des sujets traités dans un livre, ou des noms qui y sont cités, accompagnés de références. Pour effectuer une recherche dans ce dictionnaire des citations, le lecteur peut se reporter en fin de volume, à l’index des auteurs ou à l’index des mots-clefs.
In extenso : (littéralement : « dans la longueur ») en entier dans son intégralité. Le discours du ministre a été reproduit in extenso dans le journal local. Prononciation : « i-nex-tin-so ».
In extremis : (littéralement : « aux extrémités », « à la toute fin » sous-entendue vitae «  de la vie » ou rerum, « des choses ») au dernier moment, de justesse. A l’origine, cette locution signifiait « à l’article de la mort » : rédiger un testament in extremis, dicter ses dernière volonté in extremis…  Depuis le XIXe siècle, in extremis se dit plus généralement de tout ce qui se fait, s’accomplit « au dernier moment »  ou de « justesse » : avoir son train in extremis, rattraper in extremis un objet qui tombe, trouver in extremis une réponse lors d’un examen, arriver in extremis à un rendez-vous … Prononciation : il faut faire entendre le S final comme en latin.
In fine : à la fin, et notamment dans les dernières lignes d’un chapitres, d’un ouvrage ; finalement, en fin de compte. En lisant le chapitre X, on apprend in fine que Paul Sernine est en réalité Arsène Lupin.  Prononciation : « inn finé »
In-folio, adj. inv. et n. m. : (littéralement : « en feuillé ») en imprimerie, se dit du format d’un livre composé de feuilles d’impression qui ont chacune été pliées en deux pour obtenir quatre pages, et d’un livre de ce format ; dans l’histoire de la mode, volumineuse perruque portée par les hommes du temps de Louis XIV. Sur les rayonnages de la bibliothèque, de gros in-folio habillés de somptueuses reliures de cuir rouge renfermaient toute l’œuvres de Rabelais. Le vieux marquis arriva tout essoufflé : son habit était froissé, et sa monumentale perruque in-folio, coiffée à la hâte, penchai dangereusement du côté gauche, menaçant à tout instant de choir sur le parquet.
In medias res : (littéralement : « au milieu de l’action ») au cœur du sujet, au milieu de l’action. Cette locution, propre au langage littéraire, qualifie un procédé narratif consistant à faire démarrer un récit alors que son intrigue est déjà engagée : le lecteur se trouve ainsi immergé directement dans l’action, dont il comprendra par la suite, grâce à une série de retours en arrière, les origines et les péripéties précédentes. L’exemple le plus célèbre de commencement in médias est celui de l’Iliade d’Homère ; la guerre de Troie en effet à commencer depuis dix ans lorsque le récit s’ouvre sur un événement ponctuel, mais décisif, pour le cours de cette guerre : a colère du héros Achille. Prononciation : « inn médiass ress »
Intérim, n. m. : (en latin, intérim, « pendant ce temps-là », « dans l’intervalle ») intervalle de temps pendant lequel un poste, une charge, une fonction est laissé(e) vacant(e) par son titulaire, et est exercé par un remplaçant ; travail, emploi temporaire.
Intre-muros, adv. Et adj. inv. : (littéralement : « à l’intérieure des murs ») à l’intérieur, au cœur de la ville, par opposition à la banlieue. Mes grands-parents habitent Paris intramuros. Prononciation : il faut faire entendre le S final de muros.
In situ : sur place ; dans son contexte Importante découverte archéologie : une statue antique a été retrouvée un situ (= à l’endroit même où cette statue se trouvait dans l’Antiquité, sur son site d’origine). Comme ils ne pouvaient pas déménager tous leurs meubles, les Durand ont été obligés d’en laisser quelques-uns in situ (= sur place).
Instar, adv. :  (en latin « de la valeur de »), dans l’expression figée à l’instar de : à l’image de, à m’exemple de, à l’imitation de comme. A l’instar de son père, Félix voudrait devenir acteur.
In vivo : (littéralement : « dans l’être vivant ») sur le vivant.
In vitro : (littéralement : « dans le verre ») en dehors de l’organisme vivant, en laboratoire (dans des éprouvettes, des tubes…). En médecine, en biologie, ou encore en chimie,  les scientifique, pour valider leurs théories, doivent généralement réaliser des essais qui peuvent être in vivo ou in vitro : lorsqu’on teste un nouveau médicament en l’administrant à des souris, par exemple, il s’agit d’une expérience in vivo, par opposition à une recherche in vitro qui s’effectue, elle, dans les tubes et les éprouvettes d’un laboratoire.
Ipso Facto : (littéralement : « par ce fait même ») par une conséquence obligée, automatiquement. Le non-respect du règlement entraine ipso facto la résiliation du contrat. 
 

