Le meilleur des mondes

  • Par
  • Le 12/12/2018
  • Dans Classique
  • 0 commentaire

Auteur: Aldous Huxley

Genre: Classique/ Science-fiction

Résumé: « Voici près d'un siècle, dans d'étourdissantes visions, Aldous Huxley imagine une civilisation future jusque dans ses rouages les plus surprenants : un État Mondial, parfaitement hiérarchisé, a cantonné les derniers humains " sauvages " dans des réserves. La culture in vitro des fœtus a engendré le règne des " Alphas ", génétiquement déterminés à être l'élite dirigeante. Les castes inférieures, elles, sont conditionnées pour se satisfaire pleinement de leur sort. Dans cette société où le bonheur est loi, famille, monogamie, sentiments sont bannis. Le meilleur des mondes est possible. Aujourd'hui, il nous paraît même familier... » (Pocket)

Avis: Comme la majorité des classiques, ce livre a été très intéressant à lire et à découvrir. J’applaudis Aldous Huxley qui a réussi à écrire cette dystopie qui m’a fait réfléchir et qui a réussi à me faire philosopher, chose qui n’arrive pas souvent.

Dès les premiers chapitres, on plonge tout de suite dans le monde des protagonistes. Ce monde est totalement aseptisé, les individus sont créés de façon industrielle, d’un même œuf et les caractéristiques de chacun sont décidées en avance. Chaque personne est mise dans des catégories (alpha, bêta, etc…) et à chaque classe sociale, des tâches précises qui correspondent à leur « intelligence » sont assignées. On fait du bourrage de crâne dès l’enfance, on programme les personnes. Et il y a d’autres manipulations que je ne vais pas citer mais il faut savoir qu’elles ne sont pas acceptables par notre société.

Donc en tant que lecteur, nous commençons dans un univers complétement étranger au nôtre (à moins que nous ne vivions pas dans le même monde). Et je suis vraiment surprise de découvrir petit à petit la  culture dans un Etat Mondial. Par exemple, on ne connaît pas la notion de « parents » et être une mère ou un père est une honte, une existence rejetée de tous. C’est vraiment très dérangeant.  Aussi, les figures/événements important(e)s tels que Jésus Christ sont obsolètes dans la société de nos personnages. On censure aussi beaucoup. Tout est surveillé, ce qui me fait penser à Fahrenheit 451 de Ray Bradbury ou 1984 de George Orwell.

Je vais passer rapidement à propos des personnages et de leur caractère. Ce qui m’intéresse le plus chez, c’est leur éducation et donc leur vision du bonheur.

Car oui, chacun possède une notion de bonheur bien différente les uns des autres. Par exemple, pour Lenina, le bonheur est ce qui est offert par l’Etat Mondial, c’est-à-dire, le Cinéma Sentant, les doses de soma (la drogue), etc. Pour Helmholtz, son bonheur est de pouvoir réfléchir, de penser par lui-même. Pour John, le bonheur est le mode de vie des Sauvages qui est totalement opposé à celui dans l’Etat Mondial.

Pour Bernard, j’avoue que je suis confuse. Personnellement, je le voyais comme quelqu’un  de lambda, sans grande importance à part celui de déclencheur de l’action au début. Mais maintenant que je réfléchis davantage, je pense que c’est lui qui est le plus torturé de tous. Il est lâche, il n’est pas un héros, c’est sûr. Mais il m’a permis de me questionner. Imaginons que si j’avais été élevée pour ne faire que ce qu’on me demande de faire et je sais que je suis quelque peu différente, est-ce que j’aurais cependant le courage de vouloir aller jusqu’au bout de ma pensée ou de chercher une alternative ? Bernard, lui, souhaite être comme tout le monde et cette envie existe réellement dans notre monde ce qui est à creuser. Rien qu’en voyant le phénomène appelé « mode », on peut remarquer que chacun désire être comme l’autre (en génréal) et je ne fais pas exception.

Revenons à Bernard. Quand il fait enfin parti du groupe, il arrête d’être le « protagoniste principal » parce que ce n’est plus lui qui porte la vision révolutionnaire mais John. Mais pour autant, il reste tout de même le seul personnage à avoir changé. Les autres sont restés fidèles à leurs idéologies, que ce soit pour John, Lenina ou encore Helmholtz.

L’autre personnage qui a attiré ma curiosité est Mustapha Menier. C’est le chef de l’Etat Mondial. Il cultive une vision particulièrement propre aux tyrants : je dois tout contrôler pour que tout le monde soit heureux. Dans un sens, cela pourrait effectivement fonctionner. D’ailleurs, n’est-ce pas le cas dans l’Etat Mondial ? En effet, les habitants sont heureux à leur manière. Maintenant, est-ce juste de choisir le destin de quelqu’un à sa place ? On peut réfléchir sur ça. L’éducation ne tient-il pas déjà ce rôle dans notre société ? Ne nous conditionne-t-il pas déjà ? Bien sûr, cela ne fait pas tout mais cela joue quand même. La société nous conditionne aussi. Le milieu le fait également. C’est très philosophique et je suis, de ce fait, un peu perdue dans mes propos. Spoiler→On sait qu'avant, lui aussi, trouvait cette société futuriste anormale mais il a dû se plier aux volontés des autres pour rester. Cela relève donc des questions sur la répression, l'intimidation, la menace et la pression sociale.

En conclusion, je vous recommande de lire Le meilleur des mondes qui, je trouve, est d’actualité que ce soit dans nos comportements ou dans notre vision du bonheur.

Alex

 

Aldoux Huxley classique science-fiction dystopie le meilleur des mondes

  • Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire