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Enid Blyton

Introduction

Diffusées à des centaines de millions d'exemplaires, les oeuvres d'Enid Blyton ont formé des générations de lecteurs. Lesquels se sont empressés de les oublier : qui se risquerait à citer Oui-Oui parmi les ouvrages fondateurs de son imaginaire. Pourtant nous avons tous une enfant un de ses livres que se soit Oui-Oui, Le club des cinq, Jojo Lapin, Le clan des sept.... La personnalité d'Enid Blyton, femme conformiste née en époque qui ne l'était pas moins, mais aussi femme mystérieuse, agitée par un inconscient prodigieusement fécond, et capable d'étonnantes licences. Petite filles brillante, adolescente réfugiée dans l'écriture, épouse et mère insaisissable, Enid Blyton n'a jamais voulu quitter le monde de l'enfance, consacrant son existence à imaginer des histoires pour les plus jeunes. Devenu référence mondiale de la littérature jeunesse, elle a laissé une oeuvre impressionnante, souvent décriée, mais qui a marqué des générations de lecteurs. 

Son enfance

Enid Blyton naît le 11 août 1897 à Dulwich, au sud de Londres. Sans tarder, ses parents déménagent dans àBeckenham, dans le Kent, où elle y passera l'essentiel de son enfance. Elle a deux frère cadets Hanly et Carey, mais c'est son père, Thomas Blyton, qui sera le centre de sa vie. Un jour, encore bébé, elle contracte la coqueluche. Les quintes de toux la déchirent, les médecins la donnent perdue. Pourtant, toute une nuit, son père la berce contre lui ; sauvé ! Avec Theresa, sa mère, les choses sont plus délicates. cette grandes femmes auc cheveux corbeau, que les arts et la flore indiffèrent, aux contraire de sa fille, regrette qu'Enid ne participe pas davantage aux tâches ménagères, et voit d'un mauvais oeil la relation privilégiée qu'elle entretient avec son père. 

L'école, un paradis confit

L'école est face à la maison. Il y a de petites chaises, un chien, des images au mur... Un paradi pour Enid, qui est une fillette joueuse, dotée d'une excellente mémoire. Elle joue au échecs, lit Alice au pays des merveilles, Les quatres filles du Docteur March ou La Princesse et le Gobelin, son préféré. En 1907, elle entre à l'école pour filles de Saint Christopher. Populaire, énergique, elle remporte des tournois de tennis, excelle en composition anglaise. Chez elle, par contraste, l'ambiance est morose. Ses parents, qui ne se sont jamais entendu, finissent par se séparer. Son père part vivre avec une autre femme. Il voyage, raconte-t-on. La petite sent trahie. Cloîtrée dans sa chambre, elle passe son temps à griffonner, envoie des récits et des vers à des magazines, collectionne les lettres de refus. Une perte de temps, peste sa mère. Devenue adulte, elle rompt pratiquement tout contact avec sa génitrice. En 1917, l'un de ses poèmes est accepté par Nash's Magazine, et il apour titre Have you ? D'abord professeur dans une école pour garçàn du Kent, Enid devient gouvernante dans le Surrey. Puis en 1922, elle voit la publication de son premier ouvrage : Child Whispers, un mince volume de poésie. Le 28 août 1924, elle convole avec Hugh Alexander Pollock, qui travaille dans l'édition. Le couple part habiter à Chelsea avant de revenir, en 1926, à Beckenham. On ne quitte pas l'enfance. 

L'écriture est son royaume

En 1929, madame et monsieurs s'installent à Old Thatch, un cottage au bord de la Tamise. Deux filles naissent de cette union, Gillian en 1931, et Imogen en 1935. Enid contribue à des magazines, des revues. Les histoires s'empilent, elle n'a guère le temps à ses enfants et à son mari. Ce dernier, dépressif, commence à boire ; Enid écrit plus encore, en pilote automatique. Durant la second guerre mondiale, elle rencontre Kenneth Fraser, un chirugien, qu'elle épouse en seconde noces en 1943. Les filles ne reverront jamais leur père. Dans son autobiographie, Enid ne fait aucune allusion à lui, c'est comme s'il n'avait jamais existé. A partir des années 1940, son rythme d'écriture devient impresionnement. Limite inhumain, grinceront certains. Les séries fleurissent : L'arbre (1939), Belles histoires (1942), Le Club des Cinq (1942), Les Cinq Détectives (1943), La Famille Tant-Mieux (1945), Jojo Lapin (1948), Le Clan des Sept (1949) et Oui-Oui (1949), pour n'en citer que certaines qui sont traduits en français. Dans les années 50, soucieuse de garder le contrôle, la désormais célèbre autrice crée Darrell Waters Ltd., sa propre société. Sans oublier le bimensuel Enid Blyton, tout entier consacré à ses productions. En parallèle, elle assure la promotion de ses clubs pour aider les enfants aveugles, paralysés et les animaux. A la fin des années 1950, les critiques se multiplient, plusieurs séries s'arrêtent, les problèmes de santé s'accumulent, essouflement, faiblesse cardiaque, et bientôt démence. Son mari meurt le 15 septembre 1967, la laissant désarmée. Ses filles sont loin ; elle rentre donc en maison de retraite à Hamstead et, trois mois plus tard, le 28 novembre 1968, elle s'éteint dans son sommeilà 71 ans. 

Et aujourd'hui encore, ses ouvrages génèrent chaque année des millions de dollars. 

 

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 07/02/2021

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