 

L

Lapis-Lazuli ou lapis n. m. inv. : (littéralement, en latin médiéval : « pierre d’azur ») pierre d’un bleu profond utilisée telle quelle en bijouterie, ou broyée pour donner un pigment bleu employé en peinture « Nous avions une escorte de huit cavaliers ; à fond de train… sous un ciel outre-mer comme du lapis-lazuli ». (Gustave Flaubert, Correspondance 1850) Prononciation : lapiss-lazuli.
Lapsus n. m. inv. : (littéralement « glissement », « chut ») faute commise par inadvertance à l’oral  (il s’agit alors d’un lapsus linguae, « lapsus de langue ») ou à l’écrit (dans ce cas, c’est un lapsus calami, « lapsus de plume », par exemple en employant un mot pour un autre. « Nous sommes foudroyés, dit-il. Il voulait dire « fourvoyés », mais c’était là un lapsus léger ». (Georges Courteline, Le train de 8h47, 1888) Prononciation : il faut faire entendre le S final.
Lato sensu : au sens large / Stricto sensu : au sens strict, littéralement. Le mot périple, qui vient du grec periplous (composé de peri, « autour », et de plous, « navigation »), désigne stricto sensu une « navigation d’explorateur autour de d’une mer » et lato sensu un « voyage » sur terre ou sur mer.
Lavabo, n. m. : (littéralement : « je laverai ») appareil sanitaire fixe, comportant une cuvette ou vasque en pierre, en céramique ou en métal, alimenté en eau par un ou deux robinets, et qu’on utilise pour se laver les mains, faire sa toilette… Au XVIe siècle, dans les églises, la messe était entièrement célébrée en latin. Durant la messe, le prêtre, à un moment donné, se lavait les mains dans un bassin, en signe de purification, tout en prononçant cette formule extraite d’un psaume (poème religieux de la Bible) : lavabo inter innocent manus meas (« je laverais mes mains parmi des innocents »). A partir des années 1560, le premier mot de cette formule, lavabo, a servi à désigner le linge avec lequel le prêtre essuyait ses mains après les avoir plongées dans l’eau ; un peu plus tard, c’est le rituel lui-même qui a reçu le nom de lavabo. Au début du XIXe siècle, le mot lavabo est sorti du domaine religieux pour entrer dans l’usage courant, et désigner désormais une table de toilette munie d’une cuvette (utilisée notamment pour se laver les mains), puis le cuvette elle-même. 

 

 

