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Billets de ajigoku78

  • The Gilded Ones - Deathless #1

    Lu en anglais!

    Autrice : Namina Forna

    Genre : Fantasy

    Résumé :

    “Sixteen-year-old Deka lives in fear and anticipation of the blood ceremony that will determine whether she will become a member of her village. Already different from everyone else because of her unnatural intuition, Deka prays for red blood so she can finally feel like she belongs.

    But on the day of the ceremony, her blood runs gold, the color of impurity--and Deka knows she will face a consequence worse than death.
    Then a mysterious woman comes to her with a choice: stay in the village and submit to her fate, or leave to fight for the emperor in an army of girls just like her. They are called alaki--near-immortals with rare gifts. And they are the only ones who can stop the empire's greatest threat.

    Knowing the dangers that lie ahead yet yearning for acceptance, Deka decides to leave the only life she's ever known. But as she journeys to the capital to train for the biggest battle of her life, she will discover that the great walled city holds many surprises. Nothing and no one are quite what they seem to be--not even Deka herself.”

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    Avis : Ce roman fut une belle découverte !

     

    Points positifs :

    J’ai trouvé que la mythologie présente dans ce livre était intéressante. Les multiples filles qu’on rencontre au cours de l’histoire croivent en des dieux/concepts différents et je trouve cette diversité des pensées vraiment belle. Ce mélange de cultures et de religions donne un côté réaliste mais prouve aussi que des liens peuvent très bien se former entre des personnes aux croyances divergentes.

    L’amitié est un thème important dans ce roman et je suis totalement conquise par cet aspect du livre. L’amitié entre les filles mais aussi entre les filles/garçons est juste un plaisir à lire. Bien sûr, il y a des désaccords, des moments de doute mais je pense que ça rend bien. Au final, je me suis attachée aux filles comme aux garçons et leurs relations me donnent le sourire.

    Outre l’amitié, The Gilded Ones est aussi un roman qui aborde des thématiques très dures comme la torture, le sexisme, la misogynie, la maltraitance, la violence dans quasiment toutes ces formes. Les passages de torture et de punitions administrées aux filles m’ont beaucoup touchée. J’avais vraiment du mal à lire de telles atrocités. Mais je ne peux m’empêcher de penser que c’est nécessaire de montrer que ce genre d’horreur existe vraiment. Ce livre est engagé et la plupart des messages transmis sont très beaux même si très difficiles pour certains (confiance en soi, solidarité, etc...).

    Le personnage de Deka a été agréable à suivre. Je trouve que c’est une jeune femme qui a énormément changé et mûri tout le long de l’intrigue. Je trouvais déjà qu’au début du roman, on avait une Deka qui avait du potentiel en terme d’évolution et je ne me suis pas trompée. Deka est quelqu’un qui m’a fait éprouvé de nombreuses émotions :  de l’inquiétude, de l’exaspération, de la sympathie, de l’excitation mais surtout de la compréhension. C’est une protagoniste qui n’a pas eu un passé facile et encore moins un présent plaisant mais elle reste forte avec ses moments de faiblesses. J’ai beaucoup aimé de voir comment ses pensées et croyances se transformaient au fur et à mesure de la lecture.

    La fin de The Gilded Ones est satisfaisante quoiqu’ouverte. La romance fait partie du livre mais ne prend pas une grande place, ce que j’ai apprécié.

     

    Points négatifs :

    Je pense que certains éléments de l’intrigue tombent un peu du ciel. Je trouve notamment que Spoiler→la mort de Katya ainsi que l’apparition d’Ixa sont un peu aléatoire. Il y a bien un semblant d’explication à la fin mais ça n’a pas réussi à me convaincre complètement.

    Le gros problème que je pourrais reprocher à ce roman est sa temporalité ainsi que les incohérences qui en découlent (cela reste bien sûr très subjectif). Par exemple, Deka va passer d’une jeune fille qui croyait dur comme fer en des croyances sexistes et qui était juste passive, attendant que les choses lui tombent dessus, en une femme qui hurle un discours féministe hyper confiante. Avec à peine 2 mois et demi de différence entre les deux événements. J’ai du mal à croire que seuls deux petits mois ont réussi à effacer 15 ans de conditionnement moral et d’éducation. De même, Deka développe Spoiler→un pouvoir qu’elle ne connaissait absolument pas en un seul essai. Franchement, je ne pense pas qu’on peut faire plus cheaté que ça. Et je ne parle même pas du fait qu’elle se sent prête à Spoilerpartir en guerre avec seulement « quelques mois de préparations ». Aussi intensive que l’entraînement puisse être.

    J’ai également senti que la romance entre Spoiler→Deka et Keita était beaucoup trop précipitée. C’est comme s’il m’avait manqué plusieurs passages dans leur relation. Or, j’aime quand il y a un minimum de fluidité dans le développement d’une relation amoureuse entre deux personnages.

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    En conclusion, je conseille ce livre qui véhicule des messages importants et qui nous présente des personnages attachants. L’action est aussi bien présente et le livre se lit très bien. Je pense continuer à lire la suite qui s’annonce assez intéressante.

    Alex

  • Capturing the devil - Stalking Jack the Ripper #4

    Lu en anglais!

    Autrice : Kerri Maniscalco

    Genre : Réécriture historique/Romance

    Résumé :

    “Audrey Rose Wadsworth and Thomas Cresswell have landed in America, a bold, brash land unlike the genteel streets of London. But like London, the city of Chicago hides its dark secrets well. When the two attend the spectacular World's Fair, they find the once-in-a-lifetime event tainted with reports of missing people and unsolved murders.

    Determined to help, Audrey Rose and Thomas begin their investigations, only to find themselves facing a serial killer unlike any they've encountered before. Identifying him is one thing, but capturing him---and getting dangerously lost in the infamous Murder Hotel he constructed as a terrifying torture device---is another.

    Will Audrey Rose and Thomas see their last mystery to the end---together and in love---or will their fortunes finally run out when their most depraved adversary makes one final, devastating kill?”

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    Avis :

    Ah, que faire ? Je ressens déjà un vide après avoir terminé ma lecture. Cette saga de 4 tomes a été un réel plaisir à lire et ce dernier livre suit la lancée des précédents tomes.

     

    Points positifs :

    J’apprécie toujours autant le personnage de Thomas Cresswell qui reprend du poil de la bête comparé au tome précédent. Quant à Audrey-Rose, malgré sa puérilité dans Escaping from Houdini qui m’a fait perdre un peu d’estime pour elle, elle reste tout de même un personnage que j’aime suivre. On aperçoit notamment cet aspect glauque et un peu gore d’Audrey-Rose. Ce côté-là du personnage était quand même plus caché dans les tomes précédents et le fait de pouvoir le voir plus clairement dans ce tome-ci, ça m’a permis d’entrevoir une Audrey-Rose encore plus complexe.

    Quant à la romance entre les deux tourtereaux, je ne cesserai de fangirler tellement j’aime leur relation qui n’est pas uniquement romantique. On y retrouve de l’amitié, de la confiance, du sarcasme et bien sûr, du flirt. J’ai vraiment adoré suivre le développement de leur romance ainsi que la manière qu’ils ont de s’entraider et de s’encourager mutuellement.

    J’ai beaucoup aimé aussi l’introduction de certains nouveaux personnages. Nous avons par exemple Sir Isaac Newton, parfaite mascotte à mon avis. Et puis, on a surtout la grand-mère d’Audrey-Rose, que je surnomme affectueusement la meilleure mémé du monde. C’est un personnage que j’ai apprécié de par sa confiance, son charisme et sa bienveillance.

    Le fait de revoir des personnages des tomes précédents est un joli bonus. J’aime assez bien la rivalité entre Thomas et Mephisto par exemple. Ou encore, le fait de pouvoir savoir ce qui s’est passé après le départ de notre duo de l’école dans Hunting Prince Dracula.

    Capturing the devil est, sans conteste, un très beau objet-livre. J’adore la mise en page, la couverture, les petites illustrations présentes en début de chapitre ainsi que les photographies en noir et blanc qui nous plongent dans une bonne ambiance.

     

    Points négatifs :

    Le roman est séparé en deux parties. Je déplore malheureusement que la 1ère partie m’a semblée assez lente. Elle est très lourde en romance notamment. C’est beaucoup de angst aussi, même trop. L’enquête n’avançait que très lentement, voire pas du tout. Dans la 2nde partie, au contraire, on a davantage le côté enquête et policier que j’ai aimé suivre dans cette saga. Je pense que c’est assez mal équilibré. En général, il y a une part de romance bien plus grande dans ce tome-ci comparé aux autres. Et des fois, ça devenait juste lourd.

    Je trouve qu’il y a trop de répétitions, que ce soit de répliques ou alors de phrases tout simplement. Par exemple, en moins de 2 pages, il y a 2 fois l’expression « I all but roled my eyes ». Autre exemple, Thomas ne cesse de répéter à Audrey-Rose qu’elle aura toujours le choix avec lui. Je n’ai rien à redire au message en lui-même. C’est juste que le répéter tout le temps… Et bien, ça gâche un peu l’effet et ça devient énervant surtout. Oui, on a bien compris qu’Audrey-Rose aimait rouler des yeux. Oui, on a aussi bien compris que Thomas est un féministe qui n’est pas macho.

    Quant à l’intrigue, je suis peut-être un peu déçue d’avoir deviné qui était le « méchant » à peine 10 pages dans le livre. Oui, 10 pages. SpoilerDisons que le coup de la bousculade dans la foule, avec la description du bonhomme à l’appui ainsi que son prénom, c’était un peu gros. J’ai tout de même aimé suivre l’enquête et le raisonnement qui permettait de vérifier mon intuition.

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    En conclusion, ce tome fut un plaisir à lire même si certains éléments m’ont déplu. Je le recommande de tout cœur, ne serait-ce que pour savoir le dénouement final de l’intrigue ainsi que pour savoir comment nos deux amants vont s’en sortir de leur galère.

    Alex

  • Les Terres de l'Oubli

    Autrice : Jessica Lumbroso

    Genre : Fantasy YA

    Résumé :

    « Lors d'une étrange nuit, Éva réchappe de justesse à la mort. Accompagnée de Bastien, un jeune homme mystérieux qui semble lui vouer sa vie, la voilà confrontée à sa nouvelle réalité : elle n'est autre que Maeve, une Fairie vouée à devenir puissante, née dans un autre monde : les Terres de l'Oubli.

