elvira time

  • Dead Time [Elvira Time #1]

    Auteur : Mathieu Guibé + Marze (illustrations)

    Genre : Fantastique

    Résumé :

    « L’existence des vampires n’est plus un secret pour personne. Alors que le tout Hollywood les décrit comme les amants du siècle, notre bon vieux gouvernement des États-Unis a tranché. Chaque rejeton aux dents longues se verra proposer un choix : se référencer auprès des autorités et survivre comme un animal en cage ou rester libre et se faire traquer par des chasseurs de primes rémunérés par l’état. Perso, je préfère la deuxième solution. C’est beaucoup plus lucratif pour mes finances depuis que j’ai hérité de l’entreprise familiale. Le problème, c’est qu’à 17 ans, je suis encore enchainée au lycée et je dois concilier cours de math et exécutions sommaires. D’aucuns diront que j’ai la fâcheuse tendance à ramener plus de boulot au bahut que je ne rapporte de devoirs à la maison. C'est pas faux.

    Alors voyez-vous, quand on doit gérer tous ces vampires attirés par le miasme hormonal émanant de mon école et qu'en plus, on s'appelle Elvira, la vie n’est pas simple.

    Une ado qui se plaint de son calvaire quotidien ? Rien de neuf à l’horizon, me direz-vous. Mais croyez-moi, je sais garder les pieds sur terre. Ma vie aurait pu être bien pire : j’aurais pu être un de ces monstres et me retrouver du mauvais côté de mon pieu. »

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    AVIS

    Que de recommandations et d’éloges pour cette saga par Julie et Lilly ! Forcément, j’ai acheté les 4 tomes disponibles dès que je suis entrée dans le salon du livre de Montreuil (100% la faute de celles mentionnées avant) et me voilà, un premier tome déjà terminé.

     

    Points positifs :

    Le sarcasme. Être dans la tête d’Elvira, c’est comme se prendre 1 heure de détente auprès d’une conversation entre deux cyniques. Vous vous demandez sûrement dans quel monde on peut bien associé « détente » avec « sarcasme » et « cynisme » : *ding-ding-ding* Correct ! Dans le mien.

     

    Plus sérieusement, j’ai adoré suivre Elvira qui est un personnage impulsif, violent qui change des protagonistes que je rencontre habituellement (non, je ne lis pas encore de dark fantasy sinon ma remarque ne marcherait pas). Malgré cela, elle reste une ado et ça se voit. J’ai aimé le constraste entre son côté chasseuse de vampires et son côté adolescente en pleine puberté au self-control inexistant.

     

    Outre Elvira, j’ai aussi apprécié les autres membres du Elvigang : c’est surtout le trio Elvira/Ludwig/Belinda qui m’a fait sourire. J’adore voir comment trois personnalités diamétralement opposées se clashent pour donner un trio épic.

     

    Mention honorable pour Jericho qui reste assez mystérieux : j’ai vraiment hâte de voir son rôle dans les prochains tomes. Et aussi : AAAAAAAAAH !!!! Spoiler→Pourquoi les meilleurs clamsent en premier ?!

     

    La réinterprétation du mythe du vampire dans Elvira Time est assez originale et surtout intrigante. J’ai apprécié que l’auteur ait essayé d’expliquer de manière scientifique le pourquoi du comment les vampires sont apparus au lieu de juste poser les règles sans explication. Bon après, dur de pouvoir totalement expliquer le phénomène quand on parle de fiction. Mais malgré le fait que cela reste vague, la théorie de la mutation n’est pas mal, surtout qu’en soi, on aime bien utiliser cette justification pour tous les trucs qu’on ne comprend pas.

     

    En tout cas, félicitations à Mathieu Guibé pour nous avoir pondu une intrigue intéressante au rythme soutenu et à la plume addictive ! Et les illustrations sont top!

     

     

    Points négatifs :

    Le sarcasme continuel. Quoi ?! Comment ça le sarcasme ?! Ce n’était pas justement un point positif ? Tu commences à divaguer ? Et bien non, pas encore fort heureusement. La différence se trouve dans l’adjectif « continuel ». D’un point de vue objectif (et quand je dis « point de vue objectif » c’est-à-dire celui d’une personne normale avec un seuil de tolérance à l’humour cinglant normal), le sarcasme sans interruption d’Elvira pourrait paraître… lourd. Et une surdose pourrait malheureusement arriver.

     

    Pour finir, je dirais que le rythme soutenu du roman est à double tranchant. Je m’explique : comme c’est le cas avec Percy Jackson de Rick Riordan, il se passe tellement de choses en un laps de temps si court que je pense ne retenir que deux-trois éléments au maximum. Et ce n’est pas exactement la faute du roman du coup, mais plutôt celle de mon cerveau déjà sénile.

     

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    En conclusion, un très bon début pour une saga qui s’annonce explosive et sanglante (littéralement) !

    Alex