M

Manu militari : (littéralement : par la main militaire ») par la force. La police a expulsé manu militari les manifestant qui occupaient les locaux. 
Maximum, n. m. : valeur, quantité, nombre le (la) plus grand(e), degré le plus élevé / Minimum, n. m. : valeur, quantité, nombre le (la) plus petit(e), degré le plus bas   « Je ne compte sur aucune justice. Je serais condamné, et au maximum (= à la peine maximale), peut-être ». (Gustave Flaubert, Correspondance, 1857) Pour  résoudre l’énigme, il nous faudrait un minimum d’indices (= au moins quelques indices). Au pluriel : maxima et minima ou maximums et minimums.
Mea culpa, n. m. inv. : (littéralement  « [c’est] ma faute ») repentir. D’origine religieuse, cette locution s’emploie surtout dans l’expression consacrée faire son mea culpa, qui signifie « avouer sa faute et s’en repentir ».
Média, n. m.  : (en latin media, pluriel de medium, « milieu, centre » et « lieu, chose exposé(e) aux yeux de tous ») moyen de diffusion massive de l’information  L’événement a été largement commenté dans tous les médias.
Médium, n. m. : (en latin medium « milieu, centre » mot repris en anglais, puis en français, avec le sens de « intermédiaire ») personne qui prétend être doué de pouvoir de communiquer avec les esprits.
Mémento, n. m. : (en latin memento, « souviens-toi ») note, notice sur laquelle on écrit ce qu’on ne doit pas oublier (synonyme de mémorandum, n. m. note ; rapport écrit par une personnalité compétente sur un sujet donné) ; ouvrage présentant les notions élémentaire et essentielles d’une science, d’une discipline   Ce mémento, qui résume le programme d’histoire et de géographie, vous sera d’une aide précieuse pour réviser l’examen. Prononciation : « mé-min-to »
Missile, n. m. : (littéralement : « arme de jet ») projectile autopropulsé et téléguidé pour détruire une cible ennemie.
Modus operandi, n. m. : (littéralement : « manière de faire, d’opérer ») manière de procéder, et notamment, criminologie, manière d’opérer caractéristique d’un criminel, qui peut aider à l’identifier. Les policiers furent vite persuadés que cette série de crimes abominables était l’œuvre d’un sel et même individu : en effet, le modus operandi était toujours le même. Prononciation : il faut faire entendre le S de modus.
Modus vivendi, n. m. inv. : (littéralement : « manière de vivre ») arrangement, accommodement, compromis « Il faut être raisonnable. Il faut  trouver un modus vivendi, il faut tâcher de s’entendre. » (Eugène Lonesco, Rhinocéros)
Mutatis mutandis : (littéralement : « [les choses] devant changer ayant été changées ») toute différence mise à part. Cette locution permet d’éviter de longues explication lorsqu’on veut rapprocher deux situation, deux être ou deux choses : elle indique qu’on fait abstraction de leur différence pour rendre possible la comparaison et insister sur leurs ressemblances. Pauline et son grand-père ont, mutatis mutandis, le même caractère = sans tenir compte de leur différence de sexe, d’âge, de génération, et donc de goûts, Pauline et son grand-père ont le même caractère. Prononciation : il faut faire entendre les S finaux.
 

 

 

N

Nec plus ultra, n. m.  inv : (littéralement : « pas plus au-delà », « rien au-delà ») le fin de fin, ce qu’il y a de mieux  « L’homme masqué remit Isabelle aux mains d’une sorte de laquais en livrée grise. Le laquais la conduisit […] à un appartement qui avait dû jadis sembler le nec plus ultra du luxe, et dont la richesse fanée valait bien les élégances modernes. » (Théophile Gautier, le Capitaine Fracasse)
Nota Bene, n. m. inv. : (littéralement : « note bien ») notation, souvent abrégée en N.B., qui sert à attirer l’attention du lecteur sur une remarque importante ; nom donné à cette remarque  Prononciation : « nota béné »
Numerus clausus, n. m. inv. : (littéralement : « nombre fermé ») nombre limité, et fixé à l’avance par réglementation, de personne pouvant accéder à un poste, à une fonction, à un grade, à une profession…  En France, on parle surtout de numerus clausus à propos des professions de la santé (les médecins, les dentistes et les pharmaciens notamment). Ainsi, le numerus clausus des étudiants en médecine est décidé par le ministre de la santé : pour l’année 2009-2010, il sera 7400, ce qui signifie que parmi, tous les étudiants en médecine inscrits en première année universitaire, seuls 7400 seront admis à passer en deuxième année. 
 

 

O

Omnibus, n. m. et adj. inv. : (littéralement : « pour tous ») à l’origine, voiture tirée par des chevaux et servant aux transports publics urbains (voiture omnibus) ; train qui dessert toutes stations sur son trajet ; plus rarement, qui sert tous les usages, bon à tout faire  « Le train est omnibus et désespérément lent. » (Raymond Queneau, le Chiendent) Truc, machin, bidule : ces petits mots omnibus sont parfois bien pratiques.
Oppidum, n. m. : ville fortifiée gauloise ou gallo-romaine. En 52 avant J.-C., Jules César fit le siège de Gergovie, un important oppidum des Arvernes, le peuple gaulois dont Vercingétorix était le chef. Au pluriel : des oppida ou, plus couramment, des oppidums. Prononciation : « oppidomm »
Opus, n. m. inv. : œuvre. En musique, ce mot (souvent abrégé en op.), accompagné d’un numéro, sert à désigner un morceau dans le répertoire des œuvres complètes d’un compositeur : Beethoven, sonate pour violon op.61. 
 