    Dès lors, le destin se met en branle. Et pour survivre, ils n'ont d'autres choix que de retourner dans ce monde qui les a vus naître.

    Car dans l'ombre, les Damnés fomentent une rébellion : ils enlèvent et tuent au nom de la liberté. Mais Kay, un Métamorphe puissant, lève une armée pour les contrer.

    Dans ce monde qui se scinde en deux, il faudra à Éva et Bastien choisir leur camp. Car la guerre menace d'éclater.

    Mais la liberté n'a pas de prix. »

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    Avis : Une lecture sympathique qui fait passer le temps. 

    Points positifs :

    Le livre possède une écriture fluide et facile à lire. Le début débute en pleine action, pas le temps de s’ennuyer. Quant à l’univers, il est sympathique, pas très complexe mais a du potentiel.

    Le roman est séparé en deux parties avec grosso modo, la 1ère partie qui fait 2/3 du total de pages. Et j’ai préféré la 2ème partie. Notamment parce que ce n’est qu’à ce moment-là qu’on entre dans les Terres de l’Oubli et parce que c’était plus rythmée que la 1ère partie.

    Les personnages sont attachants, chacun à leur manière. J’ai apprécié le développement de leur personnalité ainsi que leur évolution face à de nouvelles épreuves. Eva, malgré toutes les m*rdes qui lui tombent dessus arrive à garder autant sa bonté que sa naïveté et ça, c’est impressionant. Quant à Bastien, j’avoue que son évolution est plus prévisible mais quand même plus réaliste aussi.

    La romance (c’est de l’insta-love ou plutôt insta-attirance pour ceux qui veulent savoir) est… à la fois touchante et banale. Banale dans le sens où quasiment toutes les romances qui se construisent sur un « fameux mystérieux lien » entre les deux personnages se ressemblent. Et touchante parce que ça montre que ce n’est pas facile de vivre quand ta seconde moitié ressent ce que tu ressens, et que ça pose quand même de bonnes réflexions sur la notion d’intimité.

     

    Points négatifs :

    Le début, même si c’est en plein milieu de l’action et que du coup, on ne s’ennuit pas… et bien, ça manque un peu de qualité. C’est assez brouillon je trouve. Et je ne vous parle même pas des dialogues. On aurait dit que les personnages étaient de mauvais comédiens auxquels on aurait donné le script 5 minutes avant la scène. Avec en combo, des dialogues « profonds » du type :

    « -Qui êtes-vous ? coupa-t-il (A : C’est Bastien qui parle au cas où vous vouliez savoir)

    -Tss, tss. C’est moi qui fixe les règles, ici. (A : Typique phrase de méchants)

    -Mais puisque vous semblez nous connaître, la moindre des choses serait de nous dire qui vous êtes. (A : Euh… je crois qu’il a regardé trop de fois pokemon pour croire ça)

    -C’était bien tenté, mais non. Je vous l’ai dit, je fixe les règles. (A : Bien tenté mon œil ! Qui tombe dans un pareil pièg-)

    A few seconds later…

    -Allez, puisque tu insistes… reprit la femme, un rictus semblable à un sourire au coin des lèvres. Mon nom est Sywen. (A : Je… je retire ce que j’ai dit…) (p.23)

    Ou alors, il y a ça :

    « -Alors soit. Qu’importent les conséquences. Ton destin sera donc lié au sien. (A : Sywen. Qui se croit sûrement dans « Roméo et Juliette »)

    -Il l’est déjà… » (A : Bon bah… Bastien, tu aurais quand même pu faire mieux comme réponse non ? Ça fait très dramatique tout ça) (p.24)

    Outre l’aspect assez introductif de ce premier tome, je dois dire que le rythme du roman dans sa globalité est… particulier. Disons que ça va très vite au début et puis, durant environ 200 pages, c’est aussi rapide qu’une limace déshydratée et aussi monotone qu’un métronome. Et après, ça repart sur les chapeaux de roues ! Mais il n’y a jamais d’entre-deux et puis le rythme, c’est bloc par bloc. En gros, on a ça :

    Capture

    Dernier petit point, j’ai trouvé ça un peu forcé la manière dont l’autrice relance le rythme de l’intrigue. Elle aurait pu construire petit à petit la cause du rebondissement qui nous fait entrer dans la seconde partie du livre mais non. Elle a juste décidé que les personnages allaient avoir -10 de QI à ce moment-là précis et voilà. Pour ceux qui ont lu le livre, Spoilerje parle du moment où un parfait inconnu hyper louche toque à la porte de la maison temporaire d’Eva et Bastien. Que bizzarrement, il s’est fait arrêter par le mauvais temps en plein milieu de la forêt et qu’il cherche justement asile chez eux. Genre dans une cabane perdue au mileu de nulle part. Alors qu’il y a un village/une ville juste à côté (là où se trouve d’ailleurs le vrai propriétaire de la cabane). Alors que les deux zozos savent qu’ils sont poursuivis et qu’ils allaient forcément être rattrapés par leurs poursuivants vu qu’ils sont restés planter au même endroit depuis des millénaires. Ok.

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    En conclusion, je lirai la suite parce que ça m’intrigue et que j’ai quand même apprécié les personnages.

    Alex

  • Rule of Wolves (King of Scars #2)

    Lu en anglais!

    Autrice : Leigh BardugoCoup de coeur 2

    Genre : Fantasy

    Résumé :

    « Le roi démon.

    En voulant se débarrasser du démon qui sommeillait en lui, Nikolai a réveillé un mal plus terrible encore : un ennemi que tous pensaient mort, une menace pour le royaume de Ravka. Alors que son pays est encerclé par les armées de Fjerda, le jeune monarque sait qu'il devra faire appel aux ténèbres en lui s'il veut à nouveau réaliser l'impossible et sauver Ravka.

    La fille des éclairs et du tonnerre.

    Zoya Nazyalensky, générale de la Seconde Armée, connaît trop bien les ravages provoqués par la guerre. Détentrice de nouveaux pouvoirs extraordinaires, la jeune femme est prête à devenir l'arme dont son pays a besoin. Quel que soit le prix à payer.

    La reine des sanglots.

    Chargée d'une mission d'espionnage en plein territoire fjerdan, Nina pense pouvoir déstabiliser l'ennemi en s'infiltrant au plus près du pouvoir. Les motivations de l'espionne semblent cependant aller bien au-delà du simple patriotisme...

    Un roi. Une générale. Une espionne. Trois destins capables de façonner l'avenir d'un pays. Ou d'en provoquer la chute. »

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    Avis : Je suis à un point dans ma vie de lectrice où je ne peux plus être objective quand il s’agit du Grishaverse. Donc si vous êtes ici pour avoir l’avis subjectif d’une gaga, vous êtes au bon endroit !

    Points positifs :

    Alors pour commencer, quasiment tous les points positifs déjà mentionnés dans mon avis pour le tome 1 sont toujours présents.

    Les personnages continuent d’être hyper attachants : Nikolai (ce mec est juste génial mais vous le savez déjà si vous vous êtes tapé(e)s le 1er tome), Zoya (la queen Spoilerau sens propre aussi du coup), Genya et David et je pourrais continuer d’énumérer tous les personnages attachants du Grishaverse mais vous pouvez vous-même aller voir la liste sur wiki.

    De plus, on continue de voir l’évolution des personnages avec Nikolai qui réalise quel est vraiment son objectif, Zoya qui apprend à mieux se connaître, etc… Et on a le Darkling mais ça, j’en reparlerai plus tard.

    Dans ce second tome, on a davantage de politique. Forcément, quand on est en pleine guerre, dur d’éviter le sujet. J’ai vraiment aimé cet aspect qui reste abordable : pas trop de blabla mais assez pour me contenter.

    Gros point positif, qui je trouve, différencie le 1er tome du 2nd : le rythme. Dans ce tome, le rythme est plus soutenu, il y a davantage d’action, de rebondissements, de petits cliffhangers à la fin des chapitres. En plus, la partie avec Nina devient plus intéressante à suivre, ce qui n’était pas vraiment le cas avant. On sent bien monter la tension jusqu’à climax, chose qui m’a un peu manqué dans le tome précédent où tout avait l’air un peu plat.

    A propos de la romance, elle est de 1, plus présente et de 2, elle est encore plus angsty. Pour les personnes qui ne connaissent pas ce terme, ça représente en gros le concept du « je-t’aime-mais-c’est-compliqué ». Pas que je sois contre les relations angsty dans les romans, la preuve on est toujours dans la partie « points positifs », mais c’est vrai qu’à partir d’un certain moment, j’étais prête à partir en expédition dans le Grishaverse (oui, la traversée d’univers est possible pour moi… ça fait pas de mal de rêver) et marier moi-même les deux concernés (Nikolai et Zoya) pour avoir mon fameux bisou. Oui, j’étais un peu frustrée mais justement, ça me permet du coup d’enchaîner sur le point suivant !

    Rules of Wolves m’a fait passer par des montagnes russes d’émotion puissance 1000 : je vous laisse imaginer le petit carnage. J’ai souri, j’ai senti de l’excitation et parfois de la frustration. Un peu de tension et d’impatience. Rien de plus normal si la lecture est bonne n’est-ce pas ? Et bien ce n’est que le début ! Cette lecture m’a fait littéralement pleurer le peu d’eau que j’avais réussi à emmagasiner. Et il faut croire qu’elle a aussi réussi à me faire bondir de joie : le fanservice y est pour quelque chose, je dois l’avouer. SpoilerDisons que les Dregs m’avaient un peu-beaucoup manqué. Enfin bon, pour conclure cette section, je dirais que peu de livres arrivent à me transformer en véritable boule d’émotions vifs.

    SpoilerGrand hommage à David, notre fabrikator préféré qui n’a pas mérité qu’une bombe lui tombe littéralement sur la tête le jour de son mariage. Franchement, quel karma pourri !

     

    Points négatifs :

    Vu que c’est un coup de cœur et que mon objectivité est partie en vacances prolongées, j’ai peu de points négatifs à partager… mais comme j’aime me plaindre, je vous laisse quand même un petit quelque chose : le Darkling !

    Alors, tout de suite, on va éviter les malentendus : je ne déteste pas le Darkling. Je suis certes passée à côté de la hype mais ce n’est pas pour autant que je ne le considère pas comme un personnage essentiel pour la trilogie Grisha. Mais enfin voilà, c’était uniquement dans le cas de la trilogie Grisha. Qu’est-ce qu’il vient faire dans cette duologie ? Vous me diriez : « mais c’est du fanservice, tu te plaignais pas quand c’était SpoilerKaz » ou alors « il fallait quelqu’un pour Spoilerse sacrifier à la fin et comme c’est le seul immortel dispo… » ou encore le fameux « TGCM » = ta gu*ule c’est magique ( by Julie). Alors oui, je suis d’accord en ce qui concerne le fanservice. Tout le monde doit être servi. Après tout, on a bien eu le droit aux SpoilerDregs et Alina & Co donc pourquoi pas le Darkling ? Et en plus, il permet à Leigh Bardugo d’annoncer un éventuel SpoilerSix of crows 3. Quoi de mieux ?

    Le petit bémol, c’est que dès que ça le concerne, c’est incompréhension sur incompréhension ! Ou incohérence sur incohérence ? Peu importe. Dans notre cas, les deux se rapprochent pas mal.

    Jolis beaux gros SPOILERS !

    1 – Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer comment deux individus qui sont supposés être intelligents ont réussi l’exploit d’accéder à la requête du Darkling (qui avait une tête à prévoir une évasion, fallait quand même le faire pour ne pas le piger) en échange d’un « peut-être qu’il y a un endroit qui pourrait potentiellement avoir les matériaux nécessaires pour le rituel que vous avez déjà raté quelque part dans des montagnes inconnues ». Encore un peu et le Darkling allait nous pondre une prophétie à la sauce Percy Jackson et ça n’aurait absolument rien changé à la stupide décision que prendront Nikolai et Zoya.

    2 – Au moment de la rencontre entre notre cher Aleksander et Alina accompagnée de Mal et Misha, nouvelle incompréhension. Passons le moment niais entre Alina et Mal qui ont soudainement décidé de sortir leur bestseller des phrases à l’eau de rose bas de gamme et concentrons nous plutôt sur le moment fatidique. Comment le Darkling a-t-il réussi à toucher les mains jointes des deux tourtereaux ? Simple. Une personne aux neurones déficiantes avait trouvé que mettre un meutrier de masse à moins d’un mètre de ses deux victimes préférées était une bonne idée. L’excuse ? Pour prendre du THÉ ! Du p*tain de THÉ !!!

    3 – L’ambition du Darkling. On sait depuis Grisha que son but ultime est de créer un havre de paix pour les Grishas. Bien sûr, tout parent doit parfois gronder ses enfants même s’il n’aime pas le faire lorsque ces derniers font des bêtises. Passons le fait que ces bêtises en question étaient uniquement le fait qu’ils avaient une opinion différente et que le Darkling n’a pas grondé ses Grishas mais les a tué (mais encore une fois, ce ne sont que des détails. Lol.) Et malgré tout cela, Leigh Bardugo, dans toute sa sagesse, a jugé bon qu’Aleksander n’était pas assez chaotique. Elle a donc décidé de lui donner un nouveau but. Le monsieur a décidé qu’en fait, être inoubliable, ça serait pas mal ! Voici la justification donnée pour expliquer le fait qu’il était prêt à se faire empaler pour l’éternité. Après, le fait que Yuri ait fusionné avec le Darkling y ait sans doute pour quelque chose. Malheureusement, j’ai du mal à croire que Yuri alias le pire commentateur du Grishaverse (c’est-à-dire qu’il ne commente pas, il énonce des observations) soit parvenu à influencer à ce point le Darkling. C’est juste tiré par les cheveux à ce stade.

    Fin des jolis beaux gros SPOILERS !

    En gros, les chapitres du point de vue du moine (Yuri/Darkling) me semblent tout bonnement inintéressants voire carrément inutiles.

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    En conclusion, je vous recommande Rule of Wolves mais préparez une petite boîte de mouchoirs, on ne sait jamais.

    Alex

  • King of Scars

    Lu en anglais!

    Autrice : Leigh Bardugo

    Genre : Fantasy YA

    Résumé :

    «  Aux yeux de tous, Nikolai Lantsov, roi de Ravka, a tout pour plaire : jeune, charismatique, il est le héros de la guerre civile qui a déchiré le royaume.

    Installé depuis peu sur le trône, Nikolai doit pourtant faire face à une nouvelle menace : des forces ennemies semblent bien décidées à envahir le pays, dont les frontières sont affaiblies, et les coffres vides. Nikolai doit donc trouver un moyen de rétablir les finances, forger de nouvelles alliances et renforcer son armée de Grishas, cette élite magique qui a tant souffert de la guerre civile.

    Or, la plus grande menace pour le royaume n'est autre que le roi en personne ! Victime, pendant la guerre civile, d'une terrible malédiction, Nikolai se transforme presque chaque nuit en une monstrueuse créature que seuls quelques Grishas semblent pouvoir contenir.

    Hélas, les ténèbres qui habitent le jeune monarque sont de plus en plus fortes, et Nikolai craint de devenir un monstre pour toujours.

    Résolu à combattre le mal qui le ronge, il décide de partir en quête de réponses dans un lieu où règne la plus sombre des magies.. »

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    Avis : Ce 1er tome est un bonne lecture qui mélange l’ambiance de Grisha et le style de Six of Crows.

    Points positifs :

    Premier gros point positif de ce livre : il a le mérite d’être le seul à avoir le POV de Nikolai. C’est suffisant comme explication ou je développe ? Bon allez, je développe un peu pour les personnes qui n’ont pas eu la chance de rencontrer Nikolai dans toute sa gloire. Attention, dans 3… 2… 1… Nikolai est beau.

    Quoi ? Ce n’est toujours pas assez? Ah oui, c’est vrai. 90% des hommes dans les romans sont canons à en faire baver les filles/les mecs. Donc je suppose que le fait qu’il soit drôle, sarcastique, intelligent, charmant, persévérant et très fort pour la parlotte (c’est un roi l’air de rien) ne suffit pas à le différencier des 10 000 autres hommes dans les YA. Bon… Je vais devoir sortir ma dernière carte : c’est un excellent chien de garde. Ah oui, dents acérées, paire d’ailes qui le fait voler à une vitesse pas trop mauvaise et surtout longue distance, un physique quand même pas si ingrat que ça, jolie paire de yeux aussi, très sombre et mystérieuse, et puis le camouflage dans la nuit au top. Excellent chien de garde comme je le disais avant. Après, faut être prêt à sacrifier quelques brebis par-ci par-là. C’est ça ou votre bras… Si après ça, vous ne trouvez pas Nikolai intéressant, je ne peux plus rien faire.

    Sinon, je vous parle aussi de Zoya ? Non, je rigole. Je suppose que vous n’êtes pas là pour lire une dissertation non plus.

    Autre point, j’ai beaucoup aimé les dialogues entre les personnages, tout particulièrement les conversations entre Nikolai et Zoya. Il faut dire que ces deux-là savent jouer sur les mots et ont un humour rempli de sarcasme que j’affectionne beaucoup. Exemple : « “You’re late,” said Zoya. “I’m the king,” said Nikolai. “That means you’re early.”» traduit littérallement par mes soins comme « Tu es en retard » dit Zoya. « Je suis le roi, » dit Nikolai « Ce qui veut dire que tu es en avance ».

    Le petit moment d’anglais finit, je dois également vous parler de l’écriture de Leigh Bardugo. Cette autrice possède une plume qui rend son récit rapide et facile à lire malgré les informations assez denses. J’ai tout bonnement tourné les pages à une vitesse fulgurante. Sacré pageturner.

    Si vous aviez peur que l’univers du Grishaverse reste semblable à celui que vous avez découvert durant toute une trilogie entière, rassurez-vous, j’ai une bonne nouvelle. En effet, l’autrice développe encore plus le world-building et nous offre aussi un petit moment sympa avec des SpoilerSaints. Oui, rien que ça. On apprend que les limites fixées aux pouvoirs des Grishas ne sont peut-être pas si restreintes que ça et que surtout, il serait aussi temps de mettre à jour le système d’éducation.

    Quant à l’intrigue, elle est remplie de 10% de politique, 30% d’enquêtes, 40% d’action et de 5% de bons retournements de situation. J’avoue avoir deviné quelques unes mais ces plot twists restent malgré tout plaisantes. Et pour ceux qui se demandent où sont passés les 15% restants, ils représentent les moments où j’étais tellement captivée par ma lecture que je n’ai pas eu le temps de procéder les informations.

    Petit mot concernant Isaak, nouveau personnage qu’on rencontre dans King of scars. C’est quelqu’un de fondamentalement bon, courageux et attachant. Franchement, je suis contente de l’avoir découvert. Et sa romance avec SpoilerMayu est juste trop mignonne. SpoilerRoméo et Juliette de William Shakespeare? Pardon, je ne connais que Isaak et Mayu de Leigh Bardugo.

    Points négatifs :

    La 1ère partie du roman est assez lente. Le rappel des différents éléments du Grishaverse ne m’intéressait pas vraiment puisque je le connaissais déjà grâce à Grisha et Six of Crows. Quant au côté politique, malgré le fait que sa présence ajoute une touche de réalisme, je ne peux pas dire qu’elle m’a intriguée non plus.

    De même, malgré le fait que je sois vraiment heureuse de revoir Nina, son point de vue ne m’a pas intéressée plus que ça. L’enquête est lente, stagne un peu même et à mon avis, ne sert qu’à couper le rythme du livre.  

    Dernier point, je n’apprécie pas forcément le dernier retournement de situation. Je sais que d’autres ont sûrement crié sur tous les toits leur joie mais je ne fais malheureusement pas partie de ce groupe. SpoilerHonnêtement, je préférais le Darkling en cendres et bien mort. Voilà, c’est dit. Je me le suis tapper pendant trois tomes, je ne tenais pas à le retrouver de sitôt. Le Darkling, c’est un peu comme une chausette trouée que j’ai perdue et que je ne comptais pas revoir.

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    En conclusion, j’en attends beaucoup du second tome et j’ai juste très hâte de retrouver Nikolai et Zoya ainsi que tous les autres personnages qui ont réussi à se creuser un petit nid dans mon cœur de lectrice.   

