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Alfred De Musset

Enfance

Il nait le 11 décembre 1810, sous le Premier Empire de Napoléon Ier, dans une famille aristocratique et cultivée, laquelle lui donne le goût de l’art. Son père est un haut-fonctionnaire travaillant au ministère de la Guerre, qui édita les œuvres de Rousseau en France. Il réalise des études brillantes au lycée Henry IV, où il rencontre le fils du Duc d’Orléans, futur Roi de France, obtenant en 1827 le deuxième prix de dissertation latine au Concours général. Une fois le baccalauréat passé, il suit des études de médecine, de droit et de peinture, qu’il abandonne toutes. Finalement, c’est la littérature qui l’attire : il publié dès 1828 une ballade, « Un rêve », puis une traduction libre du roman de Thomas de Quincey, Confessions d’un mangeur d’opium anglais, sous le titre L’Anglais mangeur d’opium.

Début de la renommée

Il fréquente dès l’âge de 17 ans les cercles littéraires, se démarquant notamment par son antipathie pour Victor Hugo, modèle de l’époque. Cependant, en 1830, il fait représenter au théâtre une comédie s’intitulant « La Nuit vénitienne », qui est un échec : on l’arrête après deux petites représentations, victime des sifflets du public. Cela le convainc d’écrire des pièces pour la seule lecture, plutôt que de les faire représenter. Ainsi, paraissant d’abord dans la Revue des deux Mondes, il rassemble ses productions en volumes sous le titre « Un Spectacle dans un fauteuil ». On y trouve des comédies, comme « Les Caprices de Marianne » en 1833, mais aussi le fameux drame romantique, chef-d’œuvre de sa vie : « Lorenzaccio » (1834), laquelle, tant elle est longue et complexe, ne sera représentée qu’en 1896 ! Mais Alfred de Musset est également un poète. Il fait paraît un premier recueil virtuose en 1829 avec les « Contes d’Espagne et d’Italie ». Néanmoins, on le connaît également pour ses frasques de dandy débauché et ses mœurs choquent la société mondaine de Paris. Il est déjà un alcoolique notoire, et fréquente fréquemment les bordels. En 1832, son père meurt du choléra : il en souffrira énormément.

Une vie sentimentale douloureuse

En novembre 1833, Alfred de Musset part pour Venise avec George Sand, qu’il a rencontré quelques mois auparavant lors d’un dîner donné par la Revue des deux Mondes. C’est ce voyage qui lui inspirera « Lorenzaccio », découlant de certains de ses déboires sentimentaux : lorsque Musset tombe malade de dysenterie, George Sand deviendra la maîtresse de son médecin. En avril 1834, il revient finalement à Paris et continue de publier, en revue ou à travers Spectacle dans un fauteuil : « On ne badine pas avec l’amour » (1834), « Il ne faut jurer de rien » (1836) ou encore « Un caprice » (1837). Surtout, « La Confession d’un enfant du siècle » paraît en 1836, autobiographie qui ne se cache presque pas et qui se veut dédiée à George Sand, dont il s’est définitivement séparé en mars 1835, et où il relate les souffrances qu’il a endurées.

Entre 1835 et 1837, il rédige son chef d’œuvre lyrique, « les Nuits », composition de quatre poèmes correspondant à quatre nuits : Nuit de mai, Nuit d’août, Nuit d’octobre et Nuit de décembre, et sont construites sur les thèmes de la douleur, de l’amour et de l’inspiration. Ces créations sont des modèles du courant romantique. Il tombe amoureux en 1835 de Caroline Jaubert, épouse d’un juriste ; elle deviendra sa confidente pendant vingt-deux années. En 1837, il rencontre sa cousine Aimée-Irène, avec laquelle la relation, bien qu’elle soit heureuse, ne dure pas : il l’abandonne pour Pauline Garcia, mais celle-ci se refusera à lui. Il vivra une autre passion malheureuse avec Christine de Belgiojoso. Finalement, c’est avec l’une de ses maîtresses qu’il retrouvera le succès au théâtre : en 1847, Louise-Rosalie Ross jouera dans « Un Caprice », que Théophile Gautier qualifiera de « grand événement littéraire ».

Une fin de vie précipitée

Ami du duc d’Orléans, il sera nommé bibliothécaire du ministre de l’Intérieur en 1838. Mais après la Révolution française de 1848, ces liens avec la monarchie de Juillet lui interdisent tout rôle politique. Cela dit, sous le Second Empire, il retrouve une place de bibliothécaire, au ministère de l’Instruction publique. Il sera finalement élu à l’Académie française le 12 février 1852, après avoir échoué en 1848 et en 1850. Mais de santé fragile et alcoolique depuis très longtemps, il mourra de la tuberculose le 2 mai 1857 à l’âge de 47 ans.

Date de dernière mise à jour : 04/11/2021

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