 P

Pénates, n. m. plur. : (en latin, penates) dieux protecteurs du foyer, dans la Rome antique ; familièrement et plaisamment, domicile, maison. La fête terminée, chacun regagna ses pénates (=entra chez soi).
Pensum, n. m. : (littéralement : « poids », et plus précisément, dans l’Antiquité romaine, « poids de laine qu’une esclave devait filer chaque jour ») punition donnée à un élève ; tâche ennuyeuse et répétitive, corvée  « Le pensum, punition dont le genre varie selon les coutumes de chaque collège, consistait à Vendôme en un certain nombre de lignes copiées pendant les heures de récréation. » (Balzac, Louis Lambert) Prononciation : « pinsomm »
Persona grata, n. f. : personne bienvenue / Persona non grata, n. f. : personne indésirable. Depuis leur dernière dispute, Arthur est persona non grata chez Pierre.
Placebo, n. m. : (littéralement : « je plairai » ; placebo, qui à l’origine était le premier d’une prière de la liturgie catholique, a longtemps signifié « flatterie » avant de prendre son sens moderne) substance neutre donnée à un patient qui croit prendre un véritable médicament, et dont l’effet, si effet il y a, est avant tout psychologique.
Pollen, n. m. : (littéralement : « farine très fine ») en botanique (science des plantes), poussière fine produite par une fleur et contenant des substances fécondantes.
Post mortem : après la mort. A la demande de la police, le médecin légiste a pratiqué un examen post mortem, c’est –à-dire une autopsie.
Post-scriptum, n. m. inv. : (littéralement : « écrit après ») note ajoutée au bas d’une lettre, et généralement introduite par l’abréviation P.-S. ou P.S. Cher Marcel  Mon épouse et moi-même serions très heureux de te recevoir à diner demain soir. Nous t’attendons vers vingt heures. Amicalement, Gérard  P.S. : Si tu pouvais apporter l’entrée, le plat principal et le dessert, ainsi qu’un peu de vin, cela nous arrangerait bien.
Processus, n. m. inv. : (littéralement : « progression », « progrès ») procédure, ensemble des opérations successives effectuées pour obtenir un résultat ; évolution, déroulement. Durant la visite de l’imprimerie, nous pourrons observer le processus de fabrication d’un livre. Prononciation : il faut faire entendre le S final.
Prospectus, n. m. inv. : (littéralement : « action de regarder au loin ») brochure, dépliant, notice publicitaire Prononciation : il faut faire entendre le S final. 
Pus, n. m. inv. : substance liquide et visqueuse qui apparaît lors d’une infection. En latin, ce mot (qui se prononçait « pouss ») était aussi un terme injurieux, qu’on pourrait traduire par « ordure » en français. 
 

 

Q

Quidam, n. m. : (littéralement : « un certain ») dans le langage  familier, personne dont on ignore le nom, individu. J’ignore où vont tous ces quidams, mais cela fait un bel embouteillage !  Prononciation : « couidamm » ou « Kidamm » 
Quiproquo, n. m. : (contraction de l’expression qui pro quo, signifiant, en latin médiéval, « quelque chose pour quelque chose » et désignant, à l’origine, un médicament donné par erreur à la place d’un autre) méprise, erreur consistant à prendre une chose pour une autre, ou une personne pour une autre. Le quiproquo est un des ressorts, un des ingrédients du théâtre comique : par exemple , chez Molière, dans l’Ecole des femmes (act II, scène 5), le vieil Arnolphe annonce à sa pupille, la naïve Agnès, qu’elle sera bientôt mariée ; la jeune fille est ravie, car elle croit que son tuteur veut lui faire épouser Horace, le jeune homme dont elle est amoureuse, alors qu’Arnolphe à l’intention d’épouser lui-même Agnès ; leur dialogue, dans cette scène, est ainsi fondé sur un quiproquo, puisqu’il y a confusion sur la personne du futur marié.
Quota, n. m. : (littéralement : « combien de choses ? ») pourcentage imposé ou autorisé. Dans les années 1920, les Etats-Uns votèrent plusieurs lois imposant des quotas d’immigration très stricts. 
 