    Alex

  • Grisha #2 : Siege & Storm

    Autrice : Leigh Bardugo

    Genre : Fantasy

    Résumé :

    « "Je suis l’Invocatrice de lumière. Et je suis votre dernière chance."

    DÉVOTION. REMORDS. MARTYR.

    Un pays déchiré par la guerre civile.

    Une jeune femme idolâtrée, rongée par ses propres pouvoirs.

    Un corsaire flamboyant et mystérieux.

    Un soldat renégat, en proie aux doutes.

    Une menace grandissante. Un danger imminent.

    RÉSISTANCE. POUVOIR. SACRIFICE.

    Pour s’opposer au Darkling, Alina devra explorer ses propres ténèbres. Au risque d’y perdre sa lumière. »

    ____________________________

    Avis :

    J’ai mieux apprécié ce tome par rapport au précédent : il faut dire que Leigh Bardugo a su mettre plus de tension !

    Points positifs :

    Dans ce tome, l’ambiance a bien changé. Beaucoup plus sombre et plus tendue. En effet, un élément concernant Alina ajoute un côté ténébreux frôlant la folie et j’adore ça. De plus, Alina s’isole de plus en plus notamment à cause de son rôle en tant qu’Invocatrice de Lumière et donc de figure de pouvoir. Et la seule personne à qui elle fait confiance, Mal, a du mal à s’adapter à tous ces changements. Et bien sûr, le Darkling est toujours vivant et prêt à lui casser les ovaires. Bien sûr, il y a également toute cette dimension où notre héroïne ressent une sorte d’attraction par rapport à son némésis, ce qui rend la situation plus délicate.

    Je dédicace ce paragraphe entier à un personnage coup de cœur qui n’est d’autre que Sturmhond ! J’adore ce genre de personnage à l’humour sarcastique et en même temps bouffon, qui peut cependant afficher une face d’autorité et de pouvoir. Et puis, le fait qu’il arrive à jouer avec tout un arsenal de visages rend ce personnage plus profond malgré la superficialité qu’il semble exposer au monde.

    Le rythme dans ce tome est plus soutenu et puis, on alterne les moments de tension et les moments un peu plus calmes de politique et de planification face à la guerre. On développe également un peu plus les personnages et surtout Alina. Elle gagne de la profondeur et de la maturité sur certains points. De nouveaux personnages nous sont introduits comme Tamar, Tolya, Sturmhond, etc…

    La traduction est beaucoup mieux dans ce tome-ci (et pour le tome 3 aussi). C’est sûr que ça rend la lecture tout de suite plus agréable !

     

    Points négatifs :

    La romance dans ce tome est importante, notamment parce que ça affecte directement Alina et son évolution mais aussi parce que ça tisse des liens entre les différents personnages. Malheureusement, j’avoue n’avoir jamais apprécié les triangles amoureux et ne parlons même pas des carrés amoureux (ma phobie littéraire). Du coup, vous vous en doutez, la pseudo-romance entre SpoilerAlina et Nikolaï, je l’ai réduite vite fait bien fait à l’état d’amitié mélangé avec un soupçon de manipulation politique. Juste ça. C’est déjà assez difficile de gérer Alina/Mal/Darkling alors évitons d’élargir ce problème avec un autre gigolo.

    Donc… Concernant le triangle amoureux, pas beaucoup d’évolution. De ce côté-là, Leigh Bardugo a décidé que les mot-clés seraient DRAMA et ABSENCE DE COMMUNICATION. Mais que serait un YA sans ces expressions phares ? Vous le sentez la frustration doucement monter en moi ?

    Toujours pas compris d’où venait la hype pour le Darkling. Peut-être que je vais enfin pouvoir ouvrir les portes du fangirlisme dans le dernier tome. Qui sait ?

    ______________________

    Suite à ce 2ème tome bien plus satisfaisant avec une fin qui promet du lourd, je n’ai qu’une hâte, finir cette trilogie !

    Alex

  • Master of One

    Lu en anglais!

    Autrices : Jaïda Jones & Danielle Bennett

    Genre : Fantasy

    Résumé :

    “Rags is a thief—an excellent one. He's stolen into noble's coffers, picked soldier's pockets, and even liberated a ring or two off the fingers of passersby. Until he's caught by the Queensguard and forced to find an ancient fae relic for a sadistic royal sorcerer.

    But Rags could never have guessed this "relic" would actually be a fae himself—a distractingly handsome, annoyingly perfect, ancient fae prince called Shining Talon. Good thing Rags can think on his toes, because things just get stranger from there...”

    ___________________________

    Avis :

    Ce premier tome a été une très bonne lecture qui a frôlé le coup de cœur !

    Points positifs :

    Tout d’abord, le style d’écriture. Ceci peut être autant un mauvais point qu’un bon point. Je m’explique. L’écriture peut être perçue comme fournie et riche par certains, et longue et lourde par d’autres : je fais partie du 1er groupe. En tout cas, pour ma part, l’écriture n’a pas été un obstacle et au contraire, j’ai réussi à me plonger rapidement dans l’histoire ! Les chapitres sont d’ailleurs généralement courts ce qui donne de la fluidité et qui pourrait éventuellement justifier pourquoi j’ai dévoré ce livre d’un coup.

    Mon plongeon express est aussi sûrement dû à la panoplie de personnages attachants présents dans ce bouquin. Et oui, c’est un autre livre avec de multiples POV/PDV et j’aime ça. Déjà avec Six of Crows, mon cerveau s’était configuré pour apprécier la diversité des perspectives. Donc vous vous doutez sûrement qu’avec pas moins de 5 POV, j’allais être gâtée.

    Comme mentionné ci-dessus, les personnages sont attachants et je ne vous cache pas que le format à multiples POV y ait pour beaucoup. Malgré tout, mon attachement ne se résume pas seulement à cela. Il faut dire que le sarcasme et le langage enflammé de Rags ainsi que la loyauté et l’innocence de Tal ont aussi pas mal aidé à les rendre sympathiques à mes yeux. En effet, je le proclame tout haut et fort, j’ADORE le sarcasme donc quand Rags se présente à ma porte en tant que personnification du genre, je ne peux que me prosterner. J’entends bien qu’il y a moult de personnages autant voir plus sarcastique que Rags *kof* Thomas Cresswell *kof* mais je n’ai jamais dit que je ne fangirler pas pour plusieurs d’entre eux.

    Je ne vous parlerai pas des autres personnages pour éviter tout spoil mais sachez qu’ils ne manquent pas non plus de qualités qui les rendront bien agréables à suivre.

    Parler des personnages revient forcément à parler relations ! Pour faire simple : slow-burn et diversité. Que ce soit pour l’amitié ou la romance, attendez-vous à de la méfiance, des doutes et de l’incompréhension au départ pour progressivement se transformer en réelle solidarité, entraide et amour. J’ai vraiment apprécié que les autrices prennent du temps pour la romance principale entre SpoilerRags et Tal. Du coup, quand ça fermente depuis pas moins de 500 pages et que le Spoiler→kiss arrive enfin, j’étais joie ! J’avais sorti le ukulélé et Riptide jouait en arrière fond.

    En ce qui concerne l’univers, je l’ai trouvé plutôt sympa même si ce n’est pas très développé. Dans ce tome, on se centre surtout sur une prophétie et la recherche des fragments du Great Paragon donc c’est vrai qu’on n’explore pas plus que ça la mythologie ou la culture du monde. Néanmoins, la jolie carte au début du livre est un bon complément pour se repérer géographiquement.

    Enfin, la fin est une réussite également de mon point de vue : la tension était là ainsi que l’action. Et puis le mini-cliffhanger n’est pas pour déplaire même si maintenant, je me retrouve bêtement à attendre une date de sortie pour le 2nd tome…

     

    Points négatifs :

    Le rythme est assez lent. Bien que cela ne m’a pas posé de problème, je reconnais que l’écriture n’aide pas et que des longueurs peuvent se faire ressentir par endroits. Surtout que certaines scènes d’action restent brouillonnes, encore plus si on n’est pas concentré.

    Au niveau de l’intrigue, malheureusement, je ne peux pas vraiment dire que l’originalité y transpire. Les retournements de situation étaient prévisibles pour peu que vous ayez déjà lu un certain nombre de YA.

    Les méchants ne m’ont fait ni chaud ni froid. Je les ai trouvé peu approfondis, fades même et j’espère que ça s’arrangera dans la suite.

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    En conclusion, je vous recommande ce roman qui m’a bien plu et qui j’espère vous transportera autant que ça l’a fait pour moi.

    Alex

  • La descente ou la chute

    CouvAuteur : Basile CendreCoup de coeur 2

    Genre : Fantasy/Post-apocalyptique

    Résumé :

    « Sauter pour sombrer dans la brume ou descendre de son perchoir et dégringoler les montagnes de décombres, de ferrailles enfouies et hostiles. Peut-être atteindre les profondeurs obscures où dorment les titans, ces géants corrompus au sommeil éternel... et tourmenté. Il lui faudra éviter les chuchotements vicieux de la brume, l’étreinte froide et violente des Oubliés, et la tentation troublante du vertige. Mais Loup le sent, il y a un secret en bas, une liberté que le ciel plombé des hauteurs lui refuse. »

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    Avis :

    Ce roman a été un coup de cœur. Il y a de bons éléments comme des mauvais mais l’ensemble a malgré tout réussi à me séduire au point que je n’ai pas pu lâcher le livre à partir du 2/3.

    Points positifs :

    Je dois avouer quand lisant le résumé, je m’attendais à un monde de fantasy/post-apo banal. Mais pas du tout ! L’auteur réussit à nous livrer un monde avec des concepts originaux, très mystérieux avec des politiques différentes même si assez manichéennes. Par exemple, le concept de la brume et des Oubliés est, je trouve, génial et m’a bien plu.

    En ce qui concerne les personnages, au début, j’ai eu peur de ne pas pouvoir m’attacher à eux à cause d’une certaine impression de distance entre eux et moi, lectrice. J’avoue ne pas savoir si cette distance est dûe ou non au type de narration mais ça m’a rendue dubitative sur ma capacité à m’intéresser aux personnages. Heureusement, ce fut une crainte futile puisqu’au fil des pages, j’ai trouvé les personnages de plus en plus attachants et sympathiques. On a notamment des aperçus du passé de Loup, ce qui le rend plus humain et plus touchant, de même que pour les autres. Loup, étant le protagoniste, je me suis davantage sentie proche de lui mais la lutte intérieure de tous les personnages comme Rosemonde, Auria, Gallart ou encore Brénard (en plus de Loup), est quelque chose qui m’a fait éprouver de la compassion et de l’empathie pour leur situation.

    L’écriture de l’auteur est poétique, très prompte à l’introspection et peut paraître assez froide au début. Malgré tout, je ne l’ai pas particulièrement trouvée difficile à lire. Quant au rythme, il y a des lenteurs mais je ne les ai pas considérées comme gênantes puisqu’elles contribuent, à mon sens, à l’ambiance et au portrait de l’état psychologique du protagoniste.

    Ce roman nous transmet également de nombreuses et différentes pistes de réflexion, que ce soit sur l’environnement et l’écologie, sur l’identité, sur les dictatures et l’abrutissement par le travail. Il y a aussi cette question de contemplation sur son passé, ses peurs. En tant que lectrice/lecteur, beaucoup d’interprétations sont possibles et je pense qu’une seule lecture ne permet pas de découvrir tous les messages pouvant être captés, un peu comme Candide de Voltaire ou Le petit prince d'Antoine de Saint-Exupéry.

    Gros point positif de ce livre, à mes yeux, c’est l’ambiance. L’atmosphère sombre, lourde et oppressante est bien présente. Je l’ai ressentie tout le long de ma lecture. Je la trouve bien faite et ça m’a permis de m’immerger plus facilement dans le monde. Cette ambiance est aussi en accord avec les états d’âme de Loup, accentue soit son désespoir, soit sa lente déchéance.

     

    Points négatifs :

    Quelques éléments « brouillons » sont à signaler. Notamment certains éléments du matériel de ferrailleur de Loup. Tout d’abord, il m’a fallu 60 pages environ pour comprendre ce qu’était concrètement une lumelance. Et puis le concept du Fil, bien qu’intéressante, me semble assez flou. Si on considère le Fil comme étant une métaphore quelconque, et bien oui, il n’y a pas vraiment de problème lié à l’espace. Mais si on le considère comme un objet bien réel, qui existe dans l’espace en tant que matière, j’ai du mal à croire que ce soit possible pour le Fil de suivre Loup sans accroche. Si je commençais à déambuler dans ma maison avec un fil pendu derrière moi et tenu par une tierce personne, je suis quasiment certaine que ce fil se serait coincé au moins une centaines de fois dans des recoins de ma maison que je ne connaîtrais même pas.

    Enfin, la fin m’a paru quelque peu brusque et pressée voire insatisfaisante. C’est très subjectif mais j’aime quand on me donne des réponses à mes interrogations. Par exemple, Spoilerje ne sais toujours pas d’où sort Lutin, qu’est-ce qu’il faisait là, son passé. Comment Loup a réussi à faire rendormir un géant en lui foutant une source de lumière dans l’œil. Non mais parce que si on me faisait la même chose, je hurle et je réveille mes voisins. Je ne vais sûrement pas aller dormir à nouveau. Mais encore une fois, ce sont des questions qui n’auraient pas réellement de réponses concrètes si on les prenait dans le sens philosophique de la chose. Enfin bon, cela n’empêche pas que ça m’a frustrée et que j’aurais aimé une fin moins abrupte et peut-être, un peu plus développée.

    Le dernier bémol que je pourrais reprocher au livre ne dépend pas de l’auteur. En effet, il existe dans le texte plusieurs fautes de frappe (p.116 ; l.19) ou (p.118 ; l.6) ou même un paragraphe répété (p.171-172). Cela m’a malheureusement fait sortir momentanément de ma lecture et m’a fait douté de mon français.

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    En conclusion, une très bonne lecture que je conseille si vous avez envie d’une fantasy/post-apo qui change de la normale. Et puis, ça vous fera aussi réfléchir sur pleins de sujets, rien de mieux pour ouvrir son esprit et se purger de la brume !

    Alex

  • Grisha #1 : Shadow and Bone

    Autrice : Leigh Bardugo

    Genre : Fantasy

    Résumé :

    « Orpheline, Alina ne peut compter que sur elle-même. Quand l'armée la recrute pour une expédition dans la Nappe d'ombre, un brouillard maléfique qui déchire le royaume, la jeune fille s'attend à y laisser sa peau... Les rares survivants des précédents raids racontent que des monstres s'y repaissent de chair humaine ! Seul Grisha, puissants magiciens, sont à même de lutter contre cette malédiction. Et si cette épreuve révélait aux yeux de tous la véritable nature d'Alina ? »

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    Avis :

    Ce premier tome commence bien la trilogie !

    Points positifs :

    Malgré son rôle de tome introductif, j’ai pris plaisir à redécouvrir le Grishaverse d’un autre point de vue, celui des grishas. Je suis toujours très heureuse de replonger dans l’univers de Leigh Bardugo même si j’avais peur de trouver sa trilogie décevante par rapport à sa duologie. Et bien, j’avais faux et raison en même temps. Déjà, c’est injuste de comparer Grisha à Six of Crows pour diverses raisons : l’expérience de l’autrice, l’ambiance et la manière d’aborder l’intrigue sont autant de points qui diffèrent entre les deux. Et puis, si je n’avais pas lu SoC avant, j’aurais adoré l’univers malgré tout.

    Les personnages sont attachants. J’ai été agréablement surprise par Alina. Je ne sais pas pourquoi mais j’étais partie du principe qu’elle serait effacée, faible et manipulable comme jamais. Bon, certes, elle est effectivement manipulable et faible physiquement mais à part ça, je faisais fausse route. Qu’est-ce qu’elle a du répondant Alina ! Bon, pas très futée des fois et naïve par moments mais rien de très grave pour une protagoniste de YA. J’ai aussi adoré Genya et j’ai apprécié le personnage de Mal. Et je dois avouer que pour l’instant, avec seulement le tome 1, je ne comprends pas pourquoi les gens détestent Mal et idolâtrent le Darkling.

    L’intrigue est assez simpliste mais efficace. Je trouve personnellement qu’il y avait un bon rythme et que les péripéties s’enchaînaient bien.

    Points négatifs :

    La traduction laisse parfois à désirer. Je ne sais pas si c’est uniquement dans l’intégrale de France Loisirs mais je dois dire que par moments, je doutais sérieusement de mon français.

    De plus, j’ai trouvé quelques passages qui m’ont frustrée dans le roman : Spoilers dans la suite, lisez à vos risques et périls !!!

    Premièrement, quand Alina découvre que non, le Darkling ne s’appelle pas le Darkling pour rien, elle est dans le déni. Et quand je dis déni, c’est la forme hardcore : le cœur qui bat aussi fort que les basses dans les vidéos « bass boosted », les glandes sudoripares qui ont décidé de reproduire les chutes du Niagara sur son visage, les mains sur les oreilles pour ne pas entendre la voix de la raison (ne faites pas semblant, je sais que ce geste ne vous est pas inconnu)… En gros, Carmina Burana jouait en arrière-plan (J’avoue, j’exagère. Mais ça fait du bien de sortir les hyperboles de temps en temps non ?) Heureusement que ça n’a pas duré des plombes mais c’était assez agaçant.

    Recontextualisation: Sa prof lui prouve que le beau gosse n’est peut-être pas aussi parfait que ça, qu’il a une morale assez douteuse mais miss Alina avait préalablement décidé que ce dernier était gentil, pas manipulateur du tout et qu’après un ou deux roulages de pelles, c’est bon, elle pouvait lui faire confiance entièrement. Pas con le Darkling ! Peux pas en dire autant pour la demoiselle.

    Deuxièment, quand Alina demande à Mal de la tuer si elle se fait attraper par le Darkling. Corrigez-moi si j’ai faux, mais avait-elle vraiment besoin de demander une telle faveur ? Non mais parce que le suicide existe aussi : un couteau dans la main, la lame sur la jugulaire, un mouvement sec et circulaire du bras et un peu de volonté aurait suffi pour avoir le même résulat avec le mélodrame inutile en moins. Si tu as les tripes d’aller contre vents et marées pour ton boyfriend, je pars du principe que tu l’aimes assez pour ne pas lui refiler un TSPT aka un truc pas sympa comme cadeau d’adieu.

    Je vous ai déjà dit à quel point je n’aime pas les triangles amoureux ? Et bien, pour Grisha, j’ai été préalablement vaccinée par Girl, Serpent and Thorn (ma lecture précédente)! Du coup, totale indifférence face à ce trio. Même le fait qu’Alina soit frustrée sexuellement ne m’a pas fait lever les yeux en l’air. Total sang-froid ! Aucune réaction ! Rien de rien !

    Nan je rigole.

    Juste une pointe d’irritation couplée d’envie de meutre. Faut me comprendre, je pars du principe que l’hypocrisie existe en chacun de nous mais Alina, tu fais fort quand même. Tu es jalouse parce que Mal couche avec des filles (et tu le lui reproches) alors que tu n’es même pas avec lui mais tu n’as aucun problème non plus à soulever ta jupe pour le Darkling après deux-trois discussions. Et franchement, ce n’étaient pas non plus des conversations très romantiques. Sérieusement, je ne juge pas (bien sûr que si), mais j’ai du mal à comprendre comment Alina arrive à se chauffer avec des dialogues qui se résument à 70% de « bla-bla-bla-politique-bla-bla-bla », 20% de « tu-es-nulle-mais-ce-n’est-pas-grave-tu-m’as-moi » et 10% de « tu-me-déçois-parce-que-tu-n’agis-pas-comme-je-voudrais ». Encore une fois, quelqu’un m’explique pourquoi le Darkling est aussi adoré ?

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    En conclusion, un bon démarrage malgré les défauts classiques d’un YA. Je le recommande même si c’est juste pour profiter du personnage de Genya. 

    Alex

  • Cher père Noël, je voudrais un mec!