 

R

Recto, n. m. : (abréviation de l’expression folio recto « sur le feuillet qui est à l’endroit »)  face d’un feuillet / Verso, n. m. : (abréviation de l’expression folio verso « sur le feuillet qui est à l’envers ») revers d’un feuillet.
Referendum ou référendum, n. m. : (littéralement : « ce qui doit être délibéré ») procédure par laquelle on consulte l’ensemble des citoyens d’un pays, en leur demandant de se prononcer pour ou contre un projet de loi, une décision, une modification de la constitution… Interrogés par referendum, les votants ont dit « oui » à 98% au projet de loi interdisant le port de la moustache après 22h.
Requiem, n. m. : (littéralement : « repos ») dans la liturgie catholique, messe des morts, qui doit son nom au premier mot de la prière Requiem aeternam dona eis, Domine (« donneleur le repos éternel, Seigneur ») ; composition musicale écrite sur le texte latin de la messe des morts Mozart est mort en 17791, laissant son célèbre Requiem inachevé. Le mot requiem s’employait autrefois dans l’expression avoir une face de requiem, synonyme de « faire une tête d’enterrement ». Chez Balzac, dans le Colonel Chabert : « Comment aurais-je pu intéresser une femme ? J’avais une face de requiem ». Prononciation : « récoui-èmm »
Rictus, n. m. inv. : (littéralement : « bouche ouverte », « gueule béante) sourire grimaçant pouvant trahir différents sentiments (la colère, l’amertume, la douleur, l’ironie, la moquerie…)  « L’homme répondit avec un rictus aimable dont le sourire caressant d’un crocodile donnerait quelque idée ». (Victor Hugo, Les Misérables) Prononciation : il faut faire entendre le S final.
 

 

S

Satisfecit, n. m. inv. : (littéralement : « il a donné satisfaction ») approbation ; billet de compliment par lequel on récompensait autrefois les élèves méritants  « Mademoiselle nous distribuait des satisfecit que chaque trimestre nous échangions contre des livres dorés sur tranche ». (Simone de Beauvoir, Mémoires d’une jeune fille rangée)  Prononciation : « satiss-féssitt »
Silex, n. m. inv. : (en latin, « caillou », « roche » et « pierre de lave utilisée dans la construction des maisons ») roche dure et tranchante, utilisée dès la Préhistoire pour la fabrication d’outils et d’armes ; outil ou objet préhistorique taillé dans du silex.
Sine die : (littéralement « sans jour ») sans fixer de date. Le cours de français a été reporté sine die (= on se sait pas quand ce cours aura finalement lieu, puisque aucune date n’a été fixée). Prononciation : « siné dié »
Sine qua non :  (littéralement « sans quoi non ») nécessaire, obligatoire, impératif, indispensable. Cette locution est presque uniquement employée dans l’expression « condition sine qua non » : avoir 18 ans est une condition sine qua non pour voter (=une condition obligatoire pour voter) ; la condition  sine qua non pour obtenir ce poste est de parler couramment anglais (=parler anglais est une condition indispensable pour postuler). Prononciation : « siné coua nonn »
Solarium, n. m. : lieu où l’on peut prendre des bains de soleil. Le mot solarium, en latin, désignait à  la fois un cadran solaire et un endroit exposé au soleil, terrasse ou balcon. Prononciation : « solariomm »
Spécimen, n. m. : (en latin specimem « indice, exemple, échantillon, type ») exemplaire, échantillon, exemple représentatif de sa catégorie, de son espèce, de son genre   Lucas est un beau spécimen du genre « cancre invétéré » : toujours au fond de la classe, près du radiateur, et dans la lune, il collectionne les zéros dans toutes les matières. Prononciation : « spé-ssi-mènn »
Sponsor, n. m. : (littéralement « caution », « garant ») organisme ou entreprise apportant son soutien financier à une action ou un événement (culturel, sportif…), qui lui fera en retour une certaine publicité.
Statu quo, n. m. : (abréviation de l’expression latine in statu quo ante, littéralement « en l’état où [les choses étaient] auparavant ») situation  figée, bloquée ou en attente, état actuel des choses. Plutôt que d’entreprendre des réformes impopulaires, le roi préféra maintenir le statu quo. Prononciation : « statu couo » 
 

 

T

Terminus, n. m. inv. : (littéralement « borne », « limite », « extrémité ») dernier arrêt d’une ligne de transport  « J’étais invité pour le lendemain, au point terminus de la ligne du petit chemin de fer, chez la célèbre Mme Verdurin »  (Proust, Sodome et Gomorhe) Prononciation : il faut faire entendre le S final.
Terra incognita, n. f. : terre inconnue ; domaine de savoir qui excède le champ actuel de la connaissance  Cette expression servait autrefois à indiquer sur les cartes géographiques les régions du monde encore inexplorées. Par métaphore, elle désigne aussi ce qui échappe à la connaissance humaine. Pour les médecins, certaines fonctions du cerveau sont encore une terra incognita. Les maths, c’est carrément « terra incogniata » pour Pierre !  
 

 

U

Ultimatum, n. m. : sommation, injonction, exigence impérative  En diplomatie, le mot ultimatum désigne un avertissement adressé par un ou des Etat(s) à une autre nation, laquelle se voit menacée de guerre, ou de toute autre mesure de représailles, si elle n’accepte pas les proposition, les ordres contenus dans l’ultimatum. Par exemple, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1945, les Alliés (Etats-Unis, Royaume-Unis…) ont lancé un ultimatum au Japon, le sommant de se rendre immédiatement et sans condition, sous peine de subir de graves destructions. Le Japon ayant rejeté cet ultimatum, les Américains firent usage, pour la première fois, de la bombe atomique, en prenant pour cible les villes Hiroshima et de Nagazaki, qui furent en quelques instants anéanties. Plus généralement (et moins tragiquement), le mot ultimatum est synonyme d’exigence impérative et non négociable : si vos parents vous préviennent que vous n’aurez pas votre argent de poche de la semaine si vous ne ranger pas votre chambre dans les plus brefs délais, il s’agit bien d’un ultimatum ! Prononciation : « ultimatomm » 

 

 

V

Vade-mecum, n. m. : (littéralement : « viens avec moi ») aide-mémoire, répertoire, guide, recueil dans lequel sont inscrits des renseignements, des consignes ou des notices, et qu’on garde à portée de main. Prononciation : « vadé mécomm » 
Veto, n. m. : (littéralement : « je m’oppose », « j’interdis ») opposition, refus, interdiction  A Rome, dans l’Antiquité, l’ensemble des citoyens qui n’était pas des nobles constituait la plèbe, laquelle élisait des tribuns de la plèbe, chargés de défendre ses intérêts. Chaque tribun avait le droit de s’opposer aux décrets, aux décisions du Sénat (l’assemblé des sénateurs), et dans ce cas il employait la formule veto, « je m’oppose ». Au sens moderne, le mot veto, qui peut s’employer au sens large de « refus catégorique », désigne surtout le droit conféré à une autorité (roi, chef d’états…) de s’opposer à l’entrée en vigueur d’une loi. Louis XVI, auquel avait été concédé ce droit en 1791, et qui n’a pas hésité à en faire usage pour empêcher l’application de lois votées par l’Assemblée Nationale, a étés surnommé Monsieur Veto, comme en témoignent les paroles d’un chant révolutionnaire, la Carmagnole : Monsieur Veto avait promis    D’être fidèle à son pays   Mais il y a manqué   Dansons la carmagnole   Vive le son, vive le son   Dansons la carmagnole   Vive le son du canon ! Attention : ne confondez pas ce veto (sans accent) avec un véto (avec accent aigu), qui est l’abréviation familière de vétérinaire !
Vice versa : (littéralement « à tour renversé ») réciproquement, inversement « Avoir sa belle-mère en province quand on demeure à Paris, et vice versa, est une de ces bonnes fortunes qui se rencontrent toujours trop rarement ». (Balzac, Physiologie du mariage)
Vidéo, n. f. : (en latin video, « je vois ») technique permettant l’enregistrement, la transmission et la reproduction d’images ; nom donné au document ainsi produit (cassette vidéo, CD, jeu vidéo…)
Villa, n. f : maison de plaisance élégante et agrémentée d’un jardin ; maison individuelle assez spacieuse  Dans l’Antiquité romaine et gallo-romaine, le mot villa désignait une maison de campagne ou un domaine comprenant des terres, une ou des fermes, et une maison de campagne, résidence secondaire des riches propriétaires du domaine.
Visa, n. m. : (littéralement : « choses vues ») signature, mention ou cachet officel(el) apposé(e) sur un document pour le rendre valable ; nom donné à ce document   Louise ne sait pas si elle pourra partir aux Etats-Unis la semaine prochaine, car elle n’a toujours pas obtenu son visa.

Date de dernière mise à jour : 09/04/2018

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