    Autrice : Caro M. Leene

    Genre : Romance

    Résumé :

    « C’est la dernière fois qu’Aly écoute les conseils foireux de sa meilleure amie ! Écrire sa liste au père Noël ? D’accord, c’était drôle comme idée, jusqu’à ce que sa poisse légendaire fasse encore des siennes et qu’Aly envoie par erreur ladite liste par mail à… son patron, Evan Sanders, qui est plutôt du genre père Fouettard. Non seulement il va savoir que son vœu le plus cher est de se trouver un mec – ou, à défaut, de découvrir de beaux sex-toys sous le sapin – mais, en plus, il va apprendre qu’elle fantasme sur lui (qu’est-ce qui lui a pris d’avouer qu’elle ne le repousserait pas s’il lui sautait dessus ?). Sa carrière professionnelle est foutue, c’est sûr. Tout compte fait, Aly ne souhaite plus qu’une seule chose pour Noël : un miracle. »

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    Avis :

    Avec un titre pareil, vous vous doutez bien que j’avais pas mal d’attentes !

    Je pense ne prendre aucun risque si je vous décris ce roman comme étant la parfaite « romance de Noël ». Tout y est : un homme canon et gronchon mais qui possède un côté doux, une femme qui est créative mais manque de bol, elle a un job qui ne lui permet pas de s’épanouïr, un contexte romantique c’est-à-dire Noël et une partie de jambe en l’air dans le bureau du patron (entre autres).

    Sur le coup, niveau fantasme, vous êtes servi(e)s : ils s’envoient en l’air au moins 7 fois en tout et dans divers endroits : dans la salle de bain, dans le lit, sur la table de réunion et j’en passe. Et s’ils ne peuvent pas passer directement à l’action, les pensées d’Aly nous rappellent très bien que sa libido est bien active. Non que ce soit quelque chose de mal (c’est une romance duh) mais au bout de 100 pages pour un roman qui n’en fait que 300, j’aurais bien voulu avoir autre chose qu’Aly en train de baver sur son boss ou en train de se chauffer parce qu’Evan est une bombe sexuelle ! Et je tiens à souligner ce point puisque pendant 1/3 du livre (et encore je suis gentille), Aly le répète sans cesse. Je ne sais pas, peut-être que l’autrice avait peur qu’on oublie ce « détail ».

    Sinon, je ne vous parle pas d’à quel point l’intrigue était prévisible mais c’est comme les films en cette période, on sait déjà en avance tout ce qui va se passer rien qu’avec le résumé mais ça ne nous empêche pas de plonger les deux pieds dedans ! Donc, niveau drama, c’est menu complet !

    Personnellement, j’ai surtout apprécié ce roman parce qu’il a réussi à me faire passer par toute une panoplie d’émotions : hilarité (et il y en a eu, même si c’était pour diverses raisons), agacement (en même temps, quand tu te doutes fortement qu’un peu de communication aurait suffi pour t’éviter 30 pages de quiproquo répétitif), indifférence (faut pas m’en vouloir, je ne peux quand même pas éviter la case « blasée » quand je suis face à des stéréotypes), satisfaction (on pense à la fameuse réconciliation à la fin qui te permet de te dire que les personnages ont eu leur happy ending), etc…

    Justement, en parlant des personnages, je dois dire que j’apprécie particulièrement leurs dialogues et surtout ceux remplis de sarcasme et de provocation. Pour ma santé mentale, ne parlons pas trop des dialogues où un des personnages (si ce ne sont les deux) semble perdre momentanément soit l’ouïe soit le bon sens (petit clin d’œil à la spécialité d’Aly : le bouchage d’oreilles au moment où elle aurait dû les ouvrir bien grands).

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    En gros, comme déjà dit avant, une romance parfaite à lire si vous voulez de la légèreté, un moment de détente et des moments coquins !

    Alex

  • Meilleurs voeux et va au diable!

    Autrice : Emilie Parizot

    Genre : Romance

    Résumé :

    « Coline file le parfait amour avec... Chez Marcelle, la petite boutique de décoration florissante qu'elle a créée il y a quatre ans et qui, depuis, occupe tout son temps. Chez elle, chaque objet est choisi avec tendresse. Du coup, les hommes sont loin d'être sa priorité. De toute façon elle n'a connu que quelques histoires beaucoup trop courtes pour satisfaire son âme romantique.

    Pourtant, elle est presque séduite lorsqu'un client particulièrement à son goût lui fait les yeux doux... et très déçue en découvrant que ce vil charmeur n'est autre que le propriétaire du nouveau magasin de décoration qui vient d'ouvrir juste en face du sien. Et dire qu'elle se voyait déjà à son bras, alors qu'il étudiait simplement la concurrence ! Elle aurait –; à la limite –; pu lui pardonner de lui avoir donné de faux espoirs, mais elle ne risque pas d'oublier la menace qu'il fait peser sur sa petite entreprise adorée.

    Coline ne compte pas se laisser faire... que le meilleur gagne ! »

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    Avis : C’est une petite romance sympathique mais qui n’a malheureusement pas fait battre mon cœur en cette période de fin d’année.

    Points positifs :

    Les personnages secondaires ont été attachants chacun à leur manière : Carmela avec son caractère fonceur, Jana plus douce et optimiste, Javier toujours serviable et Salomé très protectrice. Bon, forcément, il y a Gabriel le macho que j’ai moins apprécié mais il n’a pas été créé pour l’être de toute façon.

    J’ai beaucoup aimé le trio Coline-Carmela-Jana. J’apprécie beaucoup leur amitié dans ce livre et je dois dire qu’elles semblent partager un véritable lien d’affection que j’envie. Cette amitié m’a donné une raison en plus de continuer ma lecture.

    De nombreux moments cocasses et amusants sont présents dans ce roman et c’est tant mieux : j’ai bien ri avec nos personnages et je dois dire que certaines répliques sont vraiment sympathiques.

    Points négatifs :

    Je n’ai malheureusement pas pu m’attacher outre-mesure à nos deux personnages principaux, Coline et Adam. La raison ? Et bien… Coline m’a paru vraiment puérile par moments, de même pour Adam. Il y a également une sorte de distance avec Adam notamment parce qu’il reste assez mystérieux jusqu’à la toute fin. Je me représente ces deux personnages comme des enfants de maternelle par moments tellement ils sont ridicules avec leur guerette et aussi par rapport à certaines réactions trop excessives ou extrêmes.

    L’intrigue était pour le moins intéressante au départ. Et puis ça s’essoufle petit à petit, au fur et à mesure que les pages défilent. Coline attaque, Adam contre-attaque et ainsi de suite. Cela devient vite répétitif et peu attrayant. Heureusement, on peut compter sur les histoires en parallèle avec Carmela et Jana pour donner le change mais même ça, ça ne suffit pas parce que ces histoires ne sont pas non plus très développées. Quant à la fin, on ne peut même pas dire qu’il y ait un retournement de situation. L’autrice fait mijoter pendant tout le livre le « secret » d’Adam pour au final nous donner quelque chose de fade. SpoilerC’est sûr que c’est mignon qu’Adam rende visite à la grand-mère mais est-ce que ça vaut la peine d’en faire toute une histoire ?

    Le triangle amoureux avec Spoiler→Gabriel, Coline et Adam ne m’a fait ni chaud ni froid. Je ne sais même pas si c’est une bonne chose ou non. Pour une fois, je suis contente que le personnage féminin clarifie la situation mais il a fallu que le zigoto (Spoiler→Adam) soit malgré tout jaloux. Je sais que c’est censé montrer qu’il tient à elle mais c’est quand même dérangeant de voir à quel point il devient jaloux facilement.

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    Au final, une romance de Noël qui reste globalement agréable à lire en cette saison mais qui possède malgré tout des défauts qui, je pense, auraient pu être corrigés facilement.

    Alex

  • Le Marchand de sable - T1

    Autrice : Gaïa Alexia

    Genre : Fantasy/Romance

    Résumé :

    « Nola Nott a tellement dû croire à la légende du Marchand de Sable lorsqu'elle était enfant que, des années plus tard, il hante ses cauchemars. Précédé de papillons rouge sang et semant du sable derrière lui, Nola le sent, il n'attend qu'une chose : s'en prendre à elle.

    Pour l'éviter, elle se plonge dans ses cours jusque tard dans la nuit, notamment dans ceux de mythologie nordique, cette matière qui lui donne tant de fil à retordre.

    Tant qu'elle est éveillée, tout va bien pour Nola, mais que se passerait-il si rêve et réalité se confondaient et que l'homme de ses cauchemars apparaissait au détour d'une rue ?

    Aux heures les plus sombres, se joue une course poursuite digne de la cavalcade de la lune en pleine nuit. »

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    Avis :

    Que dire… Ah si ! Je l’ai fini en moins d’une demi-journée !

    Points positifs :

    Le style d’écriture de l’autrice est très fluide, peu compliqué ce qui permet une lecture très rapide et agréable. Comme je l’ai déjà mentionné auparavant, j’ai terminé ce livre très vite ce qui signifie que l’histoire a été entraînante, bien rythmée, des révélations et des rebondissements par-ci par-là… Et puis le cliffhanger de ce tome, vous n’y êtes pas préparé(e)s. Personnellement, j’ai eu de la chance, des amies m’ont conseillé d’acheter le tome 2 en même temps : ça a été l’une de mes bonnes décisions de cette année !

    J’ai vraiment apprécié les éléments de la mythologie nordique dans ce livre. Je ne sais pas pourquoi mais j’étais partie dans l’idée que ce roman allait parler de mythologie grecque et j’ai été agréablement surprise de mon erreur. Cette touche de mythe, de fantasy est ce qui m’a vraiment attirée dans cette romance.

    La romance est sympathique, angsty à souhait et j’avais même un peu peur qu’elle se dirige vers une relation pas très… Saine disons. Mais au final, merci, ce n’est pas le cas et les moments romantiques sont mimi.

    Les personnages m’ont assez bien plu. Un peu clichés, on ne va pas se le cacher mais bon, ce sont des dieux et il n’y a pas plus cliché que les divinités.

    Points négatifs :

    Les révélations sont prévisibles. Je ne dis pas non plus qu’elles auraient dûes être incroyables. Je sais que ce n’est pas un roman policier mais c’est vrai qu’à chaque rebondissement, j’avais une pensée du style « Ah, c’était donc bien ça. Bah ouais, c’était sûr que ça allait se passer comme ça. »

    Il y a certaines réactions et certains développements que j’ai trouvé un peu incohérents ou trop précicipités. Tout se fait dans les extrêmes. C’était l’impression que j’avais quand par exemple, de la sympathie se transforme tout à coup en agacement et même dégoût. Je m’attendais à un minimum de transition entre ces deux ressentis par exemple. Pour ceux qui ont lu le livre, je parle de Spoiler→comment Nola voit son voisin Léo.

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    En conclusion, je conseille cette romance entre deux grosses lectures par exemple. Ou juste pour se décontracter en compagnie de dieux nordiques canons et de déesses badass.

    Alex

  • Fable

    Lu en anglais!

    Autrice : Adrienne Young

    Genre : Fantasy

    Résumé :

    « As the daughter of the most powerful trader in the Narrows, the sea is the only home seventeen-year-old Fable has ever known. It’s been four years since the night she watched her mother drown during an unforgiving storm. The next day her father abandoned her on a legendary island filled with thieves and little food. To survive she must keep to herself, learn to trust no one and rely on the unique skills her mother taught her. The only thing that keeps her going is the goal of getting off the island, finding her father and demanding her rightful place beside him and his crew. To do so Fable enlists the help of a young trader named West to get her off the island and across the Narrows to her father.

    But her father’s rivalries and the dangers of his trading enterprise have only multiplied since she last saw him and Fable soon finds that West isn't who he seems. Together, they will have to survive more than the treacherous storms that haunt the Narrows if they're going to stay alive.”

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    Avis :

    Fable est un YA sympathique à lire surtout si vous êtes dans le mood pour vivre une aventure pleine d’actions en pleine mer.

    Points positifs :

    Je trouve que l’autrice a vraiment bien réussi à décrire l’environnement. Je pouvais même m’imaginer l’odeur salée de l’air sur les navires. Mais rassurez-vous, il n’y a pas que des descriptions de bateaux et d’étendue d’eau ! Adrienne Young nous fait également découvrir de petites villes avec chacune leurs propres caractéristiques. Bon, après, ce n’est pas non plus l’originalité du siècle. Mais c’est bien fait sans pour autant couper le rythme du livre.

    En parlant du rythme, accrochez-vous bien dès le début parce que ça part vite ! Surtout si comme moi, vous n’êtes pas familiers/familières avec le vocabulaire des minéraux et des équipements nécessaires à la navigation. Disons que j’ai dû à maintes reprises relire des phrases pour bien en comprendre le sens. Enfin bon, à part ce problème de lexique, je suis bien heureuse que les péripéties ne prennent pas 100 ans pour s’effectuer. Le bon côté des choses : on ne s’ennuie pas !

    Je dois vous parler d’une scène vers la fin qui m’a émue d’autant plus que c’était personnel à l’autrice. Je m’explique, dès le début du livre, au niveau de la dédicace, on peut se douter que quelque chose s’est passé avec le père d’Adrienne Young. Et quand on lit les remerciements, on a la confirmation : Spoilerson père est décédé et ce livre est une lettre d’adieu pour faire son deuil. Et le moment dont je veux vous parler est celui où Spoiler→Fable fait ses adieux à son père. Cela va peut-être vous paraître niais mais pour moi, c’était juste touchant. Malgré les différents, les rancoeurs et la peine, il restait tellement d’amour entre ces deux personnages.De plus, je crois que je devais être aussi assez sensible lors de ma lecture de ce passage parce que j’avais les larmes aux bords des yeux.

     

    Points négatifs :

    Les personnages ne sont pas mauvais en soi. Mais j’ai eu du mal à m’attacher à eux. Je ne sais pas pourquoi, mais il y avait une sorte de distance entre nous pendant toute ma lecture. Je dois dire que j’ai même plus apprécié les personnages secondaires et que les protagonistes (Fable et West).

    La romance entre Fable et Spoiler West était prévisible mais ce n’est pas ça qui m’a gênée. Ce qui m’a perturbée, c’est que j’avais vraiment l’impression qu’elle s’est développée de manière trop brusque. Pendant plus de la moitié du roman, on a eu un slow-burn vraiment slow et BIM, tiens chère lectrice, voici un amour inconditionnel et passionné ! Vous voulez que je fasse quoi de ça sérieusement ? C’était évident qu’il y avait un truc entre eux mais il y avait tellement de angst qu’il n’y avait pas de place pour la romance en elle-même. Est-ce que je suis claire ? Sûrement pas…

    Les retournements de situation sont prévisibles dont celui de la fin. Mais ce n’est pas forcément une critique pour Fable en particulier. J’ai l’impression que pour les YA en général ces derniers temps, les plot-twists manquent de surprise et d’originalité. C’est peut-être dû à mon expérience et aux nombreuses lectures que j’ai déjà faites. Qui sait ?

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    En conclusion, ça a été une bonne lecture, pas fulgurante mais agréable tout de même.

    Alex

  • Ces petits riens qui nous animent

    2432338 mediumAutrice : Claire Norton

    Genre : Contemporain

    Résumé :

    « Un matin, Aude vient de découvrir l'infidélité de son mari. Alexandre doit choisir entre son grand amour et sa famille. Nicolas voit son frère annuler leur rendez-vous. Tous les trois se retrouvent par hasard aux Buttes-Chaumont. Ils sont chacun tirés de leur méditation par une jeune fille qui menace de suicider. Ils l'en dissuadent en lui promettant de l'aider à retrouver sa mère disparue. »

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    Avis : Ce roman a été une agréable lecture, assez lourde mais malgré tout touchante.

    Points positifs :

    Ce roman s’intéresse à plusieurs sujets importants et en parle d’une certaine manière : il y a une certaine délicatesse mais surtout, une question de perspective. On a plusieurs points de vues qui permet au lecteur/rice de comprendre des sujets qui sont souvent à plusieures dimensions.

    J’avoue avoir été surprise par certaines directions prisent par l’autrice notamment pour le père et son passé. Disons que c’est un terrain assez miné. Bien sûr les autres sujets aussi sont intéressants et touchants : suicide, tromperie, homosexualité, etc…

    Ce livre reste, malgré ses thèmes graves, léger d’une certaine façon. Il y a des moments de gaieté, d’amitié, de solidarité et juste d’amour dans toutes ses formes. Et puis, j’ai aimé les relations entre les différents personnages. Toutes uniques mais semblables dans le fond : il y a de l’acceptance et de l’entraide.

    Les personnages sont attachants. Ils ont chacun des caractéristiques qui restent malheureusement assez stéréotypées parfois. Entre tous les personnages, mon préféré a été Nicolas. Franchement, j’étais curieuse de savoir ses secrets et son passé et je n’ai pas été déçue. Entre toutes les histoires, je préfére la sienne, peut-être parce qu’elle me touche plus, peut-être parce que j’arrive plus facilement à ressentir de l’empathie dans son cas.  

     

    Points négatifs :

    Malgré le speech de départ qui me semblait original, l’intrigue se dirige la plupart du temps sur des sentiers connus et courants dans ce type de contemporain. La romance est assez typique, la manière de traiter certains points est banal et la fin ne surprend pas. J’ai deviné l’intrigue assez facilement même si certains retournements de situation m’ont surprise (Spoiler→il faut dire que ce n’est pas tous les jours que l’un des personnages est un criminel).

    Un point m’a gênée pendant la 2nde moitié du roman. Il s’agit plutôt d’une question hypothétique plus qu’autre chose mais je suis vraiment curieuse de savoir comment l’autrice aurait géré la situation. Sur le coup, elle a choisi la facilité et ça m’a dérangée parce que tant qu’à aborder le sujet, mieux vaut aller jusqu’au bout.

    SpoilerVoilà, le truc qui m’a fait tiquer est à propos du père et de la mère de Charlène. Ils ont littéralement écrasé quelqu’un, en l’occurrence une gamine tranquillement en train de vivre sa vie, et ne lui portent pas assistance. Bon, le père voulait aller aider mais avec une folle en train de frapper son ventre alors qu’elle est enceinte, c’est compliqué. Enfin bon, passons. Des années plus tard, on apprend que la gamine a survécu, qu’elle a miraculeusement évité grâce à son hospitalisation suite à la mésaventure avec les parents de Charlène de se faire tuer dans un autre accident. Et que de toute façon, à part un problème de culpabilité du survivant, elle vit très bien sa vie (bien sûr, se sentir coupable d’avoir survécu n’est pas une moindre souffrance). Maintenant, imaginons juste que la gamine n’ait pas survécu à son accident avec la voiture. Pire, qu’elle possède une séquelle pour le restant de sa vie. Imaginons que tout cette histoire avec le bus qui se fait renverser par un autre véhicule n’est jamais lieu. Vous voyez venir mon reproche ?

    Maman folle ou non, Jérôme reste un criminel et j’avais vraiment l’impression que Claire Norton essayait de minimiser ce fait. Et pour cela, elle n’hésite pas à utiliser des miracles scénaristiques.  Déjà, Jérôme ne s’est pas livré à la police (soyons honnête, qui l’aurait fait pour un accident qui date d’aussi longtemps ?), il se fait pardonner par la famille de la victime (et même pas la victime elle-même qui n’a aucune idée de ce qui se passe), il a sa petit romance avec Aude qui ressemble aux clichés des films de Noël : il a son happy ending en gros. Je ne dis pas que je le voulais en prison mais disons que j’aurais apprécié que l’autrice ne cherche pas par tous les moyens à rendre plus digérable le fait qu’il continue de vivre sa vie après avoir laisser une petite sur la route écrasée et franchement pas en bon état.

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    En conclusion, ce roman possède une histoire sympathique, qui éduque sur certains sujets et qui présente une panoplie de personnages attachants à leur manière. Certains rebondissements et révélations sont surprenants mais en général, l’intrigue reste assez typique. Je vous le recommande si vous voulez passer du bon temps.

    Alex

  • Spirite

    Autrice : Mara

    Genre : Fantasy

    Résumé :

    « La chasse aux fantômes est un sport dangereux, surtout quand on ne sait pas qui est le chasseur et qui est le chassé.

    Dans le New York des années 1930, Ian Davenport, timide jeune chercheur en spiritologie qui traque mais surtout étudie les fantômes, voit son mentor et ami Boris Voynich se faire assassiner sous ses yeux dans des circonstances étranges. Il se retrouve alors propulsé dans une sombre histoire de meurtres inexpliqués qui semblent ne cibler que ses confrères spiritologues. Seul, désespéré, rejeté par la police qui ne le prend pas au sérieux de par son métier peu crédible, il décide de chercher de l’aide auprès des journalistes d’une rubrique paranormal d’un grand journal New York. Là, il y rencontre Nell Lovelace, une jeune femme sceptique au caractère bien trempé, qui accepte à contrecœur de l’aider. Ensemble, ils vont tenter de percer le secret de cette affaire de meurtres, qui semble liée à la terrible explosion d’origine mystérieuse de Tunguska en 1908, contrée perdue de la Sibérie profonde. »

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    Avis :

    J’avoue que je suis un peu paumée en ce qui concerne les BD. Je ne sais pas trop comment en parler.

    Bon. D’abord, j’ai été attirée par cet ouvrage grâce à la fameuse Pikiti Bouquine qui en avait parlé dans ses stories sur Instagram. Et j’ai eu un coup de foudre pour la couverture. Rien de plus simple. J’ai adoré le rendu laissé par les bordures dorées, le design des personnages, le fond…

    Et puis, le résumé avec les fantômes a fini par achever mes réticences et je suis allée me le procurer de suite. Petite anecdote : les BD en général sont beaucoup plus grandes que les romans. Et bien, lors de mes recherches dans les rayonnages, je suis passée au moins 2 fois devant sans l’avoir repérée. Si ça fait pas pitié ça…

    Au final, quand j’ai ouvert cette œuvre, je me suis fait happée dans une histoire de vengeance, de mystères, de fantômes et de meurtres. Les personnages sont attachants (surtout notre protagoniste masculin, inventeur hors pair). Le style de dessin m’a vraiment plu, c’est très « dessin animé ».

    Après, ce 1er tome est vraiment un tome introductif. Il ne se passe pas grand-chose en soit à part l’introduction des personnages et de l’intrigue. Et puis, niveau originalité, je ne dirais pas que c’est spectaculaire non plus. La BD se fait sur des connaissance de bases par rapport aux spectres etc.

    Ce que j’ai adoré par contre, c’est le carnet de croquis à la fin. Je crois que j’ai un faible pour les dessins ayant un style « brouillon ». Je trouve ça tellement agréable à observer. Cette petite section a été en tout cas un très bon bonus.

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    En conclusion, cette BD est parfaite pour le thème de Halloween et reste très sympathique à lire.

    Alex

  • Aurora Burning

    Lu en anglais!

    Auteur(s) : Jay Kristoff et Amie Kaufman

    Genre : Science-fiction

    Résumé :
    “Our heroes are back… kind of. From the bestselling co-authors of the Illuminae Files comes the second book in the epic series about a squad of misfits, losers, and discipline cases who just might be the galaxy’s best hope for survival.

    First, the bad news: an ancient evil—you know, your standard consume-all-life-in-the-galaxy deal—is about to be unleashed. The good news? Squad 312 is standing by to save the day. They’ve just got to take care of a few small distractions first.

    Like the clan of gremps who’d like to rearrange their favorite faces.

    And the cadre of illegit GIA agents with creepy flowers where their eyes used to be, who’ll stop at nothing to get their hands on Auri.

    Then there’s Kal’s long-lost sister, who’s not exactly happy to see her baby brother, and has a Syldrathi army at her back. With half the known galaxy on their tails, Squad 312 has never felt so wanted […]”

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    Avis :

    Ce deuxième tome a brisé mon cœur et mon innocence à propos des cliffhangers ! Je SAIS désormais ce qu’est de ressentir une fin au climax de l’action et l’attente douloureuse de la suite qui ne sortira que dans un an (et pire peut-être !) au moment où j’écris cet avis ! Malheur !

    Enfin bon, passons aux points positifs et négatifs que j’ai trouvé à ce livre :

    Points positifs :

    J’adore toujours autant l’humour de nos deux chers auteurs. Avec beaucoup de sarcasme et de dérision ! De plus, l’écriture fluide et entraînante de Kristoff et Kaufman ne fait que renforcer cette impression de pageturner.

    Les personnages chouchou qu’on a pu découvrir et aimer dans le premier tome sont toujours là Spoiler(et oui, même Cat même si ce n’est pas exactement elle ?) et restent magnifiquement attachants. Surtout Finian. Et Finian. Et… Bon, vous avez compris, je l’aime encore plus qu’auparavant. Mais je vous rassure, les autres personnages de mon squad préféré sont au top et il y a même un « nouveau » personnage qu’on voit beaucoup plus souvent. Allez. Un indice parce que je suis de bonne humeur : ce personnage va ajouter encore plus de badass attitude dans le lot !

    Au niveau de l’intrigue, on va de rebondissements en rebondissements. Il y a un bon rythme soutenu tout le long du roman et je me suis amusée comme pas possible à voir le squad enchaîner les emm*rdes !

    La fin… L’introduction a sûrement dû vous le faire comprendre mais ça a été dur pour moi de m’en remettre. Je veux dire… C’est criminel de couper en pleine action ! Je mets ça dans les bons points parce que du coup, je n’ai qu’une envie envie : lire la suite mais j’avoue que ça fait mal. Même très mal.

    Points négatifs :

    Alors, comment vous le dire sans vous faire trop peur… ? Il y a… Beaucoup de moments romantiques. Mais ils aident à l’intrigue ! Ce qui peut embêter certains malgré tout, c’est que c’est assez niais au passage. Sorry. Bon, personnellement, je suis passée outre et cela ne m’a pas dérangée plus que ça. Et puis, j’avoue aimer la niaiserie à « petite » dose quand c’est un couple que j’aime bien.

    Les retournements de situation, si vous avez l’habitude des YA et que vous n’avez pas oubliez ce qui se passait dans le 1er tome, sont un peu prévisibles. J’ai deviné ou en tout cas, je me suis doutée de la moitié d’entre eux. Ce qui est dommage mais en soit, l’intrigue est faite pour qu’on soit emporté par le cours des actions donc au final, que j’ai deviné ou pas, on s’en fiche.

    Mon dernier point est vraiment très subjectif. Au point que je suis quasiment certaine que 99% des lecteurs/lectrices qui liront ce tome s’en ficheront mais j’ai BESOIN de l’écrire quelque part parce que ça m’a fait beuguer pendant les 60 dernières pages.

    SpoilerLe fait est que je ne comprends toujours pas la réaction de l’équipe lorsqu’elle découvre que Kal est le fils du « méchant » ? Je trouve ça excessif et inutile. Mais j’ai l’impression d’avoir perdu toute mon ardeur à ce sujet au moment où j’écris cet article. Quel dommage parce que c’était une toute autre histoire lorsque j’avais à peine terminé le tome. Pour vous donner une idée si vous savez lire en anglais, voici un extrait de mon ressenti quelques minutes après ma lecture :

    “Actually, I still don't exactly understand why the squad was so upset that Kal was the other guy's son like... It wasn't really his choice and I can indeed understand why it is not the first thing you say to your friends. Like : ‘hey, you know what? My father, he is a really bad man and yeah, he killed yours. Oops. Sorry, hope you forgive me for being his son […]’ And even if he had told them, what would happen? The squad would have giving up on him anyway? Such a bunch of hypocrite b*stards! Really, like I mentionned before, I still love Scarlett, Finian, Aurora and Zila but... Why? Sending him away is just dumb. You lost a valuable fighter and possibly gaining a new ennemy. I just have the impression this element was used to add drama for nothing.”

    ______________________________

    En conclusion, je vous conseille et en même temps vous déconseille de lire ce tome. Je vous le conseille parce que je le trouve divertissant et génial mais vous le déconseille si vous n’avez le tome 3 sous la main !

    Alex

  • Compassion

    Auteur : Yoann Dubos

    Genre : Fantasy/Science-fiction

    Résumé :

    « Les créatures surnaturelles font maintenant partie intégrante de la société.

    Le Conglomérat a choisi de les accueillir à bras ouverts, plutôt que de céder à la peur et à la haine. Il a même réussi à rallier à sa cause le messie tombé du ciel, l'Ange flamboyant.

    Cet Ange, c'est le meilleur ami de Miranda, elle le retrouve enfin et espère pouvoir profiter d'un peu de paix dans sa vie. Mais quand des entités à la puissance divine vous placent au cœur d'une prophétie millénaire, difficile de disparaître de la scène. la jeune mécha-technicienne se retrouve donc au cœur des machinations, des enjeux de pouvoir et des divergences primordiales. »

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    Avis :

    Cette suite est aussi bien que le tome précédent. Franchement, j’ai passé un moment vraiment agréable à travers cette lecture.

    Points positifs :

    Dans ce 2ème tome, de nouveaux personnages nous sont présentés. Encore une fois, ils sont tous attachants à leur manière (ce qui ne veut pas dire que je ne veux pas casser le nez de certains). Ils sont bien construits. Peut-être un peu cliché pour certains malgré tout.

    Par exemple, Trémor est un personnage que j’apprécie beaucoup, qui est attachant et qui donne le change avec les autres primas et fragments. Mais du coup, sa base est assez banal : Spoilercelui d’un robot qui apprend à « ressentir des émotions humaines ». C’est un schéma qui est déjà vu mais ça n’enlève pas l’affection que j’ai pu avoir à son égard. Et d'ailleurs... SpoilerJe n'ai toujours pas pardonné à l'auteur de l'avoir tué comme ça. Mon coeur a saigné et je demande à être remboursé pour les litres que j'ai perdu.

    L’univers s’élargit avec de nouvelles espèces de créatures toutes plus intéressantes les unes que les autres. Il y a également de nouvelles zones, d’espaces aux reliefs variés.

    L’écriture de l’auteur rend le roman très facile à lire et à aimer. Je suis entrée dans l’univers avec beaucoup de simplicité. Ses descriptions sont très visualisables et c’est ce côté-là qui m’a le plus rappelé sa passion pour les jeux vidéos.

    Ce roman, c’est un peu comme un casque VR : c’est immersif et addictif.

    Points négatifs :

    Je suis juste un peu déçue par la manque d’avancement au niveau de l’intrigue en général. Bon, après, il faut la faire tenir sur 4 tomes me direz-vous mais ça ne m’empêche pas d’espérer plus. En fait, je trouve qu’avec du recul, il n’y a pas beaucoup de péripéties dans ce tome. C’est surtout de la découverte de nouveaux personnages et de « concepts ». Après, je cherche la petite bête avec ce point mais c'est parce que c'est un deuxième tome donc j'avais des attentes un peu différentes comparé au premier tome.

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    En conclusion, Compassion a été une très bonne lecture et j’ai hâte de découvrir la suite !

    Alex